Selon Capital, près d’un million de salariés affiliés à la convention collective Syntec devraient percevoir une prime de vacances dès juillet 2026. Ce dispositif, obligatoire pour les entreprises relevant de ce secteur, s’ajoute aux congés payés et représente 10 % de leur montant total.
Ce qu'il faut retenir
- 950 000 salariés affiliés à la convention Syntec sont concernés par cette prime obligatoire.
- La prime équivaut à 10 % du montant total des congés payés perçus par le salarié.
- Son versement intervient généralement en juillet, lors des congés d’été, et figure sur le bulletin de salaire.
- Cette prime est soumise aux cotisations sociales et entre dans le calcul de l’impôt sur le revenu.
- La seule condition pour en bénéficier est d’être salarié d’une entreprise relevant de la convention collective Syntec.
Une prime obligatoire pour un secteur clé de l’économie française
Comme le rapporte Capital, cette prime de vacances concerne plus de 950 000 salariés travaillant au sein de plus de 3 000 groupes et entreprises françaises. Ces structures, spécialisées dans des domaines variés comme l’événementiel, le conseil, l’ingénierie ou encore la formation professionnelle, relèvent de la convention collective Syntec. Autant dire que ce dispositif touche une part significative des cadres et employés du secteur tertiaire en France.
Cette prime n’est pas une mesure ponctuelle : elle s’inscrit dans le cadre des obligations légales propres à cette convention collective. Les entreprises concernées ne peuvent donc pas s’en exonérer, sous peine de sanctions. « Cette prime est une composante structurelle des rémunérations dans ce secteur », précise un expert du droit social cité par Capital.
Un montant non négligeable pour les ménages
Le montant de cette prime de vacances équivaut à 10 % des congés payés perçus par le salarié au cours de l’année. Par exemple, un salarié ayant droit à 30 jours de congés payés par an — soit 2,5 jours par mois — verra cette prime s’élever à l’équivalent de 3 jours de salaire brut. « Pour un salaire mensuel de 3 000 euros, cela représente une prime de 300 euros », illustre Capital.
Contrairement à d’autres primes facultatives, celle-ci est obligatoire et s’ajoute systématiquement au salaire. Elle est soumise aux cotisations sociales, ce qui signifie que son montant net sera inférieur au brut. Elle entre également dans le calcul de l’impôt sur le revenu, conformément à la législation fiscale en vigueur.
Comment vérifier si vous êtes éligible ?
Pour savoir si vous pouvez bénéficier de cette prime, la procédure est simple : il suffit de consulter votre bulletin de salaire. Celui-ci doit mentionner explicitement que votre entreprise relève de la convention collective Syntec. Si c’est le cas, l’employeur est tenu de vous verser cette prime, sans exception.
— Cette prime est indépendante de toute autre prime de vacances éventuellement versée par l’employeur. Autrement dit, même si votre entreprise accorde déjà une prime de ce type, la prime Syntec s’y ajoute automatiquement. Le seul critère retenu est l’appartenance à la convention collective concernée.
En cas de doute, les salariés peuvent se tourner vers leur service des ressources humaines ou consulter le site officiel du ministère du Travail pour obtenir la liste des conventions collectives en vigueur.
« Le versement de cette prime est une obligation légale pour les entreprises de la Syntec. Les salariés n’ont aucune démarche à effectuer : elle leur est versée automatiquement. »
Un responsable syndical cité par Capital
Un calendrier de versement aligné sur les congés d’été
Les entreprises relevant de la convention Syntec procèdent généralement au versement de cette prime en juillet, au moment où la majorité des salariés prennent leurs congés d’été. Ce calendrier vise à accompagner financièrement les ménages pendant cette période de dépenses accrues, liées aux vacances, aux loisirs ou aux déplacements.
— D’autres salariés, dans d’autres secteurs, peuvent aussi bénéficier de primes de vacances, mais celles-ci restent facultatives et dépendent de la politique de chaque employeur. La prime Syntec se distingue donc par son caractère obligatoire et son universalité au sein de ce secteur.
Il est à noter que le Code du travail ne mentionne pas explicitement cette prime. Son existence repose exclusivement sur les accords de branche propres à la convention Syntec, ce qui en fait un dispositif spécifique à ce collectif d’entreprises.
Cette prime illustre, une fois encore, l’importance des conventions collectives dans la détermination des droits des salariés en France. Alors que le débat sur le pouvoir d’achat reste central, des dispositifs comme celui-ci offrent un soutien concret aux ménages, sans attendre les mesures gouvernementales.
Oui, cette prime est soumise aux cotisations sociales et entre dans le calcul de l’impôt sur le revenu. Son montant net sera donc inférieur au brut indiqué.
Dans ce cas, vous n’êtes probablement pas éligible à cette prime. Vous pouvez vérifier auprès de votre service des ressources humaines ou consulter la liste officielle des conventions collectives sur le site du ministère du Travail.