Pour la quinzième fois depuis le début de sa carrière politique, Laurent Wauquiez a organisé ce dimanche son traditionnel pèlerinage au pied du mont Mézenc, en Haute-Loire. Selon le Figaro, le député et président des députés Droite républicaine (DR) a une nouvelle fois saisi l’opportunité de ce rendez-vous pour appeler à un « rassemblement de la droite » face aux divisions persistantes au sein de la famille politique. Un appel qui intervient alors que la question d’une primaire pour désigner un candidat unique en vue de la présidentielle de 2027 s’impose avec une acuité particulière.

Ce qu'il faut retenir

  • Laurent Wauquiez a organisé pour la quinzième fois son ascension symbolique du mont Mézenc, un rendez-vous devenu un rituel politique en Auvergne-Rhône-Alpes.
  • Il a réitéré son appel à un « rassemblement de la droite », qualifiant la situation actuelle de « folie » face à la fragmentation des candidatures.
  • Ce discours survient dans un contexte où Les Républicains (LR) peinent à s’unir, après le passage d’anciens figures comme Éric Ciotti ou Bruno Retailleau en ces mêmes lieux.
  • La présidentielle de 2027 se profile, et la droite doit faire face à un « enlisement » des candidats du « bloc central » et de sa propre famille politique.

Pour la quinzième fois depuis son entrée en politique, Laurent Wauquiez a donc gravi les pentes du mont Mézenc, un symbole fort de son ancrage territorial en Haute-Loire. Selon nos confrères du Figaro, cette tradition annuelle a pris cette année une dimension particulière. Le député, connu pour ses positions conservatrices et son ancrage à droite, a choisi ce cadre pour livrer un message clair : l’urgence de se rassembler face aux divisions qui minent la droite française.

Autrefois, les rassemblements au mont Mézenc attiraient des foules plus importantes au sein des rangs Les Républicains. Éric Ciotti, ancien président du parti, avait foulé ces terres lors de ses campagnes internes. Bruno Retailleau, figure historique de LR, y avait été invité il y a deux ans. Mais aujourd’hui, le paysage politique a changé. Les fractures internes, les rivalités personnelles et l’émergence de nouveaux acteurs ont profondément transformé la donne. « On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve », avait coutume de dire Héraclite. La formule résume à elle seule l’état d’esprit de Wauquiez, pour qui chaque ascension au mont Mézenc s’inscrit dans un contexte différent, marqué par les enjeux du moment.

« J’entends… »
Laurent Wauquiez, lors de son discours au mont Mézenc, selon le Figaro

La présidentielle de 2027 s’annonce comme un scrutin décisif pour la droite française. Pourtant, le « bloc central » et les candidats de droite peinent à trouver une stratégie commune. Wauquiez n’a pas hésité à qualifier cette situation d’« enlisement », un terme fort qui reflète son analyse de la fragmentation actuelle. Pour lui, la solution passe par une primaire ouverte, un mécanisme qui permettrait de désigner un candidat unique capable de porter les couleurs de la droite au scrutin présidentiel.

Cette proposition s’inscrit dans une logique de reconquête électorale. Les Républicains, qui ont longtemps dominé la vie politique française, voient leur influence décliner face à la montée des extrêmes et à la popularité persistante du président sortant. Wauquiez mise sur une union des forces de droite pour inverser la tendance. Son appel au « rassemblement » n’est donc pas un simple slogan, mais une stratégie politique visant à fédérer les différentes sensibilités au sein de LR et au-delà.

Et maintenant ?

La prochaine étape pour la droite sera de déterminer si une primaire est réalisable d’ici 2027. Les débats internes au sein de LR devraient s’intensifier dans les mois à venir, avec une attention particulière portée aux régionales de 2027, qui pourraient servir de test avant la présidentielle. Reste à savoir si les différentes factions parviendront à s’entendre sur un candidat commun ou si la division continuera de peser sur leurs chances.

Si l’ascension du mont Mézenc reste un symbole fort pour Wauquiez, son appel au rassemblement devra être suivi d’actes concrets pour peser dans le débat politique. Les prochains mois seront déterminants pour savoir si la droite française saura se réunir autour d’un projet commun ou si elle restera prisonnière de ses divisions.

Dans ce contexte, une question se pose : une primaire ouverte à tous les électeurs de droite est-elle encore envisageable en 2027, ou les rivalités internes rendront-elles ce scénario improbable ?

Le mont Mézenc est un symbole fort pour Laurent Wauquiez, qui y organise chaque année un rassemblement politique. Ce lieu, situé en Haute-Loire, est devenu un rituel pour le député, lui permettant de réaffirmer son ancrage territorial et de lancer des messages politiques, notamment sur l’unité de la droite.