Une réforme européenne visant l'assurance-chômage des travailleurs frontaliers pourrait rapporter jusqu'à 860 millions d'euros à la France, selon Le Figaro. Les États membres de l’UE ont récemment convenu de modifier les règles, désormais le pays où le travailleur exerce son activité devra verser les allocations chômage. Auparavant, c'était le pays de résidence qui prenait en charge ces indemnités.

Ce qu'il faut retenir

  • La réforme vise à faire payer les allocations chômage par le pays d'activité du travailleur frontalier.
  • La France déboursait annuellement près de 860 millions d'euros pour environ 43 000 allocataires transfrontaliers, principalement travaillant en Suisse.
  • Les salaires plus élevés des travailleurs frontaliers expliquent cette dépense importante en allocations-chômage.

Nouvelles règles pour les travailleurs frontaliers

La France était confrontée à des versements conséquents en raison des différences de salaires avec des pays comme la Suisse et le Luxembourg. Par exemple, les salaires moyens en Suisse atteignaient 101 688 euros, comparé aux 44 909 euros français, influençant le montant des indemnités chômage versées. Les allocataires suisses touchaient en moyenne 2 600 euros par mois, contre 1 200 euros en France.

Objectifs financiers et limites de la réforme

La réforme prévoit de récupérer jusqu'à 1,5 milliard d’euros via des mesures renforcées contre la fraude sociale. Cependant, elle ne traite pas de manière suffisante la fraude fiscale, indique Le Figaro. En parallèle, le nombre de demandeurs d'emploi inscrits en catégorie A en France est de 3 295 100, selon des données récentes.

Et maintenant ?

Il reste à voir comment cette réforme impactera les finances publiques françaises et si elle parviendra à limiter les dépenses liées aux travailleurs frontaliers.