Le procès concernant les conditions de la mort de Diego Maradona, survenue en novembre 2021 à l’âge de 60 ans, a connu un nouveau rebondissement ce mardi 2 juin 2026. Un neurochirurgien a livré un témoignage accablant sur l’insuffisance du dispositif médical mis en place lors des derniers jours du footballeur argentin, hospitalisé dans une résidence de convalescence. Selon Ouest France, ces déclarations alimentent une fois de plus les polémiques entourant la prise en charge médicale de la légende.

Ce qu'il faut retenir

  • Un neurochirurgien a affirmé ce 2 juin 2021 que l’hospitalisation de Diego Maradona « n’aurait jamais dû avoir lieu »
  • Les soins prodigués dans la résidence de convalescence louée pour l’occasion étaient jugés insuffisants par ce spécialiste
  • Le procès porte sur les conditions de la mort de la légende argentine, décédée en novembre 2021 à 60 ans

Un témoignage qui relance les critiques sur la prise en charge médicale

Le neurochirurgien, dont l’identité n’a pas été révélée, a affirmé devant le tribunal que les soins prodigués à Diego Maradona dans la résidence de Tigre, près de Buenos Aires, étaient « totalement inadaptés ». Selon lui, le dispositif médical mis en place n’était pas à la hauteur des besoins du patient. « L’hospitalisation n’aurait jamais dû avoir lieu dans ces conditions », a-t-il déclaré, soulignant que la prise en charge à domicile aurait dû être assurée par une équipe plus étoffée et mieux équipée.

Ces propos confirment les doutes déjà exprimés par d’autres professionnels de santé lors des premières auditions. Plusieurs médecins avaient alors pointé du doigt les lacunes organisationnelles et l’absence de protocoles adaptés pour accompagner la convalescence de Maradona après son opération cérébrale de 2020.

Un procès qui interroge sur les responsabilités médicales et familiales

Le procès, qui se tient à Buenos Aires, vise à déterminer les responsabilités dans la mort de Diego Maradona. Plusieurs membres de son entourage, dont des médecins et des proches, sont mis en cause pour négligence. Les investigations ont révélé que le footballeur avait été placé sous surveillance médicale intensive, mais que les moyens déployés étaient insuffisants pour faire face à une éventuelle complication.

Les avocats de la défense, eux, ont tenté de minimiser les manquements, arguant que Maradona avait refusé catégoriquement d’être hospitalisé dans un établissement traditionnel, préférant une prise en charge à domicile. Pourtant, les experts médicaux semblent unanimes : les conditions de cette convalescence n’étaient pas conformes aux standards de sécurité requis pour un patient de son état.

« Le matériel disponible sur place n’était pas adapté à un patient ayant subi une chirurgie cérébrale. L’hospitalisation à domicile aurait dû être encadrée par une équipe pluridisciplinaire, ce qui n’a pas été le cas. »
— Neurochirurgien, selon Ouest France

Des dysfonctionnements déjà pointés du doigt avant le procès

Dès 2021, des rapports médicaux avaient révélé des lacunes dans la prise en charge de Maradona. Plusieurs infirmiers et médecins avaient signalé un manque de coordination entre les différents intervenants. Une enquête préliminaire avait alors été ouverte, sans pour autant aboutir à des poursuites immédiates. Aujourd’hui, avec le procès, ces dysfonctionnements sont au cœur des débats.

Les familles des proches de Maradona, également cités dans l’affaire, ont toujours nié toute responsabilité. Elles estiment que la légende argentine a été victime d’un système médical défaillant, plutôt que d’une négligence individuelle. Pourtant, les témoignages des experts semblent contredire cette version.

Et maintenant ?

Le procès doit se poursuivre dans les prochaines semaines, avec l’audition d’autres experts et témoins. Une décision de justice pourrait être rendue d’ici la fin de l’année 2026. Si les manquements sont avérés, les conséquences pourraient être lourdes pour les personnes mises en cause, tant sur le plan professionnel que pénal. Reste à voir si ce procès permettra enfin d’apporter des réponses claires aux familles et aux supporters du footballeur.

Ce nouveau rebondissement rappelle une fois de plus l’importance d’un encadrement médical rigoureux, surtout pour les personnalités suivies de près par l’opinion publique. Le cas de Maradona illustre les dangers d’une prise en charge improvisée, même pour les figures les plus protégées.

Les auditions des experts et témoins doivent se poursuivre dans les prochaines semaines. Une décision de justice pourrait être rendue d’ici la fin de l’année 2026, selon les observateurs.

Les experts estiment que le dispositif médical mis en place dans la résidence de convalescence était insuffisant, notamment pour un patient ayant subi une chirurgie cérébrale. L’hospitalisation à domicile aurait dû être encadrée par une équipe plus étoffée.