Alors que la région parisienne se prépare à accueillir un troisième géant des parcs de loisirs après Disneyland Paris et le Parc Astérix, un projet d’une ampleur inédite prend forme. Selon nos confrères du Journal du Geek, le président Emmanuel Macron a annoncé, via ses réseaux sociaux, la venue prochaine d’un parc entièrement dédié à l’univers du manga, fruit d’un partenariat entre la France et le fonds d’investissement saoudien Qiddiya. Avec un budget estimé à six milliards d’euros, ce projet ambitieux pourrait bien révolutionner le tourisme en Île-de-France.

Ce n’est pas un parc unique qui est envisagé, mais bien trois destinations distinctes, sur le modèle des parcs Disney. Une organisation qui explique en partie l’investissement colossal engagé par Qiddiya. Si la surface exacte du site n’a pas encore été révélée, les comparaisons avec Disneyland Paris – qui s’étend sur 2 230 hectares – laissent présager un projet d’envergure nationale, voire européenne. L’emplacement retenu se situerait à proximité de Cergy-Pontoise, précisément sur la commune de Courdimanche, un territoire déjà marqué par des ambitions touristiques passées, comme celle du parc Mirapolis, ouvert en 1987 avant de fermer ses portes quatre ans plus tard.

Ce qu'il faut retenir

  • Un projet de trois parcs de loisirs, dont un dédié à l’univers Dragon Ball, porté par le fonds saoudien Qiddiya pour un budget de six milliards d’euros.
  • L’implantation prévue à Courdimanche, près de Cergy-Pontoise, sur un terrain autrefois occupé par le parc Mirapolis.
  • Une surface encore inconnue, mais susceptible de rivaliser avec les plus grands parcs européens.
  • Des droits d’exploitation de la licence Dragon Ball non encore garantis, selon Le Monde.
  • Une inauguration envisagée entre 2030 et 2032, sous réserve des validations nécessaires.

Un projet pharaonique inspiré des géants du secteur

Si les détails techniques restent flous, le modèle retenu s’inspire directement des grands parcs à thème internationaux. Comme le précise Journal du Geek, Qiddiya prévoit trois zones distinctes, chacune accessible via un billet séparé. Une organisation qui rappelle celle d’Adventure World, en Chine, ou de Disneyland Paris, où les visiteurs peuvent choisir entre plusieurs univers thématiques. La surface totale n’a pas été communiquée, mais l’investissement de six milliards d’euros laisse entrevoir un site d’une taille comparable aux plus grands parcs européens actuels.

Le choix de Courdimanche n’est pas anodin. Cette commune du Val-d’Oise avait déjà accueilli, en mai 1987, le parc Mirapolis, un projet culturel inspiré des contes et légendes françaises. Malgré son échec commercial, le site n’a jamais été réinvesti et reste aujourd’hui en friche. Qiddiya mise donc sur ce terrain pour y implanter sa future destination, un pari risqué mais potentiellement gagnant au vu de la localisation stratégique, à moins d’une heure de Paris.

Dragon Ball au cœur du projet, mais les droits ne sont pas encore acquis

L’annonce de l’arrivée de Dragon Ball en France a été officialisée par la présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, sur ses réseaux sociaux. Cependant, Journal du Geek souligne que ce projet pourrait prendre l’eau avant même d’avoir démarré : les droits d’exploitation de la licence emblématique ne seraient pas encore garantis. En effet, le créateur de la saga, Akira Toriyama, est décédé en 2024, et ses œuvres sont désormais gérées par plusieurs entités, dont Toei Animation, Shueisha et Bandai Namco. Qiddiya devra donc convaincre ces différents ayants droit pour concrétiser son projet.

Pour l’heure, Qiddiya détient les droits d’exploitation de Dragon Ball en Arabie Saoudite, où un parc similaire est en développement. Mais la France représente un marché bien plus concurrentiel, où les attentes des visiteurs et des autorités locales seront bien plus élevées. Valérie Pécresse a d’ailleurs confirmé que les discussions avec les détenteurs des droits étaient en cours, sans pour autant garantir leur aboutissement.

