Regarder les matchs de football en direct à la télévision aurait des effets positifs sur le moral, affirment des chercheurs britanniques. Une étude publiée ce mois-ci par des scientifiques de l’Université d’Oxford met en lumière les bénéfices psychologiques de suivre les grandes compétitions sportives, à condition de ne pas tomber dans l’excès. Selon Top Santé, cette analyse révèle que les supporters pourraient en tirer un meilleur bien-être général.

Ce qu'il faut retenir

  • Une étude de l’Université d’Oxford (Royaume-Uni) souligne les bienfaits psychologiques de regarder les matchs de football en direct.
  • Les chercheurs notent une amélioration du moral chez les spectateurs réguliers des compétitions sportives.
  • Les bénéfices sont conditionnés à une consommation modérée, sous peine de nuire à la santé mentale.
  • Les scientifiques précisent que l’enthousiasme collectif joue un rôle clé dans ces effets positifs.

Une étude britannique en faveur des bienfaits du sport à la télévision

D’après Top Santé, les travaux menés par l’équipe du Professeur Robin Dunbar, anthropologue et psychologue à l’Université d’Oxford, démontrent que le visionnage des matchs de football en direct procure une sensation de bien-être. Les chercheurs ont analysé les comportements de supporters pendant la dernière Coupe du monde, en 2022, ainsi que lors de l’Euro 2024. Leurs conclusions suggèrent que l’engagement émotionnel lié aux compétitions sportives agit comme un stimulant naturel pour le moral.

Les scientifiques expliquent que le sentiment de communauté et d’appartenance à un groupe joue un rôle central dans ces effets. « Les supporters partagent une expérience collective qui renforce les liens sociaux et réduit le sentiment de solitude », a déclaré le Pr Dunbar. L’étude précise que ces bénéfices sont observés chez les spectateurs modérés, sans dépasser un seuil de trois heures de visionnage par semaine.

Le « gros hic » : l’excès de consommation peut nuire à la santé

Top Santé souligne que l’étude met en garde contre les dérives possibles. En effet, les chercheurs britanniques avertissent que regarder trop de matchs peut entraîner une fatigue mentale, voire une anxiété accrue, notamment en cas de défaite de son équipe favorite. « Autant dire que le plaisir se transforme en stress si la pratique devient excessive », a indiqué l’un des co-auteurs de l’étude, le Dr Emma Williams, spécialiste en psychologie du sport.

Les données recueillies montrent que les personnes dépassant six heures de visionnage hebdomadaire rapportent une baisse de leur bien-être général. Les scientifiques recommandent donc de limiter la durée des séances à une heure par match, tout en évitant de cumuler plusieurs rencontres en une seule soirée. Ils conseillent également de privilégier les interactions sociales réelles plutôt qu’un isolement prolongé devant l’écran.

Un phénomène déjà observé lors des précédentes éditions

Comme le rappelle Top Santé, ce n’est pas la première fois qu’une étude met en avant l’impact positif du sport à la télévision sur la santé mentale. En 2020, une recherche publiée dans le Journal of Sports Sciences avait déjà souligné que le visionnage de compétitions sportives pouvait réduire le taux de cortisol, l’hormone du stress, chez les spectateurs. Cette fois, les chercheurs d’Oxford vont plus loin en quantifiant les effets selon la durée et la régularité du visionnage.

Les auteurs de l’étude précisent que ces résultats s’appliquent non seulement au football, mais aussi à d’autres sports collectifs comme le rugby ou le basketball. Ils soulignent cependant que l’intensité émotionnelle propre au football — avec ses retournements de situation et son suspense — en fait un cas d’étude particulièrement pertinent pour leurs travaux.

Et maintenant ?

Les chercheurs de l’Université d’Oxford prévoient de poursuivre leurs travaux en analysant l’impact des nouvelles technologies, comme les diffusions en réalité virtuelle ou les plateformes de streaming, sur le bien-être des supporters. Leurs prochaines publications, attendues d’ici fin 2026, devraient intégrer des données sur l’influence des réseaux sociaux dans ce phénomène. En attendant, ils rappellent que la modération reste la clé pour profiter pleinement des bénéfices du sport à la télévision.

Cette étude devrait inciter les fédérations sportives et les diffuseurs à mieux encadrer les recommandations de consommation auprès du public, surtout à l’approche des grandes compétitions comme la Coupe du monde 2026.