Alors que la rentrée scolaire marque le retour des routines et des défis, nombreux sont ceux qui ressentent une pression accrue. Selon Top Santé, cette période de transition peut peser sur notre bien-être mental et cognitif. Pour y faire face, le magazine a sollicité l’éclairage de Catherine Thomas-Antérion, neurologue et membre du Conseil scientifique de l’Observatoire B2V des Mémoires. Ses recommandations, axées sur des habitudes simples et scientifiquement fondées, pourraient bien faciliter l’adaptation à cette période exigeante.
Ce qu'il faut retenir
- Le stress de la rentrée peut affecter la mémoire et la concentration, selon une neurologue spécialisée.
- Catherine Thomas-Antérion recommande trois habitudes clés pour limiter ces effets : un sommeil régulier, une alimentation équilibrée et des pauses mentales.
- L’experte insiste sur l’importance de ne pas surcharger son agenda dès les premiers jours pour éviter la sursollicitation cognitive.
Un cerveau sous pression : pourquoi la rentrée est un défi
Le passage de l’été à l’automne s’accompagne souvent d’un bouleversement des habitudes. Comme le rapporte Top Santé, ce changement brutal peut générer un stress perceptible, notamment chez les enfants et les adultes en milieu professionnel. « Le cerveau a besoin de temps pour s’adapter à de nouvelles routines », explique Catherine Thomas-Antérion. « La rentrée implique des sollicitations cognitives accrues, ce qui peut, à terme, altérer la mémoire et la capacité à se concentrer ». Autant dire que les défis ne manquent pas, que ce soit pour les élèves, les étudiants ou les actifs.
Trois leviers pour préserver ses fonctions cognitives
Face à ces enjeux, l’experte préconise d’agir sur trois fronts complémentaires. Premièrement, le sommeil occupe une place centrale. « Dormir suffisamment permet au cerveau de consolider les apprentissages de la journée », précise-t-elle. Elle recommande de maintenir des horaires réguliers, même pendant les vacances, pour éviter un choc à la rentrée. Deuxièmement, l’alimentation joue un rôle clé. Des apports suffisants en oméga-3, vitamines B et antioxydants aident à soutenir les fonctions cérébrales. Enfin, troisièmement, les pauses mentales sont essentielles. « Il faut apprendre à s’accorder des moments de déconnexion pour éviter la saturation », souligne-t-elle.
Pour les parents, cette période peut aussi être l’occasion de montrer l’exemple. En instaurant des routines stables et en limitant les écrans avant le coucher, ils contribuent à créer un environnement propice à la concentration et à la mémorisation.
Un agenda trop chargé : l’ennemi de la mémoire
Autre piège à éviter : l’accumulation des tâches dès les premiers jours. Selon Top Santé, la tentation est grande de vouloir tout faire en même temps, au risque de saturer ses capacités cognitives. « Il faut éviter de surcharger son agenda », conseille Catherine Thomas-Antérion. « Privilégier une montée en charge progressive permet au cerveau de s’adapter sans subir de choc ». Elle suggère de commencer par des activités simples avant d’intégrer des projets plus complexes, que ce soit au travail ou dans la vie personnelle.
Cette approche vaut aussi pour les enfants. Plutôt que de leur imposer un emploi du temps trop rigide, il est préférable de leur laisser le temps de s’ajuster à leur rythme. Les activités extrascolaires, par exemple, peuvent attendre quelques semaines pour ne pas ajouter une pression inutile.
Reste une question : dans quelle mesure ces bonnes pratiques seront-elles suivies d’effets concrets à long terme ? La rentrée 2026 pourrait bien être un terrain d’observation privilégié pour évaluer leur impact.
Catherine Thomas-Antérion cite en priorité les poissons gras (saumon, maquereau), riches en oméga-3, les noix, les légumes verts à feuilles et les œufs, sources de choline. Elle insiste aussi sur les fruits rouges, riches en antioxydants, et les céréales complètes pour un apport en vitamines B.