Selon BFM - Politique, la question d’une candidature de l’homme d’affaires Matthieu Pigasse à l’élection présidentielle de 2027 commence à agiter les sphères socialistes. Alors que le Parti socialiste (PS) s’apprête à organiser une primaire interne dans les prochains mois, cette hypothèse s’ajoute à une séquence déjà marquée par les ambitions concurrentes d’autres figures du paysage politique français.
L’homme d’affaires, connu pour ses prises de position économiques libérales, n’a pas encore officiellement annoncé son intention de se présenter. Pourtant, les discussions autour de sa possible entrée en jeu s’intensifient, alors que le PS cherche à redéfinir sa stratégie face à la montée des partis de droite et d’extrême droite dans les sondages.
Ce qu'il faut retenir
- La candidature potentielle de Matthieu Pigasse, homme d’affaires et ancien banquier, est évoquée comme un possible tournant pour le Parti socialiste dans la perspective de la présidentielle de 2027.
- Le PS prépare une primaire interne pour désigner son candidat, dans un contexte de recomposition politique où la gauche traditionnelle peine à émerger dans les intentions de vote.
- Les autres figures en lice pour la primaire incluent notamment Olivier Faure, premier secrétaire du PS, ainsi que des personnalités comme François Kalfon, député européen, qui défendent des positions marquées sur des sujets comme l’immigration.
- Parallèlement, les candidats déclarés à la présidentielle, comme Édouard Philippe (Horizons) ou les représentants du Rassemblement national, poursuivent leurs campagnes en axant leurs discours sur des thèmes économiques et sociétaux.
Un homme d’affaires au cœur d’une possible dynamique socialiste
Matthieu Pigasse, connu pour ses engagements libéraux et son parcours dans la finance, n’a jamais caché son intérêt pour la vie politique. Selon BFM - Politique, des discussions informelles auraient eu lieu au sein du PS pour évaluer la pertinence de son entrée en lice. Si ce scénario se concrétisait, il pourrait bousculer les équilibres internes du parti, traditionnellement ancré à gauche.
Pour l’instant, ni Pigasse ni le PS n’ont confirmé ou infirmé cette hypothèse. Toujours est-il que son nom circule comme un possible recours pour donner un nouveau souffle à une gauche divisée, alors que les dernières enquêtes d’opinion placent le PS loin derrière ses concurrents directs, comme La France insoumise ou Europe Écologie-Les Verts.
Le PS face à ses divisions internes avant la primaire
Le Parti socialiste se trouve dans une phase de reconstruction après des années de défaites électorales. Olivier Faure, premier secrétaire, a récemment mis en avant la nécessité de « jouer l’avenir du socialisme » lors de la prochaine primaire, selon les propos rapportés par BFM - Politique. Cette primaire, dont les modalités restent à préciser, devrait opposer plusieurs candidats aux visions parfois antagonistes.
Parmi les thèmes qui pourraient structurer la campagne, l’immigration occupe une place centrale. François Kalfon, député européen PS, a réaffirmé lors d’une récente intervention que « l’on connaît depuis longtemps les propositions du Rassemblement national » sur ce sujet, une allusion aux positions restrictives portées par Marine Le Pen et Jordan Bardella.
Les autres candidats à la présidentielle et leurs stratégies
Alors que le PS hésite encore sur son choix, d’autres candidats ont déjà officialisé leur candidature ou préparé leur campagne. Édouard Philippe, figure d’Horizons, a multiplié les déplacements, comme en témoigne sa présence à la foire agricole de Châlons-en-Champagne le 1er septembre 2026. Il y a défendu une ligne économique libérale, tout en abordant des sujets comme les 35 heures, un dossier sensible pour une partie de l’électorat de droite.
Du côté du Rassemblement national, Edwige Diaz, vice-présidente du parti, a déclaré : « Avec Marine Le Pen et Jordan Bardella, nous allons faire campagne avec les qualités qui nous caractérisent. » Une stratégie qui mise sur la fermeté, notamment sur les questions migratoires, comme l’a souligné Pierre Jouvet, secrétaire général du PS, en rappelant que « le temps de la primaire est terminé » selon les propos de Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement.
Un débat économique qui traverse tous les camps
Les propositions des différents candidats sur les retraites et l’économie continuent d’alimenter les échanges. Mathieu Valet, député européen RN, a défendu la position de son parti en affirmant : « Sur la réforme des retraites, on a un vrai projet de société. » Une affirmation contestée par Arnaud Péricard, porte-parole d’Horizons, pour qui les mesures proposées par le RN « vont accroître un déficit qui est déjà intenable. »
Quant à Alain Minc, économiste invité sur BFMTV, il a évoqué les enjeux de compétitivité de la France dans un contexte international tendu, sans trancher en faveur d’un camp plutôt qu’un autre. Ces débats illustrent la polarisation du paysage politique français, où chaque camp tente de s’imposer comme la solution face aux défis économiques du pays.
La question reste entière : le PS parviendra-t-il à éviter une nouvelle marginalisation, ou faudra-t-il attendre une recomposition plus large de la gauche pour voir émerger une alternative crédible à l’horizon 2027 ?
Matthieu Pigasse est un homme d’affaires et ancien banquier, connu pour ses positions libérales en économie. Son nom circule comme possible candidat du Parti socialiste à la présidentielle de 2027 car il incarnerait une tentative de renouvellement pour un parti en crise, cherchant à séduire un électorat plus large que sa base traditionnelle. Pour l’instant, ni Pigasse ni le PS n’ont confirmé cette hypothèse, mais des discussions informelles auraient eu lieu en ce sens.
Les modalités de la primaire du PS n’ont pas encore été officiellement arrêtées, mais elle devrait se tenir d’ici la fin de l’année 2026. Plusieurs candidats sont pressentis, dont Olivier Faure, actuel premier secrétaire, et d’autres figures du parti. La date exacte et les règles de participation seront précisées dans les semaines à venir.