Ce qu'il faut retenir

  • Les salaires des ingénieurs logiciels dans les start-ups spécialisées en IA atteignent les 200 000 dollars par an aux États-Unis.
  • Certaines start-up proposent des accords de participation aux bénéfices, avec des primes de performance pouvant représenter jusqu'à 30 % du salaire.
  • Les employés de ces start-up ne sont plus obligés d'attendre une introduction en Bourse pour revendre les actions qui ont été attribuées.

Les salaires en hausse chez les start-ups de l'IA

Les embauches marquent nettement le pas chez les géants de la tech, mais les salaires sont à la hausse du côté des start-up spécialisées en intelligence artificielle (IA). Selon Courrier International, ces entreprises bénéficient actuellement d'importants financements en capital-risque. « Ajoutez à cela un marché du travail très concurrentiel – car le vivier de talents est limité – et vous obtenez des offres d'emploi généreuses, accompagnées de systèmes de primes toujours plus ingénieux », explique The Wall Street Journal. Les salaires d'entrée proposés aux ingénieurs logiciels tourne actuellement autour de 200 000 dollars par an aux États-Unis, soit une augmentation de 25 % par rapport à 2022. Certains diplômés en informatique issus des formations les plus réputées se voient proposer des salaires situés entre 250 000 et 300 000 dollars. Selon un recruteur, « le lauréat d'un concours de mathématiques, fort de neuf mois d'expérience professionnelle, s'est même vu offrir un salaire de base de 400 000 dollars. »

Les start-up préfèrent les salaires attractifs

Les jeunes pousses avaient pris l'habitude de compenser des salaires relativement modestes avec des plans d'actionnariat généreux. « L'idée était d'inciter les employés à rester grâce à la perspective d'une plus-value importante lors d'une revente ou d'une introduction en Bourse », explique-t-on. Elles préfèrent désormais proposer des salaires attractifs. « En matière de rémunération, ce qui aurait suscité des interrogations il y a un an est désormais considéré comme acceptable », a déclaré un expert. Une manne dont ne profitent en réalité que « 5 à 10 % de candidats les plus performants » alors que les autres peinent à trouver du travail.

Les accords de participation aux bénéfices

Certaines start-up proposent des accords de participation aux bénéfices. Un responsable d'une de ces entreprises a expliqué que « un professionnel nommé responsable d'un secteur d'activité précis peut désormais se voir promettre 4 % des bénéfices ». Sans compter des primes de performance qui peuvent représenter jusqu'à 30 % du salaire quand l'objectif est atteint. Les employés de ces start-up ne sont plus obligés d'attendre une introduction en Bourse pour revendre les actions qui ont été attribuées. « La plupart des start-up en phase de développement avancé organisent une opération de rachat d'actions (OPA) pour leurs employés », explique un fondateur.

Et maintenant ?

Ces start-up devront désormais cultiver un environnement qui donne envie aux employés de rester. « Quand l'argent coule à flots, une start-up doit cultiver un environnement qui donne envie aux employés de rester », prévient un responsable du fonds d'investissement Google Ventures. La question demeure : quels seront les prochains développements dans ce secteur ? Les start-up devront continuer à innover et à offrir des salaires attractifs pour attirer et retenir les meilleurs talents.

Les salaires des ingénieurs logiciels dans les start-ups spécialisées en IA atteignent les 200 000 dollars par an aux États-Unis.

Oui, les start-up préfèrent désormais proposer des salaires attractifs plutôt que des plans d'actionnariat.

Les start-ups de l'IA doivent désormais cultiver un environnement qui donne envie aux employés de rester. La question demeure : quels seront les prochains développements dans ce secteur ?