Les rues de Quito sont le théâtre d'une tradition ancestrale où le lait cru des chèvres est au centre de croyances populaires. Selon Courrier International, une femme se promène chaque matin avec ses cinq chèvres nommées Gorda, Amarilla, Pulga, Manuela et Venado. Les passants s'approchent pour déguster un verre de lait frais, servi directement par la propriétaire, moyennant une somme allant de 50 centimes à 1 dollar.
Ce qu'il faut retenir
- La tradition du lait de chèvre cru persiste dans les rues de Quito
- Les croyances populaires entourent la santé et la qualité du lait de chèvre
- La présence d'animaux de pâturage en ville est pourtant interdite
Des croyances anciennes et une réalité contrastée
Malgré les anciennes croyances sur les bienfaits du lait cru de chèvre, démystifiées de nos jours, la tradition perdure. Les habitants se fient aux conseils transmis par les anciennes générations, qui considèrent le lait directement tiré du pis comme plus bénéfique, surtout s'il provient d'une chèvre noire. La coexistence entre cette tradition et les réglementations urbaines strictes, prohibant la présence d'animaux de pâturage en ville, crée un contraste saisissant.
Une pratique ancrée dans l'histoire et la culture locale
La jeune femme propriétaire des chèvres, originaire de Zapotillo dans la province de Loja, souligne l'importance de la chèvre dans l'alimentation locale. Malgré les recommandations scientifiques sur la pasteurisation du lait, la tradition perdure, mêlant histoire, culture et attachement aux pratiques ancestrales. La ville de Quito, entre modernité et tradition, illustre ainsi la complexité de la cohabitation entre ruralité et urbanisme.
