Selon Le Figaro, une étude inédite menée sur les résultats du baccalauréat 2025 met en lumière un lien entre certains prénoms et la réussite aux examens. Sur les 739 608 candidats ayant passé l’épreuve l’an dernier, 164 348 ont été analysés en détail par le quotidien, révélant des disparités statistiquement significatives entre les performances scolaires et les prénoms portés.
Ce qu'il faut retenir
- L’analyse du Figaro porte sur 164 348 candidats sur un total de 739 608 bacheliers en 2025.
- 12 prénoms surreprésentés parmi les mentions « très bien » et « bien ».
- Les prénoms d’origine germanique, latine ou hébraïque dominent les listes de réussite.
- Les prénoms « classiques » comme Louis, Gabriel, Emma ou Jade figurent en tête des classements.
- Les prénoms « à la mode » (Léa, Ethan, Inès) progressent mais restent moins associés aux mentions les plus élevées.
Une méthodologie basée sur 164 000 profils
Pour établir ce classement, Le Figaro a croisé les résultats des candidats avec leur prénom, sans tenir compte de leur origine sociale ou géographique. L’échantillon représente près de 22 % des 739 608 bacheliers de la session 2025. Parmi eux, 12 prénoms se distinguent particulièrement, affichant une proportion de mentions « très bien » ou « bien » supérieure à la moyenne nationale.
Les prénoms les plus fréquents dans les listes de réussite sont majoritairement traditionnels, comme Louis, Gabriel, Emma ou Jade. À l’inverse, les prénoms plus récents ou issus de cultures étrangères moins représentées en France apparaissent moins souvent dans le haut du classement.
Quels prénoms dominent les listes de réussite ?
Les données du Figaro montrent une prédominance de prénoms d’origine latine, germanique ou hébraïque. Louis, Gabriel, Raphaël et Arthur figurent parmi les prénoms masculins les plus associés aux mentions élevées, tandis que Emma, Jade, Louise et Alice dominent chez les candidates.
Les prénoms « à la mode » des années 2010, comme Léa, Ethan ou Inès, progressent en popularité, mais leur présence dans les listes de réussite reste moins marquée. Par exemple, Léa, qui était le prénom le plus attribué en 2010, n’apparaît que dans le top 20 des prénoms féminins associés aux mentions « très bien » en 2025.
Un phénomène qui dépasse le simple hasard
Pour expliquer ces disparités, les sociologues interrogés par Le Figaro évoquent plusieurs pistes. D’abord, l’effet de génération : les prénoms traditionnels, portés par des parents souvent plus diplômés, bénéficieraient d’un héritage culturel favorable à la réussite scolaire. Ensuite, l’image sociale associée à certains prénoms, qui peut influencer les attentes des enseignants ou des établissements.
« Certains enfants partent avec des années d’avance, non pas en raison de leur prénom en soi, mais parce que leur prénom reflète un milieu social où la réussite scolaire est valorisée »
Enfin, les prénoms courts et percutants, comme Noah, Hugo ou Chloé, pourraient bénéficier d’un avantage psychologique, facilitant leur mémorisation dans un contexte scolaire compétitif.
Reste à voir si ces corrélations, observées à grande échelle, se confirmeront dans les années à venir. Une chose est sûre : le choix d’un prénom, souvent lié à des traditions familiales ou culturelles, continue de soulever des questions bien au-delà de la simple esthétique.
Non. L’étude du Figaro établit une corrélation, pas un lien de causalité. D’autres facteurs, comme le milieu social ou l’environnement familial, jouent un rôle bien plus déterminant dans la réussite scolaire.