Des attractions spectaculaires et des zones thématiques inspirées de l’univers

Si Qiddiya parvient à obtenir les droits nécessaires, les visiteurs français pourront s’attendre à découvrir certaines des attractions prévues pour le parc saoudien. Parmi les projets phares, un montagnes russes géantes serait en cours de conception, installé sur une statue de Shéron de 70 mètres de haut. Au total, 30 attractions sont annoncées, dont cinq majeures et innovantes. Les zones thématiques s’inspireront des lieux emblématiques de la saga, comme la Kame House, la Capsule Corporation ou encore la Planète de Beerus.

L’objectif affiché est une immersion totale dans l’univers de Dragon Ball, avec des décors et des expériences conçus pour plaire aussi bien aux fans qu’aux novices. Reste à savoir si cette ambition sera reproduite à l’identique en France, où les attentes en matière d’innovation et de qualité sont particulièrement élevées.

D’autres licences pourraient compléter l’offre, mais rien n’est certain

Si Dragon Ball est le seul nom avancé à ce stade, la présence de deux autres zones au sein du complexe laisse entrevoir la possibilité d’y intégrer d’autres licences cultes. Parmi les candidats les plus probables, Naruto et One Piece figurent en tête de liste. La première est déjà à l’honneur dans un parc français, Spirou Land, près d’Avignon, où une zone dédiée, Konoha Land, a ouvert ses portes le 4 avril 2026. One Piece, en revanche, n’a jamais bénéficié d’un parc à sa mesure, malgré une tentative avortée à Tokyo entre 2015 et 2020.

D’autres univers pourraient également être envisagés, comme L’Attaque des Titans, Demon Slayer ou Jujutsu Kaisen. Qiddiya pourrait même s’aventurer hors du champ des mangas pour intégrer des licences issues des jeux vidéo, un secteur en pleine expansion. Des franchises comme Minecraft, Grand Theft Auto, The Witcher ou Assassin’s Creed – dont les origines sont françaises via Ubisoft – pourraient ainsi trouver leur place dans ce méga-projet.

Et maintenant ?

Pour l’heure, le projet reste au stade des discussions préliminaires. Un protocole d’accord a été signé entre la France et Qiddiya, permettant au fonds saoudien de lancer une « phase de travail commun » visant à définir les contours du projet, son modèle économique et son cadre contractuel. Les prochains mois seront donc décisifs, notamment pour obtenir les droits d’exploitation de Dragon Ball et sécuriser les autorisations administratives nécessaires. Valérie Pécresse a évoqué un horizon 2030-2032 pour l’inauguration, mais cette échéance reste conditionnée à la rapidité des négociations et à la validation des différents acteurs impliqués.

La concurrence ne manquera pas de réagir à l’arrivée de ce futur géant des parcs de loisirs. À l’échelle européenne, le parc Universal, dont l’ouverture est prévue près de Londres, devrait attirer une partie des touristes en quête de nouvelles expériences. La France, avec son projet ambitieux, pourrait bien redéfinir les standards du secteur, à condition que les défis juridiques et financiers soient levés dans les délais impartis.

Dans ce contexte, Journal du Geek annonce qu’il suivra de près l’évolution de ce dossier et mettra à jour ses lecteurs au fil des annonces officielles. Une chose est sûre : si ce projet voit le jour, il marquera durablement le paysage touristique français et européen.

Le principal obstacle réside dans l’obtention des droits d’exploitation de la licence Dragon Ball. Plusieurs entités, dont Toei Animation et Bandai Namco, détiennent des parts des droits liés à l’œuvre d’Akira Toriyama. Qiddiya devra donc négocier avec chacune d’entre elles pour sécuriser une exploitation légale en France, un processus qui pourrait s’avérer long et complexe.

Le terrain de Courdimanche, autrefois occupé par le parc Mirapolis, offre plusieurs avantages. Sa localisation, à proximité de Cergy-Pontoise, en fait un site stratégique pour attirer des touristes parisiens. De plus, son état actuel de friche permet une réutilisation rapide des infrastructures existantes, tout en offrant un espace suffisant pour un projet d’envergure. Enfin, son histoire touristique passée a montré que le territoire était déjà identifié comme propice à ce type de développement.