Le gouvernement a dévoilé un projet de cahier des charges pour encadrer les protections menstruelles réutilisables remboursées par la Sécu. Malgré deux ans de discussions, les fabricants estiment les critères trop souples.
Ce qu'il faut retenir
- Publication d'un projet de cahier des charges pour les protections menstruelles réutilisables
- Fabricants et associations jugent les critères trop laxistes
- Les culottes menstruelles devront comporter 95% de coton bio
- Absence d'interdiction des substances potentiellement dangereuses
- Contestation sur la durabilité et le prix proposé
Des critères jugés trop souples
Le projet de cahier des charges définissant les normes des protections menstruelles réutilisables remboursées par la Sécu a été rendu public. Malgré des années de négociations, les fabricants et les associations critiquent la flexibilité des critères. Maud Leblon de l'association Règles élémentaires déplore notamment le manque de réglementation concernant les couches absorbantes et imperméabilisantes des culottes menstruelles.
Composition et certification contestées
Alors que le coton bio doit représenter 95% de la première couche des culottes menstruelles, aucune interdiction claire des substances potentiellement nocives n'est mentionnée. Les fabricants soulignent également le manque de rigueur de la certification Oeko-Tex proposée par le gouvernement.
Durabilité et prix en question
La durabilité des protections réutilisables est remise en cause, avec un minimum de 52 cycles de lavage préconisés. De plus, le prix fixé par le cahier des charges est jugé trop bas par les fabricants, ouvrant la voie à des importations chinoises moins coûteuses.
En somme, le projet de remboursement des culottes menstruelles soulève des interrogations quant à la qualité et à la sécurité des produits, ainsi que sur les impacts économiques et environnementaux de cette mesure.