D'après Franceinfo - Culture, des fouilles archéologiques exceptionnelles ont eu lieu à Varsovie, en Pologne, permettant de retrouver des pans entiers du ghetto de Varsovie. Ce site archéologique a suscité de nombreuses émotions en Pologne, car il représente un témoignage rare de la vie de centaines de milliers de Juifs enfermés par les nazis entre 1940 et 1943.

Les fouilles ont permis de mettre au jour des abris, des caves, où s'entassaient des centaines de familles juives. Katarzyna Person, directrice du « Musée du ghetto de Varsovie », a expliqué que « c'est un site fascinant, car il nous dit vraiment ce qu'était la vie dans le ghetto de Varsovie, alors que nous ne savons rien de ces gens qui s'y trouvaient. Et nous ne savons pas ce qui leur est arrivé. »

Ce qu'il faut retenir

  • Les fouilles archéologiques à Varsovie ont permis de retrouver des pans entiers du ghetto de Varsovie.
  • Le site archéologique a suscité de nombreuses émotions en Pologne.
  • Les fouilles ont permis de mettre au jour des abris, des caves, où s'entassaient des centaines de familles juives.
  • Les archéologues ont retrouvé près de 3 000 objets du quotidien, tels que des lunettes, des objets religieux ou encore leur vaisselle.
  • Le résultat de ces fouilles exceptionnelles sera montré dans l'immense musée de 3 000 m² consacré aux ghettos de Varsovie.

Le contexte historique

À partir de 1940, les nazis ont enfermé sur trois kilomètres carrés plus de 400 000 juifs derrière les murs du ghetto dans des conditions de vie inhumaines avant de les déporter. Sur le site, il restait les derniers survivants, des résistants, ceux qui s'étaient révoltés en avril et mai 1943 et qui ont été abattus après le soulèvement.

Les archéologues ont retrouvé une partie de leurs effets personnels, près de 3 000 pièces comme des lunettes, des objets religieux ou encore leur vaisselle. Katarzyna Person a souligné que « ce sont des choses très simples de la vie quotidienne. Cela nous montre que ces gens étaient réels, qu'ils étaient comme nous et qu'ils ont été assassinés de manière horrible dans le ghetto de Varsovie. »

Les réactions

Ouvert au public jusqu'en octobre, le site ne laisse personne indifférent. Des touristes de Hambourg venus passer quelques jours à Varsovie ont confié que « cela est très pesant. C'est toujours très touchant pour nous de voir quelque chose comme ça, même après tout ce temps. »

À Varsovie, presque entièrement détruite pendant la guerre, il reste peu de traces du ghetto. Juste quelques murs et des pavés du souvenir installés seulement depuis 2023. Hanna Gutowksa, qui a perdu sa grand-mère et ses deux grandes tantes dans le ghetto, a déclaré que « je ne sais pas comment ils sont morts, ils n'ont pas de tombe. Seule ma mère a réussi à quitter vivante le ghetto. »

Et maintenant ?

Dès l'année prochaine, le résultat de ces fouilles exceptionnelles sera montré dans l'immense musée de 3 000 m² consacré aux ghettos de Varsovie. On devrait y retrouver des documents, des milliers d'objets ainsi que les témoignages des derniers survivants.

Les archéologues et les historiens espèrent que ces découvertes contribueront à préserver la mémoire de cette période sombre de l'histoire et à sensibiliser les générations futures aux dangers de l'intolérance et de la haine.

En conclusion, les fouilles archéologiques à Varsovie ont permis de retrouver des vestiges importants du ghetto de Varsovie, offrant un témoignage poignant de la vie des Juifs enfermés par les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale. Les découvertes faites sur ce site seront présentées au public dans un musée dédié, permettant ainsi de préserver la mémoire de cette période tragique de l'histoire.