Le chef des députés socialistes, Boris Vallaud, a officiellement apporté son soutien à la candidature de Raphaël Glucksmann en vue de la primaire de la gauche pour l’élection présidentielle de 2027, selon nos confrères de BFM - Politique. Dans une lettre publiée le 27 août 2026 dans Le Nouveau Populaire, l’organe de presse du Parti socialiste, il a justifié son choix en invoquant la nécessité de désigner le candidat le plus à même de remporter le scrutin.
Ce qu'il faut retenir
- Boris Vallaud, premier secrétaire sortant du PS, a annoncé son soutien à Raphaël Glucksmann pour la primaire présidentielle de 2027 dans une lettre publiée le 27 août 2026.
- Il a expliqué avoir choisi Glucksmann car il le juge « le mieux placé et le mieux préparé » pour mener la campagne contre l’extrême droite.
- Vallaud a renoncé à se présenter à la primaire, estimant ne pas être « le mieux placé pour l’emporter » et craignant d’ajouter de la division.
- La primaire socialiste, organisée avec Place Publique et la Gauche républicaine et socialiste, est prévue les 9-10 et 16-17 octobre 2026.
- Quatre autres candidats sont déjà déclarés : Philippe Brun, Jérôme Guedj, Ségolène Royal, et probablement Olivier Faure dans les prochains jours.
Un choix mûri tout l’été, au terme d’une décision « difficile »
Dans sa missive, Boris Vallaud a reconnu que sa décision n’a pas été prise à la légère. « Ce fut difficile », a-t-il admis, précisant avoir longuement réfléchi à sa propre candidature tout au long de l’été. Finalement, il a opté pour une « réponse de responsabilité » en excluant de se présenter. « Je ne serai pas candidat à la désignation militante », a-t-il annoncé, justifiant ce retrait par un manque de positionnement favorable pour l’emporter. « Je ne ferais qu’ajouter de la division à la confusion », a-t-il souligné, dans un contexte où le PS cherche à rassembler au-delà de ses rangs traditionnels.
Pour autant, cette prise de position ne marque pas un désengagement. Au contraire, Vallaud a indiqué vouloir se consacrer pleinement aux élections législatives qui suivront la présidentielle, convaincu que la gauche doit opérer une « reconfiguration de l’espace politique de la gauche démocratique, sociale et écologique ». Une stratégie qui s’inscrit dans la continuité de l’appel « Gagner maintenant », lancé en avril dernier avec Yannick Jadot et Glucksmann, pour bâtir un projet fédérateur face au Rassemblement national.
Glucksmann, un candidat perçu comme le plus crédible pour rassembler
Le député des Landes a salué les « qualités » de Raphaël Glucksmann, le présentant comme une figure « sincère », « intelligente » et « déterminée ». « À la question qui est le mieux placé et le mieux préparé pour mener ce combat présidentiel, je réponds par le nom de Raphaël Glucksmann », a-t-il écrit. Ce soutien s’ajoute à celui, déjà annoncé, de la présidente de région Carole Delga, renforçant ainsi la dynamique autour du candidat d’Place Publique.
Glucksmann n’est pas le seul à bénéficier d’un réseau d’alliances. L’ancien ministre Olivier Faure, premier secrétaire du PS, est également pressenti pour entrer dans la course, bien qu’aucune annonce officielle ne soit encore intervenue. Face à eux, trois autres candidats sont d’ores et déjà en lice : les députés Philippe Brun et Jérôme Guedj, ainsi que l’ancienne candidate à la présidentielle Ségolène Royal, qui avait déjà brigué l’investiture socialiste en 2011 et 2017.
Une primaire organisée dans un calendrier serré
La primaire, co-organisée par le PS, Place Publique et la Gauche républicaine et socialiste, se tiendra en deux tours les 9-10 octobre 2026 pour le premier tour et les 16-17 octobre 2026 pour le second. L’enjeu est de taille : il s’agit de désigner un candidat capable de fédérer au-delà des clivages internes, dans un paysage politique profondément fragmenté. Vallaud insiste sur la nécessité de construire un espace « ouvert sur la société civile », où émergeraient des idées, un programme et un contrat de gouvernement ou de législature.
« Il ne s’agira pas d’une alliance de circonstance conclue à la veille d’un scrutin, mais d’un espace où se rassembler durablement », a-t-il défendu. Cette vision s’inscrit dans une stratégie plus large, visant à reconstruire une gauche unie, capable de rivaliser avec le centre et la droite, tout en contrant la montée des extrêmes. Le pari est d’autant plus crucial que les sondages placent le RN en tête des intentions de vote pour 2027, faisant de la bataille interne à la gauche un enjeu stratégique majeur.
Quoi qu’il en soit, cette primaire s’inscrit dans un contexte où la gauche cherche à se réinventer, après des années de divisions et de défaites électorales. Le choix de Vallaud en faveur de Glucksmann pourrait bien marquer une étape clé dans cette recomposition, même si le chemin vers l’unité reste semé d’embûches.
Outre Raphaël Glucksmann et Boris Vallaud, quatre autres candidats sont d’ores et déjà en lice : les députés Philippe Brun et Jérôme Guedj, l’ancienne candidate Ségolène Royal, ainsi que le premier secrétaire du PS Olivier Faure, dont la candidature est très probable dans les prochains jours. D’autres figures pourraient encore rejoindre la course avant l’ouverture officielle de la primaire, prévue les 9-10 et 16-17 octobre 2026.
Boris Vallaud a expliqué avoir renoncé à sa candidature car il ne se jugeait « pas le mieux placé pour l’emporter ». Il a également craint que sa participation n’ajoute de la division et de la confusion dans un parti déjà profondément divisé. Il a donc opté pour un rôle de soutien à Raphaël Glucksmann, qu’il considère comme le candidat le plus à même de rassembler au-delà des clivages internes.