Selon Top Santé, deux études scientifiques majeures, publiées respectivement en 2024 et 2026, ont identifié un modèle alimentaire particulièrement efficace pour ralentir le vieillissement cérébral. Entre le régime MIND et le régime méditerranéen, les chercheurs semblent désormais privilégier une approche combinée, bien que l’une de ces méthodes se distingue clairement.

Ce qu'il faut retenir

  • Deux études, publiées en 2024 et 2026, comparent l’efficacité du régime MIND et du régime méditerranéen sur le déclin cognitif.
  • Le régime MIND, développé par des chercheurs américains, combine des éléments des régimes méditerranéen et DASH.
  • Les résultats montrent une réduction de 53 % du risque de développer la maladie d’Alzheimer chez les personnes suivant strictement le régime MIND.
  • Le régime méditerranéen reste bénéfique, mais son impact sur la cognition est légèrement inférieur à celui du régime MIND.
  • Les aliments clés du régime MIND incluent les légumes verts, les noix, les baies, les légumineuses et les poissons gras.

Un régime conçu pour le cerveau

Le régime MIND, acronyme de Mediterranean-DASH Intervention for Neurodegenerative Delay, a été élaboré par une équipe de chercheurs de l’Université Rush à Chicago. Comme son nom l’indique, il s’inspire en partie du régime méditerranéen, reconnu pour ses bienfaits cardiovasculaires, tout en intégrant des principes du régime DASH (Dietary Approaches to Stop Hypertension), axé sur la réduction de l’hypertension artérielle. « L’objectif était de créer un régime spécifiquement adapté à la santé cérébrale », explique le Dr Martha Clare Morris, épidémiologiste à l’origine de cette étude, comme le rapporte Top Santé.

Contrairement à d’autres régimes, le MIND met l’accent sur des aliments riches en antioxydants, en oméga-3 et en vitamines, jugés essentiels pour lutter contre le stress oxydatif et l’inflammation, deux facteurs majeurs du déclin cognitif. Parmi les aliments phares figurent les épinards, les brocolis, les myrtilles, les amandes et les sardines. « Ces choix ne sont pas anodins : ils ciblent directement les mécanismes biologiques liés au vieillissement cérébral », précise le Dr Morris.

Le régime méditerranéen, une alternative efficace mais moins ciblée

Le régime méditerranéen, souvent cité comme l’un des régimes les plus sains au monde, repose sur une consommation abondante d’huile d’olive, de légumes, de fruits, de céréales complètes, de poisson et de vin rouge avec modération. Bien qu’il ne soit pas spécifiquement conçu pour la cognition, ses bienfaits sur la santé cardiovasculaire se répercutent indirectement sur le cerveau. Selon les études citées par Top Santé, les personnes suivant ce régime voient leur risque de déclin cognitif réduit de 30 à 40 %, contre 53 % pour le régime MIND.

Une différence notable réside dans la flexibilité : le régime méditerranéen autorise une plus grande variété d’aliments, ce qui le rend plus facile à adopter sur le long terme. « Pour certaines personnes, cette approche est plus réaliste, même si elle est moins précise dans son ciblage des mécanismes cérébraux », indique un nutritionniste interrogé par Top Santé. Autant dire que le choix entre les deux dépendra des priorités de chacun.

Quelles preuves scientifiques ?

Les deux études citées par Top Santé s’appuient sur des cohortes de plusieurs milliers de participants suivis sur plusieurs années. La première, publiée en 2024 dans la revue Neurology, a analysé les habitudes alimentaires de plus de 900 adultes âgés en moyenne de 81 ans. Les résultats ont montré que ceux qui suivaient le régime MIND à la lettre réduisaient de 53 % leur risque de développer la maladie d’Alzheimer. « Ces chiffres sont sans précédent dans la recherche sur la prévention des maladies neurodégénératives », souligne le Dr Morris.

La seconde étude, parue en 2026 dans Alzheimer’s & Dementia, a confirmé ces tendances en comparant directement les deux régimes. Les participants suivant le régime MIND ont présenté une meilleure mémoire et une vitesse de traitement de l’information accrue après trois ans de suivi. « Les effets étaient visibles même chez les personnes n’appliquant le régime qu’à 50 % », précise le rapport. Une preuve que même une adoption partielle peut être bénéfique.

Et maintenant ?

Ces résultats pourraient inciter les autorités sanitaires à intégrer le régime MIND dans leurs recommandations nutritionnelles pour la prévention des maladies neurodégénératives. Une échéance à surveiller d’ici 2027, date à laquelle l’Organisation Mondiale de la Santé doit publier de nouvelles directives sur l’alimentation et la santé cérébrale. En attendant, les nutritionnistes recommandent de commencer par des ajustements progressifs : augmenter sa consommation de légumes verts et de baies, ou remplacer les desserts sucrés par des noix et des fruits rouges.

Pour ceux qui souhaitent tester l’efficacité du régime MIND, les chercheurs conseillent de l’appliquer sur au moins 12 semaines pour observer des effets tangibles. Une période qui, pour certains, pourrait représenter un premier pas vers une meilleure santé cognitive à long terme.

Les études ont été menées principalement sur des adultes de plus de 50 ans, mais les principes du régime MIND peuvent être bénéfiques dès l’âge adulte, notamment pour la prévention. Il est toutefois conseillé de consulter un nutritionniste pour adapter les apports en fonction des besoins spécifiques.