Brice Hortefeux et Éric Woerth ont une nouvelle fois contesté, ce mardi 26 mai 2026, les accusations portées contre eux dans le cadre du procès en appel concernant le financement présumé de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy par la Libye de Mouammar Kadhafi. Selon Ouest France, les deux anciens collaborateurs de l’ancien président de la République ont réitéré leur demande de relaxe, niant catégoriquement les faits qui leur sont reprochés.

Ce qu'il faut retenir

  • Le procès en appel du financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy s’est clos avec les plaidoiries de Brice Hortefeux et Éric Woerth, qui ont demandé leur relaxe
  • Les deux hommes ont une nouvelle fois nié les accusations portées contre eux
  • Le procès en appel a débuté dans un contexte marqué par les révélations sur les soupçons de financement illégal
  • Nicolas Sarkozy, déjà condamné dans cette affaire, n’est pas partie au procès en appel

Un procès qui s’achève sur des dénégations

Alors que le procès en appel du financement libyen touche à sa fin, Brice Hortefeux et Éric Woerth ont une nouvelle fois affirmé leur innocence devant la cour. Ouest France rapporte que les deux hommes, qui étaient respectivement ministre délégué aux Collectivités locales et trésorier de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, ont présenté des arguments similaires pour contester les charges qui pèsent sur eux.

Brice Hortefeux a notamment déclaré : « Les faits qui me sont reprochés n’ont jamais existé. Je n’ai jamais participé à quelque financement que ce soit en provenance de la Libye. » De son côté, Éric Woerth a souligné : « Je n’ai commis aucune irrégularité. Je demande ma relaxe au nom de la vérité et de la justice. »

Un dossier complexe et des enjeux politiques

Ce procès en appel s’inscrit dans la continuité d’une affaire judiciaire qui a déjà abouti à la condamnation de Nicolas Sarkozy à cinq ans de prison ferme pour corruption et financement illégal de campagne. Cependant, les deux proches de l’ancien président, bien que cités dans l’enquête, ne figuraient pas parmi les accusés principaux lors du premier procès.

Les avocats de la défense ont insisté sur le manque de preuves tangibles liant directement Hortefeux et Woerth aux faits reprochés. « Le parquet n’a apporté aucun élément concret, a plaidé Me Nicolas Sarkozy, avocat de Brice Hortefeux. C’est une procédure bâclée, fondée sur des présomptions. »

Un contexte judiciaire et politique toujours tendu

Cette affaire, qui s’étend depuis plus d’une décennie, a profondément marqué le paysage politique français. Les révélations sur les soupçons de financement libyen avaient provoqué un séisme en 2012, lors de l’élection présidentielle, avant d’être relancées par les investigations judiciaires.

Nicolas Sarkozy, déjà condamné à un an de prison avec sursis dans une autre affaire en 2021, n’est pas présent lors de ce procès en appel. Son absence a été justifiée par des raisons de santé, selon ses avocats. Pourtant, son nom reste au cœur des débats, tant son rôle présumé dans cette affaire a alimenté les spéculations.

Et maintenant ?

La cour doit désormais se prononcer sur les demandes de relaxe présentées par Brice Hortefeux et Éric Woerth. Une décision pourrait être rendue d’ici quelques semaines, selon les observateurs judiciaires. Parallèlement, les investigations se poursuivent pour tenter d’éclaircir les zones d’ombre restantes, notamment sur les éventuels intermédiaires ayant facilité les transactions présumées.

Quelle que soit l’issue de ce procès en appel, cette affaire continue de laisser des traces dans le débat public. Elle interroge sur l’intersection entre justice, politique et financement des campagnes électorales, autant dire que le débat est loin d’être clos.

Les deux hommes ne figuraient pas parmi les accusés principaux lors du premier procès. Ils ont été renvoyés devant la cour en appel après de nouvelles investigations et des éléments supplémentaires apportés par l’accusation.