Un état des lieux des connaissances et des moyens alloués à l’étude des phénomènes aérospatiaux non identifiés (Pan) sera présenté ce lundi à l’Assemblée nationale. Ce colloque inédit, organisé par deux députés aux profils scientifiques, marque une première dans l’histoire parlementaire française, comme le rapporte Libération.

Ce qu'il faut retenir

  • Deux députés aux parcours scientifiques organisent un colloque sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés (Pan) ce lundi à l’Assemblée nationale.
  • Thomas Portes, député de La France Insoumise (LFI) et ancien ingénieur, et Jean-Luc Fugit, député Horizons et ancien professeur de physique-chimie, sont à l’initiative de cet événement.
  • L’objectif est de dresser un bilan des connaissances scientifiques et des moyens alloués à la recherche sur ce sujet.
  • Cette initiative s’inscrit dans un contexte de renforcement des travaux parlementaires sur les Pan, notamment depuis les auditions publiques organisées par le Congrès américain en 2023.

Un colloque inédit porté par deux députés scientifiques

Pour la première fois, l’Assemblée nationale accueille un colloque entièrement dédié aux phénomènes aérospatiaux non identifiés. Cette initiative, portée par Thomas Portes et Jean-Luc Fugit, s’appuie sur leurs parcours respectifs en sciences. Le premier, diplômé de l’École des Mines, a travaillé comme ingénieur avant de se lancer en politique, tandis que le second, ancien professeur de physique-chimie, a enseigné avant d’être élu député en 2017.

Les deux élus ont choisi d’aborder ce sujet sous l’angle de la rigueur scientifique, comme en témoigne leur approche méthodique. Leur objectif ? Faire le point sur les avancées et les lacunes de la recherche française et internationale, tout en évaluant les moyens mobilisés pour étudier ces phénomènes.

Un état des lieux des connaissances et des moyens alloués

Le colloque, qui se tiendra ce lundi à l’Assemblée nationale, réunira des experts, des scientifiques et des représentants institutionnels. Thomas Portes a souligné dans un entretien à Libération que cette rencontre visait à « faire parler la science » et à sortir des débats souvent polarisés autour des Ovnis. « Nous ne sommes pas là pour alimenter des théories du complot, mais pour examiner ce que dit la science », a-t-il précisé.

Parmi les thèmes abordés figureront les méthodes d’analyse des observations, les protocoles de détection et les collaborations internationales en matière de recherche. Les députés entendent également évaluer les financements publics consacrés à ces travaux, souvent considérés comme insuffisants par les défenseurs d’une approche plus ambitieuse.

Un sujet qui gagne en visibilité, notamment depuis les auditions américaines

L’organisation de ce colloque s’inscrit dans un contexte où les phénomènes aérospatiaux non identifiés bénéficient d’une attention accrue, tant dans le débat public que dans les cercles scientifiques. En 2023, les auditions parlementaires américaines, menées par le Congrès, avaient marqué un tournant en légitimant partiellement ces questions, autrefois cantonnées à la sphère marginale.

En France, les travaux sur les Pan restent encore limités, malgré quelques initiatives isolées. Jean-Luc Fugit a rappelé que « la France dispose d’une expertise reconnue dans certains domaines, comme l’aéronautique ou la physique, mais que les moyens alloués à la recherche sur les Ovnis restent marginaux ». Le colloque de ce lundi pourrait donc servir de catalyseur pour une meilleure coordination entre les acteurs institutionnels et académiques.

Et maintenant ?

Les organisateurs du colloque espèrent que cette initiative permettra de dégager des pistes concrètes pour renforcer la recherche française sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés. Une éventuelle création d’un groupe de travail parlementaire ou l’augmentation des budgets alloués pourraient être envisagées dans les mois à venir, en fonction des conclusions présentées. Reste à voir si cette dynamique se traduira par des actions politiques tangibles.

Pour conclure, ce colloque inédit à l’Assemblée nationale illustre une volonté de placer la question des Ovnis dans une démarche résolument scientifique. Qu’il débouche ou non sur des avancées immédiates, il contribue à normaliser un débat longtemps relégué aux marges de la recherche.

Les organisateurs, Thomas Portes et Jean-Luc Fugit, souhaitent dresser un état des lieux des connaissances scientifiques sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés, évaluer les moyens alloués à leur étude en France, et identifier les pistes pour renforcer la recherche dans ce domaine.