Deux sites de baignade dans la Seine à Paris sont fermés par intermittence depuis dimanche en raison d’un déversement de fioul dans les égouts de Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne). Selon Le Figaro, les sites du bras Marie (4e arrondissement) et de Bercy (12e arrondissement) alternent depuis trois jours entre phases d’ouverture et de fermeture, sous la surveillance des autorités.
Ce qu'il faut retenir
- Deux sites impactés : bras Marie et Bercy, fermés par intermittence depuis dimanche.
- Cause identifiée : déversement de fioul dans les égouts de Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne).
- Méthode de gestion : fermeture dès l’apparition de traces de pollution, selon Antoine Guillou, adjoint au maire.
- Un troisième site épargné : Grenelle (15e), situé en aval, n’est « a priori pas impacté ».
- Acte de vandalisme : la mairie dénonce un « acte de vandalisme environnemental » et prépare un dépôt de plainte.
- Durée indéterminée : la réouverture dépendra du débit de la Seine et de la dispersion de la pollution.
Une pollution venue de l’amont
Le déversement accidentel de fioul dans les égouts de Saint-Maur-des-Fossés, en amont de Paris, a provoqué une contamination de la Seine. Les autorités parisiennes ont détecté « des traces de pollution » dès dimanche, forçant la fermeture temporaire des deux sites de baignade. Antoine Guillou, adjoint au maire chargé de l’Axe Seine, a précisé à l’AFP que les fermetures interviennent « dès que la moindre trace est observée ».
Une gestion en temps réel des fermetures
La mairie de Paris a mis en place un système de surveillance en continu pour ajuster l’ouverture et la fermeture des sites. « On alterne entre phases d’ouverture et de fermeture depuis dimanche », a expliqué Antoine Guillou. Le site du bras Marie est davantage touché, tandis que Bercy connaît des interruptions plus courtes. Pour l’heure, aucun calendrier précis de réouverture n’a été communiqué, les décisions dépendant des conditions hydrologiques et de l’évolution de la pollution.
Un troisième site épargné, mais une inquiétude persistante
Le site de Grenelle, situé près de la tour Eiffel (15e arrondissement), n’est « a priori pas impacté » par la pollution, selon les autorités. « Il est situé plus en aval », a souligné Antoine Guillou. Cette situation illustre la vulnérabilité des sites de baignade en milieu urbain, où la qualité de l’eau peut être rapidement altérée par des pollutions venues de l’amont.
Des mesures d’urgence déployées
Pour limiter la propagation de la pollution, la mairie a indiqué déployer « des dispositifs absorbants » et des techniques de dépollution. « La mairie est en train de rassembler les éléments pour porter plainte pour atteinte environnementale », a déclaré Antoine Guillou, qualifiant l’incident d’« acte de vandalisme environnemental ». Cette pollution a également entraîné la fermeture du site de baignade de Maisons-Alfort (Val-de-Marne) sur la Marne, selon Le Parisien.
« Si on observe la moindre trace, on ferme » le site de baignade.
— Antoine Guillou, adjoint au maire chargé de l’Axe Seine
Une première en France ?
Cette situation, bien que limitée dans le temps, rappelle les défis posés par la réouverture de la baignade en milieu urbain. En Île-de-France, huit sites étaient ouverts cet été, mais la qualité de l’eau reste un enjeu majeur. Les autorités parisiennes insistent sur la nécessité de prévenir ce type de pollution, alors que la baignade dans la Seine est une initiative récente, rendue possible par des travaux de dépollution.
Cette pollution rappelle aussi l’importance de la prévention des actes de malveillance, alors que la baignade en Seine est une expérience inédite pour Paris. Les associations environnementales pourraient appeler à un renforcement des contrôles sur les réseaux d’égouts, souvent pointés du doigt en cas de pollution fluviale.
Le fioul, en se répandant dans la Seine, contamine l’eau et la rend impropre à la baignade. Même en faible quantité, sa présence peut rendre l’eau dangereuse pour la santé, d’où les fermetures immédiates dès l’apparition de traces.
Aucun délai n’a été fixé pour l’instant. La réouverture dépendra du débit de la Seine et de la dispersion naturelle de la pollution, ainsi que des opérations de dépollution en cours.