Le président du Rassemblement National (RN), Jordan Bardella, a réaffirmé ce mardi 1er septembre 2026, lors de sa rentrée politique à la foire agricole de Châlons-en-Champagne (Marne), qu’il serait candidat au poste de Premier ministre en cas de victoire de Marine Le Pen à l’élection présidentielle de 2027. Selon nos confrères de BFM - Politique, il a précisé que son objectif serait alors de « porter un projet de redressement national ».

Ce qu'il faut retenir

  • Jordan Bardella s’est déclaré candidat au poste de Premier ministre pour une éventuelle victoire de Marine Le Pen en 2027, selon BFM - Politique.
  • Il a annoncé vouloir proposer « le plus grand plan de nettoyage des finances publiques et de lutte contre le gaspillage d’argent public ».
  • Le RN rejette l’appel de la gauche à la désobéissance civile en cas de victoire du parti.
  • Un sondage indique que 85 % des Français estiment que la France est en « déclin », un chiffre cité dans le cadre de cette rentrée politique.
  • Bardella a également réaffirmé son engagement à « mettre toute son énergie » pour que Marine Le Pen l’emporte.

Intervenant devant les médias à Châlons-en-Champagne, Jordan Bardella a lancé un message clair à l’attention des Français : « À tous les Français, je dirais que je serai là quoi qu’il arrive ». Cette déclaration s’inscrit dans un contexte de préparation intensive pour la campagne présidentielle à venir. Selon BFM - Politique, il a également balayé les critiques concernant la place qu’il occuperait dans la campagne, affirmant : « Il n’entend pas faire la potiche » dans une interview accordée à un média local.

Un « projet de redressement national » au cœur de la stratégie du RN

Jordan Bardella a détaillé les grandes lignes du programme économique du RN pour 2027, insistant sur la nécessité de « nettoyer les finances publiques » et de lutter contre le gaspillage des deniers de l’État. « Nous allons proposer le plus grand plan de nettoyage des finances publiques et de lutte contre le gaspillage d’argent public », a-t-il assuré. Cette annonce s’ajoute à une série de mesures déjà évoquées par le parti d’extrême droite, qui mise sur un discours de rupture avec la gestion traditionnelle de l’économie française.

Sur le plan politique, Bardella a également réagi aux appels de la gauche à la désobéissance civile en cas de victoire de Marine Le Pen. « Nous ne céderons pas à la peur, ni aux intimidations », a-t-il déclaré, soulignant que le RN respectera les règles démocratiques. Cette position s’inscrit dans une stratégie de normalisation du parti, alors que ses opposants multiplient les avertissements sur les risques d’une gouvernance autoritaire.

Contexte politique et réactions de la gauche

La déclaration de Bardella intervient alors que les tensions politiques s’intensifient en vue de la présidentielle de 2027. À gauche, la primaire socialiste bat son plein, avec des figures comme Ségolène Royal, Raphaël Glucksmann et François Hollande qui y prennent part activement. Selon BFM - Politique, François Hollande a estimé que cette primaire « risque de diviser » la gauche, un avertissement qui s’ajoute aux critiques internes au Parti socialiste (PS).

De son côté, Aurore Lalucq, co-présidente de « Place Publique », a tenu à rappeler que « il n’y avait pas un monde où nous ne ferions pas campagne avec le Parti socialiste », confirmant la volonté de rassemblement de la gauche pour contrer le RN. Cependant, les divisions persistent, comme en témoigne la polémique autour de la proposition de Bruno Retailleau, qui réclame « une demi-heure de travail en plus » par jour, une mesure jugée « pas sérieuse » par Jérôme Guedj, député du groupe Socialistes et apparentés.

Un sondage accablant pour le gouvernement actuel

La rentrée politique de Bardella a été marquée par la publication d’un sondage révélant que 85 % des Français estiment que leur pays est en « déclin ». Ce chiffre, qui reflète un pessimisme profond dans l’opinion publique, pourrait jouer en faveur du RN, dont le discours sur la restauration de la souveraineté nationale et le redressement économique trouve un écho croissant. Pour le parti, cette donnée illustre l’urgence perçue par une majorité de citoyens de changer de cap politique.

Par ailleurs, la rentrée a été émaillée par d’autres actualités politiques, comme la garde à vue du député LFI Sébastien Delogu, qui a annoncé porter plainte et saisir l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) après son interpellation. Un épisode qui rappelle les tensions persistantes entre le pouvoir et les oppositions, qu’elles soient d’extrême droite ou de gauche.

Et maintenant ?

Les prochaines semaines devraient voir Marine Le Pen et Jordan Bardella poursuivre leur travail de préparation pour la campagne présidentielle de 2027. Le RN pourrait multiplier les meetings et les prises de parole pour affiner son programme économique et rassembler son électorat. À gauche, la primaire socialiste devrait s’achever d’ici la fin de l’année, avec un potentiel candidat désigné pour affronter le RN. Reste à voir si les divisions internes au PS ne fragiliseront pas leur capacité à proposer une alternative crédible.

Quelle que soit l’issue de ces dynamiques, une certitude s’impose : la présidentielle de 2027 s’annonce comme l’un des scrutins les plus disputés de la Ve République, avec en toile de fond une France profondément divisée sur son avenir.

Le RN propose un « grand plan de nettoyage des finances publiques » et une lutte contre le gaspillage de l’argent public, sans détailler pour l’instant les mesures concrètes. Jordan Bardella a insisté sur la nécessité de restaurer la souveraineté économique du pays.

François Hollande et d’autres figures du PS ont mis en garde contre les risques de fragmentation de la gauche, notamment en raison des désaccords sur la stratégie à adopter face au RN et sur les alliances possibles entre partis.