« Il nous reste à rassembler le peuple français », a affirmé Andrea Kotarac, porte-parole du Rassemblement national (RN), alors que la campagne pour l’élection présidentielle de 2027 s’annonce particulièrement disputée. Cette déclaration s’inscrit dans le cadre d’un entretien accordé par Jordan Bardella, président du RN, à BFMTV le samedi 29 août 2026. Selon nos confrères de BFM - Politique, la rencontre a été l’occasion pour le leader d’extrême droite de détailler certaines de ses propositions phares, tout en réaffirmant sa fidélité à Marine Le Pen.
Ce qu'il faut retenir
- Jordan Bardella a réaffirmé son objectif de rassembler le peuple français lors de son passage sur BFMTV le 29 août 2026.
- Le président du RN a annoncé son intention de supprimer 120 taxes et impôts s’il devient chef du gouvernement.
- Andrea Kotarac, porte-parole du RN, a estimé qu’il restait « huit mois pour démontrer que les programmes de Jean-Luc Mélenchon et de Marine Le Pen sont dangereux pour la France ».
- Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste (PS), a défendu l’idée d’un « socialisme écologique » lors des universités d’été de son parti.
- Des responsables politiques ont comparé le RN et La France insoumise (LFI) à « deux revers de la même médaille ».
Le RN et LFI, deux forces opposées mais comparables selon certains
Le Rassemblement national et La France insoumise sont souvent perçus comme des forces politiques antagonistes. Pourtant, Jad Zahab, secrétaire national de Renaissance, a estimé lors de son intervention sur BFMTV que « le RN et LFI sont les deux revers de la même médaille ». Cette analyse rejoint celle de Matthieu Valet, député européen RN, pour qui « l’une postule à l’Élysée et l’autre postule à Matignon », faisant référence à Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, figures emblématiques de ces deux formations.
Xavier Iacovelli, sénateur du groupe « Démocrates et Progressistes », a de son côté estimé qu’il restait « huit mois pour démontrer que les programmes de Jean-Luc Mélenchon et de Marine Le Pen sont dangereux pour la France ». Selon lui, ces deux candidatures représenteraient un risque pour la stabilité du pays, une thématique récurrente dans le débat politique actuel.
Jordan Bardella dévoile ses priorités économiques en cas de victoire
Jordan Bardella, président du RN, a profité de son passage sur BFMTV pour détailler sa feuille de route économique. « Ma première décision si je suis chef du gouvernement sera de supprimer une myriade de 120 taxes et impôts », a-t-il annoncé. Cette proposition s’inscrit dans une logique de réduction de la pression fiscale, un thème central de la campagne du RN. Bardella a également réaffirmé sa parole concernant la candidature de Marine Le Pen à la présidentielle, déclarant : « Je respecterai ma parole ».
Il a par ailleurs adressé un message à ses détracteurs, affirmant : « Que nos détracteurs et nos adversaires ne comptent pas sur moi pour faire preuve de déloyauté ». Une déclaration qui vise à rassurer sur son engagement à respecter les règles démocratiques, un enjeu crucial dans un contexte politique tendu.
Le Parti socialiste mise sur le « socialisme écologique »
De son côté, le Parti socialiste (PS) a tenu ses universités d’été, où Olivier Faure, premier secrétaire du parti, a défendu une vision renouvelée de la gauche. « L’heure du socialisme écologique a sonné », a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité de concilier écologie et justice sociale. Pour Faure, « l’État doit se comporter en stratège protecteur et organisateur du temps long », une formule qui résume sa volonté de donner une nouvelle impulsion à la politique économique et sociale.
Le premier secrétaire du PS a également rappelé que « Aucune couleur de peau, aucune religion, aucune généalogie ne définit l’appartenance à la nation », une prise de position qui s’inscrit dans la lutte contre les discriminations. Il a par ailleurs défendu l’impôt comme un outil de solidarité, affirmant : « L’impôt n’est pas une punition, l’impôt n’est pas un gros mot ». Enfin, Olivier Faure a conclu en déclarant : « Nous devons des excuses à la jeunesse », une phrase qui a marqué les esprits lors de son intervention.
Les prochaines universités d’été des partis politiques, ainsi que les conventions et meetings organisés d’ici la fin de l’année, devraient offrir de nouvelles occasions de préciser les programmes. Les sondages, pour leur part, continueront de façonner le paysage politique, même si leur fiabilité reste un sujet de débat. Une chose est sûre : la campagne s’annonce déjà comme l’une des plus disputées de ces dernières années.
Cette comparaison repose sur l’idée que ces deux formations, bien que politiquement opposées, incarnent des alternatives radicales au système économique et politique actuel. Le RN, par son discours souverainiste et anti-immigration, et LFI, par son projet de rupture avec le néolibéralisme, sont perçus comme des forces pouvant déstabiliser l’establishment politique. Certains observateurs estiment que leur présence conjointe dans le débat public polarise davantage le paysage politique.