Plus d’un million de Français ont déjà déposé leur dossier pour bénéficier de la prime « grands rouleurs », cette aide exceptionnelle de 100 euros destinée aux salariés modestes dépendants de leur voiture pour se rendre au travail. Pourtant, selon Capital, seuls un tiers des bénéficiaires potentiels, estimés à 3 millions, ont pour l’instant entamé les démarches. La fenêtre de dépôt reste ouverte jusqu’au 31 juillet, date limite pour faire valoir ses droits.

Les versements, initialement retardés, sont désormais bien engagés : 670 000 bénéficiaires ont déjà reçu les 100 euros sur leur compte bancaire. Par ailleurs, 110 000 virements supplémentaires ont été lancés par Bercy pour les dossiers déposés plus tardivement. Les services fiscaux poursuivent l’examen des nouvelles demandes afin de vérifier l’éligibilité des demandeurs. Au total, 1,62 million de dossiers ont été enregistrés par l’administration, selon les chiffres communiqués par RTL et repris par Capital.

Ce qu'il faut retenir

  • 1 million de Français ont déjà demandé la prime « grands rouleurs » de 100 €.
  • Seuls un tiers des 3 millions de bénéficiaires potentiels ont fait leur dossier.
  • Les versements sont désormais effectifs pour 670 000 personnes.
  • 110 000 virements supplémentaires ont été lancés pour les dossiers déposés tardivement.
  • La demande reste possible jusqu’au 31 juillet 2026 sur le site des impôts.
  • Les critères d’éligibilité incluent un revenu fiscal de référence inférieur à 16 880 € par part (revenus 2024).

Une aide conçue pour les travailleurs modestes dépendants de leur véhicule

Cette prime de 100 euros, mise en place dans un contexte de tensions géopolitiques au Moyen-Orient et de hausse persistante des prix du carburant, vise à soutenir les automobilistes dont les revenus ne dépassent pas 16 880 € de revenu fiscal de référence par part pour les revenus de 2024. Pour y prétendre, il faut également utiliser un véhicule personnel dans le cadre professionnel, que ce soit pour les trajets domicile-travail ou pour des déplacements professionnels.

Deux critères de mobilité sont retenus : parcourir plus de 15 kilomètres par trajet entre le domicile et le lieu de travail (soit 30 kilomètres aller-retour), ou cumuler plus de 8 000 kilomètres par an dans un cadre professionnel. Capital rappelle que ces conditions doivent être justifiées lors de la demande, sous peine de voir son dossier rejeté.

Un dispositif encore méconnu malgré des chiffres encourageants

Malgré l’ampleur des sommes engagées et les retards initiaux dans les versements, le dispositif peine à toucher l’intégralité de sa cible. Selon Capital, près de 3 millions de Français pourraient prétendre à cette aide, mais seulement 1 million ont pour l’instant franchi le pas. Cette situation rappelle celle de l’indemnité carburant de 2023, où une large partie des personnes éligibles n’avait pas effectué les démarches nécessaires.

— Bref, les pouvoirs publics misent sur une accélération des demandes dans les prochaines semaines. Les services fiscaux indiquent que l’examen des dossiers se poursuit activement, avec pour objectif de finaliser les versements avant la fin de l’été. Les bénéficiaires sont invités à vérifier leur éligibilité et à déposer leur demande sans tarder, la date limite étant fixée au 31 juillet.

Comment vérifier son éligibilité et déposer sa demande ?

Pour savoir si l’on est éligible à la prime « grands rouleurs », il faut se rendre sur le site officiel des impôts et remplir un formulaire en ligne. Les critères à respecter sont stricts : le revenu fiscal de référence par part ne doit pas excéder 16 880 € pour l’année 2024, et l’usage du véhicule doit être justifié par des trajets professionnels. Capital précise que les demandeurs doivent conserver tous les justificatifs (factures d’essence, relevés kilométriques, etc.) en cas de contrôle.

Une fois le dossier déposé, l’administration fiscale dispose d’un délai de traitement variable. Les premiers bénéficiaires ont commencé à recevoir leur virement quelques semaines après le dépôt, mais certains retards ont été signalés en raison de la charge administrative. Les pouvoirs publics ont promis une accélération des procédures pour éviter une accumulation de demandes en fin de période.

Et maintenant ?

Les prochains jours pourraient voir une forte augmentation des demandes, les automobilistes prenant conscience de l’échéance du 31 juillet. Les services fiscaux devraient maintenir un rythme soutenu de traitement des dossiers pour éviter un engorgement en fin de période. Si le dispositif atteint son objectif, près de 3 millions de bénéficiaires pourraient avoir reçu leur prime d’ici la fin de l’été, sous réserve que les critères d’éligibilité soient strictement respectés.

Pour les retardataires, la prudence s’impose : mieux vaut déposer sa demande dès maintenant pour éviter tout risque de rejet ou de retard de paiement. Les pouvoirs publics n’ont pas évoqué, à ce stade, une éventuelle prolongation au-delà du 31 juillet.

La prime « grands rouleurs » s’inscrit dans une série de mesures destinées à atténuer l’impact de la hausse des prix de l’énergie sur le pouvoir d’achat des ménages modestes. Son succès dépendra en grande partie de la capacité des services fiscaux à traiter rapidement les dossiers et à informer les ménages éligibles.

Pour déposer sa demande, il faut fournir une pièce d’identité, son avis d’imposition sur les revenus 2024, et justifier de l’usage professionnel du véhicule (relevés kilométriques ou contrat de travail mentionnant les trajets). Aucun justificatif de carburant n’est exigé à ce stade, mais il est conseillé de les conserver.

Oui, il est possible de cumuler cette prime avec d’autres dispositifs comme la prime d’activité ou les aides locales. Cependant, chaque aide a ses propres critères d’éligibilité, et il convient de vérifier leur compatibilité avant de déposer une demande.