Le couple Macron affronte une étape judiciaire clé mardi 27 juillet dans un procès en diffamation engagé contre l’influenceuse américaine Candace Owens. Selon Franceinfo - Politique, cette audience doit déterminer la recevabilité d’une plainte déposée devant la cour du Delaware, où les avocats de l’influenceuse contestent la validité juridique de la procédure.

Ce qu'il faut retenir

  • Une audience décisive se tient mardi 27 juillet 2026 devant la cour du Delaware, où Candace Owens conteste la recevabilité de la plainte en diffamation déposée par Emmanuel et Brigitte Macron.
  • L’influenceuse est à l’origine de la diffusion d’une fausse information transphobe affirmant que Brigitte Macron serait un homme, prénommé Jean-Michel Trogneux.
  • La défense de Candace Owens plaide l’irrecevabilité de la plainte, notamment en raison du lieu de dépôt de celle-ci aux États-Unis.
  • Cette procédure s’inscrit dans un contexte de campagnes répétées de désinformation visant la Première dame depuis plusieurs années.
  • La décision rendue mardi pourrait avoir un impact sur la suite de l’affaire ou entraîner un renvoi devant une autre juridiction.

Une plainte déposée contre une campagne de désinformation transphobe

Emmanuel et Brigitte Macron ont engagé une procédure en diffamation contre Candace Owens, une figure médiatique américaine connue pour ses prises de position controversées et ses liens avec l’extrême droite. Selon Franceinfo - Politique, l’influenceuse est accusée d’avoir largement diffusé une fausse rumeur selon laquelle Brigitte Macron serait un homme, et répondrait au prénom de Jean-Michel Trogneux. Cette allégation, totalement infondée, a été reprise sur les réseaux sociaux et dans certains médias étrangers, contribuant à une campagne de désinformation ciblant la Première dame.

Le couple présidentiel, confronté depuis des années à des rumeurs infondées, a choisi de saisir la justice américaine. La plainte a été déposée devant la cour du Delaware, un État américain souvent choisi pour ses règles juridiques favorables aux plaignants étrangers. Le 13 janvier 2026, Emmanuel et Brigitte Macron étaient photographiés à l’Élysée, symbole d’une fonction présidentielle que les rumeurs tentent de discréditer.

Une audience centrée sur la recevabilité de la plainte

Mardi, la cour du Delaware examinera une « motion to dismiss », une requête déposée par les avocats de Candace Owens visant à faire rejeter la plainte pour irrecevabilité. Leur argumentaire repose principalement sur le lieu de dépôt de la plainte : selon eux, le Delaware n’est pas le tribunal compétent pour juger d’un litige opposant une Américaine à des Français. Les avocats de l’influenceuse estiment que la procédure devrait être engagée en France ou devant une juridiction américaine plus pertinente.

Cette audience ne portera pas sur le fond du dossier, mais uniquement sur la question de la recevabilité. Si la cour donne raison à Candace Owens, la plainte des Macron pourrait être purement et simplement rejetée. En revanche, si les juges estiment que la procédure est recevable, l’affaire pourra se poursuivre sur le fond, avec un examen des preuves et des arguments des deux parties.

Un contexte de désinformation persistante

Cette procédure s’inscrit dans un contexte plus large de campagnes de désinformation ciblant Brigitte Macron depuis le début du mandat d’Emmanuel Macron. La Première dame a été la cible de rumeurs infondées, de théories complotistes et de moqueries, notamment sur les réseaux sociaux. Ces attaques, souvent qualifiées de transphobes en raison de la nature des allégations, ont poussé le couple présidentiel à réagir juridiquement.

En 2026, la question des fake news et de leur impact sur la vie politique reste un enjeu majeur. Franceinfo - Politique rappelle que Brigitte Macron a déjà été confrontée à des campagnes de désinformation similaires par le passé. Ces attaques, souvent relayées par des comptes complotistes ou des médias étrangers, visent à nuire à son image et, par ricochet, à celle du président.

« Cette audience est une étape cruciale pour le couple Macron, qui tente de faire reconnaître le caractère diffamatoire des allégations portées contre Brigitte Macron. La décision de mardi pourrait redéfinir l’approche juridique adoptée face à ce type de campagnes. »

— Analyse selon Franceinfo - Politique

Et maintenant ?

Si la cour du Delaware donne raison à Candace Owens, la plainte des Macron pourrait être rejetée, les contraignant à engager une nouvelle procédure aux États-Unis ou en France. À l’inverse, si la plainte est jugée recevable, les avocats du couple présidentiel pourront demander des dommages et intérêts et exiger un droit de réponse de la part de l’influenceuse. Une décision est attendue dans les jours suivant l’audience.

Cette affaire illustre les défis posés par la désinformation à l’ère numérique, où une rumeur peut circuler instantanément à l’échelle mondiale. Pour Brigitte Macron, cette procédure représente une tentative de faire cesser des années de campagnes malveillantes, mais son issue reste incertaine.

Candace Owens est accusée d’avoir largement diffusé une fausse rumeur selon laquelle Brigitte Macron serait un homme, prénommé Jean-Michel Trogneux. Cette allégation, totalement infondée, a été reprise sur les réseaux sociaux et dans certains médias, poussant le couple présidentiel à engager une procédure en diffamation devant la justice américaine.