Le Conseil national des barreaux, représentant des avocats en France, estime qu'il est 'trop tard' pour faire des propositions concernant le projet de loi sur la justice criminelle. La présidente du Conseil, Me Julie Couturier, déplore que le calendrier parlementaire ne permette pas d'apporter des modifications avant le passage du texte au Sénat le lundi 13 avril prochain. Gérald Darmanin avait invité le CNB à proposer des ajustements, mais Me Couturier affirme qu'il n'y aura pas de propositions d'ici vendredi.
Ce qu'il faut retenir
- Le CNB estime qu'il est trop tard pour formuler des propositions sur le projet de loi sur la justice criminelle
- Appel à la mobilisation des avocats le lundi 13 avril prochain contre le texte
- Près de 130 barreaux en France ont voté la grève pour protester contre ce projet de loi
Opposition au Projet de Loi
Me Couturier exprime le souhait de voir le projet retiré, affirmant qu'il n'a pas été élaboré en concertation avec les avocats. Elle encourage les avocats à se rassembler à proximité du Sénat pour manifester leur désaccord. La mobilisation s'annonce importante, avec de nombreux barreaux ayant déjà voté la grève en signe de protestation. Le texte contesté vise à accélérer les délais des décisions de justice criminelle et répondre aux attentes des victimes, selon la Chancellerie.
Dialogue et Contestation
Gérald Darmanin a exprimé sa disponibilité à poursuivre les discussions sur le projet de loi avec le CNB. La Chancellerie rappelle que le texte respecte l'état de droit et les rôles de chacun, y compris des avocats. Elle souligne que ce projet n'enlève rien à personne mais offre de nouvelles possibilités. Malgré cela, l'opposition des avocats reste forte, avec des manifestations antérieures contre le texte, notamment concernant le 'plaider-coupable criminel'.
Réactions Attendues
Les réactions du gouvernement et des avocats dans les jours à venir seront scrutées de près. La possibilité de modifications du texte en fonction des revendications des avocats reste incertaine, mais la mobilisation en cours indique une opposition ferme au projet de loi.
