Moins d’un an avant le premier tour de l’élection présidentielle de 2027, les intentions de vote restent très serrées, selon la dernière enquête Ifop-Fiducial publiée exclusivement par le Figaro. Les données confirment un paysage politique fragmenté, où aucun candidat ne se dégage clairement pour le second tour. Les meetings organisés cet été pourraient jouer un rôle décisif dans la dynamique des campagnes.
Ce qu'il faut retenir
- Gabriel Attal et Édouard Philippe, autrefois pressentis comme favoris du « bloc central », perdent du terrain face à Jordan Bardella, selon le sondage Ifop-Fiducia.
- L’enquête révèle un recul de 4 points pour Édouard Philippe en deux mois, dans un contexte judiciaire tendu autour de son parti, Horizons.
- Le Rassemblement national (RN) de Jordan Bardella devance désormais les candidats du camp présidentiel, tandis que Jean-Luc Mélenchon reste en embuscade.
- Cinq grands meetings sont programmés entre juin et juillet, dont celui de Gabriel Attal à la Porte de Versailles le samedi 31 mai.
Un scrutin ouvert malgré les pronostics
Le dernier baromètre Ifop-Fiducial, réalisé pour le Figaro, montre que la course à l’Élysée reste indécise. Jordan Bardella, président du RN, arrive en tête des intentions de vote pour le premier tour, devant Gabriel Attal et Édouard Philippe. Cependant, la marge entre ces trois figures reste ténue, autant dire que le jeu reste ouvert pour la qualification au second tour.
Cette enquête intervient alors que la campagne présidentielle, jusqu’ici marquée par une relative atonie, va officiellement démarrer. Gabriel Attal doit donner le coup d’envoi de cinq semaines de meetings et démonstrations de force, depuis la Porte de Versailles à Paris ce samedi 31 mai. Il sera suivi par Jean-Luc Mélenchon le 7 juin, Raphaël Glucksmann le 13 juin, Bruno Retailleau le 20 juin, puis Édouard Philippe le 5 juillet.
Les candidatures en lice et leurs défis
Côté gauche, Jean-Luc Mélenchon tente de relancer sa dynamique après une période difficile. Il multiplie les interventions médiatiques, comme en témoigne son passage récent sur la chaîne insoumise Le Média, où il a dénoncé un « fantasme de l’extrême droite ». Une réplique à la polémique autour du RN, dont les thèmes de campagne s’imposent dans le débat public. Sarah Knafo, présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale, avait auparavant réagi à ces critiques en s’interrogeant : « Pourquoi vouloir une nouvelle France si l’ancienne n’a jamais existé ? »
Du côté du camp macroniste, Gabriel Attal et Édouard Philippe, longtemps présentés comme les deux piliers du « bloc central », voient leur popularité fragilisée. Édouard Philippe, en particulier, subit un recul de 4 points depuis mars, dans un contexte judiciaire défavorable. Une enquête est en cours pour des soupçons de détournement de fonds publics, favoritisme, prise illégale d’intérêt et concussion au Havre, visant son parti Horizons. Ces accusations pèsent sur son image et pourraient expliquer une partie de son affaiblissement dans les sondages.
Les enjeux des prochains mois
Les meetings prévus cet été pourraient redéfinir les équilibres politiques. Celui de Gabriel Attal, prévu à la Porte de Versailles, marquera le début d’une série de déplacements censés relancer sa campagne. Pour Jean-Luc Mélenchon, le rendez-vous du 7 juin sera l’occasion de montrer que la gauche unie reste une force à compter. Quant à Édouard Philippe, son meeting du 5 juillet devra prouver que les accusations judiciaires n’ont pas entamé sa crédibilité auprès des électeurs modérés.
Le Figaro souligne que la campagne présidentielle de 2027 s’annonce comme un marathon où chaque point de sondage compte. Les dynamiques pourraient encore évoluer d’ici la rentrée, notamment sous l’effet des débats télévisés et des événements internationaux.
Pour suivre l’évolution des intentions de vote en temps réel, le Figaro propose un outil interactif agrégeant l’ensemble des sondages publiés et les multiples scénarios possibles pour le second tour. Une ressource utile pour les électeurs comme pour les observateurs politiques.
Le Figaro n’indique pas de scénario précis dans cette enquête, mais souligne que la qualification au second tour reste incertaine pour les trois principaux candidats : Jordan Bardella, Gabriel Attal et Édouard Philippe. Les données montrent une fragmentation des voix, rendant toute prédiction hasardeuse. L’outil interactif du Figaro permet d’explorer les différentes combinaisons possibles en fonction des reports de voix.