Comme le rapporte Le Figaro, l’ancien Premier ministre et président du MoDem, François Bayrou, a estimé dimanche 31 août 2026 que l’ex-chef de l’État François Hollande « articule des idées qui sont plus compatibles qu’elles ne l’étaient » avec les valeurs du centre et de la droite modérée. Cette déclaration survient alors que la course à l’investiture pour la présidentielle des 18 avril et 2 mai 2027 s’intensifie, dans un contexte marqué par les appels à l’union des forces réformistes.

Interrogé sur Radio J, François Bayrou a évité de trancher sur la possibilité que François Hollande, 72 ans, puisse représenter une solution de recours pour le bloc central. L’ancien président socialiste, qui publiera un livre le 3 septembre, y défend notamment l’allongement progressif de la durée de cotisation retraite ainsi que la hausse de la TVA. Une stratégie qui semble désormais plus en phase avec les attentes d’une partie de l’électorat modéré, selon le leader centriste.

Ce qu’il faut retenir

  • François Bayrou juge que François Hollande « articule des idées plus compatibles » qu’auparavant avec le centre et la droite modérée, selon Le Figaro.
  • François Hollande, 72 ans, envisage toujours de se présenter à la présidentielle 2027, mais a déjà exclu de participer à la primaire socialiste prévue en octobre.
  • Bayrou plaide pour la désignation d’un seul candidat issu d’un « grand espace démocratique et réformiste » allant du PS aux Républicains, via un vote en ligne fin janvier 2027.
  • Le centriste, sans soutenir Édouard Philippe ou Gabriel Attal, cite en exemple Thierry Breton comme profil idéal pour porter cette candidature.
  • Hollande défend dans son prochain ouvrage une hausse de la TVA et un allongement de la durée de cotisation retraite.

Un rapprochement entre Hollande et le centre sur les valeurs réformistes

François Bayrou, figure historique du centrisme français, a salué dimanche la capacité de François Hollande à « articuler des idées qui sont plus compatibles qu’elles ne l’étaient » avec les orientations portées par le MoDem et une partie des Républicains. Pour le leader centriste, cette évolution reflète une convergence sur des thèmes comme la réforme des retraites ou la modernisation économique, deux sujets au cœur des débats politiques actuels. « François Hollande exprime des idées plus compatibles qu’avant », a-t-il déclaré sur Radio J, sans pour autant le désigner comme un candidat de compromis.

Cette analyse intervient alors que François Hollande, 72 ans, maintient sa candidature à l’élection présidentielle malgré les divisions au sein du Parti socialiste. L’ancien président, qui publiera un essai le 3 septembre, y défend notamment un allongement progressif de la durée de cotisation retraite et une hausse de la TVA, deux mesures qui pourraient séduire une frange de l’électorat modéré. Autant dire que son positionnement semble désormais plus proche des attentes d’une alliance large allant du PS à la droite réformiste.

Bayrou réitère son appel à un candidat unique pour l’union réformiste

Sans désigner de favori parmi les candidats déjà déclarés du bloc central — Édouard Philippe et Gabriel Attal — François Bayrou a réaffirmé son soutien à la désignation d’un seul représentant pour un « grand espace démocratique et réformiste ». Il propose que cette union se concrétise par une « compétition loyale » entre les prétendants, suivie d’un « vote par internet » organisé « à la fin du mois de janvier 2027 ». L’objectif affiché est de rassembler les forces du centre et de la droite modérée autour d’une candidature unique, capable de rivaliser avec les autres blocs politiques.

Le leader centriste, lui-même trois fois candidat à la présidentielle, a également évoqué la possibilité d’une candidature extérieure au duo Philippe-Attal. Il a notamment cité l’ex-commissaire européen Thierry Breton comme un profil « exceptionnel » par son expérience, son parcours en économie, en diplomatie européenne et son passage à la tête d’une entreprise. «

Thierry Breton, qui pour l’instant n’a pas présenté de candidature, est un profil exceptionnel par son expérience, par le fait qu’il a touché à tous les domaines qu’un président de la République va devoir envisager
», a-t-il souligné, rappelant aussi son rôle de « résistance » face aux présidents Donald Trump et Vladimir Poutine lors de son passage à Bruxelles.

Hollande exclut la primaire socialiste mais maintient sa candidature

François Hollande, qui envisage toujours de briguer un second mandat, a clairement indiqué qu’il ne participerait pas à la primaire organisée en octobre par le Parti socialiste et Place publique, le mouvement de Raphaël Glucksmann. Une décision qui illustre les tensions persistantes au sein de la gauche, où les divisions pourraient compliquer toute alliance avec le centre. Dans son futur livre, l’ancien président propose plusieurs mesures phares, dont une hausse de la TVA et un allongement progressif de la durée de cotisation retraite, deux pistes qui pourraient séduire une partie de l’électorat modéré.

Pour François Bayrou, cette posture de Hollande représente une opportunité pour fédérer au-delà des clivages traditionnels. Reste à savoir si cette compatibilité affichée suffira à convaincre les instances socialistes ou les cadres des Républicains de soutenir une candidature commune. Les prochaines semaines seront déterminantes, alors que les appels à l’union se multiplient dans un paysage politique de plus en plus fragmenté.

Et maintenant ?

Les prochaines étapes s’annoncent décisives : la primaire socialiste prévue en octobre pourrait rebattre les cartes au sein de la gauche, tandis que François Bayrou devrait préciser d’ici fin janvier 2027 les modalités du vote en ligne visant à désigner un candidat unique pour le centre et la droite modérée. Quant à François Hollande, son livre publié le 3 septembre pourrait servir de base à une stratégie de rapprochement avec les forces réformistes, à condition que les autres acteurs politiques acceptent de jouer le jeu de l’union.

Les observateurs s’interrogent désormais sur la capacité des différentes sensibilités à dépasser leurs clivages pour former une coalition viable. Une chose est sûre : dans une campagne où l’union des modérés est présentée comme un impératif, les déclarations de François Bayrou et la posture de François Hollande pourraient bien redessiner les équilibres politiques d’ici le printemps 2027.

Non, François Hollande n’a pas encore officiellement annoncé sa candidature pour la présidentielle 2027, mais il a indiqué qu’il y réfléchissait sérieusement. Dans les médias, il évoque régulièrement cette possibilité, tout en excluant une participation à la primaire socialiste prévue en octobre.