Chaque été, la question revient : pourquoi le rosé nous fait-il plus mal à la tête que d'autres types de vin ? Selon Franceinfo - Santé, la réalité est plus complexe que ce que l'on pourrait penser au premier abord. Les sulfites, souvent montrés du doigt, ne sont pas les seuls responsables de ces maux de tête.
Le rosé, contrairement à ce que l'on pourrait croire, n'est pas un simple mélange de vin blanc et de vin rouge. C'est un vin à part entière, avec ses propres particularités. La façon dont il est fabriqué, avec moins de tanins que le vin rouge, le rend plus sensible à l'oxydation. Pour contrer cela, les viticulteurs ajoutent des sulfites, en plus de ceux que le vin contient déjà naturellement. Au final, un rosé peut contenir trois à cinq fois plus de sulfites qu'un vin rouge.
Ce qu'il faut retenir
- Un verre de rosé peut contenir jusqu'à 37 mg de sulfites.
- L'Agence européenne de sécurité des aliments recommande de ne pas dépasser 50 mg de sulfites par jour pour un adulte de 70 kg.
- Les sulfites peuvent déclencher des signes d'allergie, y compris des maux de tête, même à faible dose, chez certaines personnes.
Les viticulteurs soutiennent que les sulfites ne font pas mal à la tête si on n'en abuse pas. Cependant, cette dose maximale peut être dépassée avec seulement deux verres. Et puis, certaines personnes y sont particulièrement sensibles. L'allergie aux sulfites, bien que rare, toucherait moins de 1% de la population, mais pourrait aller jusqu'à 10% chez les asthmatiques.
La raison pour laquelle le rosé donne davantage mal à la tête est peut-être avant tout due au fait qu'il se boit plus vite. Servi bien frais, il est souvent consommé plus rapidement, surtout en vacances. Avec la chaleur, il peut aussi être bu pour se désaltérer, alors qu'il ne remplace pas l'eau. Or, plus on boit de rosé au lieu de boire de l'eau, plus on se déshydrate, et c'est ce qui finit par irriter le cerveau.
En conclusion, les maux de tête causés par le rosé sont un phénomène complexe qui ne peut être attribué à un seul facteur. Il est important de comprendre les raisons sous-jacentes et de prendre des mesures pour minimiser les risques, notamment en buvant avec modération et en restant hydraté.