Selon Franceinfo - Politique, Reporters sans frontières (RSF) et l'hebdomadaire régional L'Essor Savoyard accusent, lundi 20 juillet, des membres de l'équipe municipale d'avoir acheté des centaines de numéros du magazine local, en juin, afin d'étouffer une affaire de viol. Cette affaire met en cause le premier adjoint au maire d'Annecy, Anthony Granger, qui a depuis été placé en retrait de ses fonctions par le maire et ancien ministre macroniste Antoine Armand.
Ce qu'il faut retenir
- Des membres de l'équipe municipale d'Annecy sont accusés d'avoir acheté des centaines de numéros du magazine local L'Essor Savoyard pour étouffer une affaire de viol.
- Le premier adjoint au maire, Anthony Granger, est mis en cause dans cette affaire.
- Le maire, Antoine Armand, conteste ces accusations et assure qu'aucune consigne n'a été donnée pour tenter d'étouffer l'affaire.
Les faits
Le 4 juin, un nouveau numéro de L'Essor Savoyard sort en kiosques, avec à la une le témoignage d'un homme accusant de viol le premier adjoint au maire d'Annecy, Anthony Granger. Selon RSF et L'Essor Savoyard, des membres de l'équipe municipale ont ensuite acheté massivement des numéros de l'hebdomadaire régional pour tenter d'étouffer l'affaire.
Les buralistes de la ville racontent leur surprise lorsqu'ils ont vu affluer soudainement de mystérieux clients avec un fort appétit pour le journal. Ils décrivent une véritable razzia : 20 exemplaires vendus par-ci, 50 par-là... Un homme dit vouloir s'en procurer une quinzaine « pour l'exposé de sa fille ». D'autres se font passer pour des salariés du journal et en achètent 146 en grande surface, prétextant qu'une erreur se serait glissée dans le numéro.
Les réactions
La mairie d'Annecy conteste ces accusations. Le maire, Antoine Armand, assure qu'aucune consigne n'a été donnée et qu'aucune organisation n'a été mise en place pour tenter d'étouffer l'affaire. Cependant, RSF et L'Essor Savoyard disent avoir identifié parmi les acheteurs plusieurs personnes directement liées à la mairie d'Annecy, dont Myriam Clerc, conseillère spéciale et ancienne collaboratrice parlementaire du maire.
Un membre de la majorité municipale confie à RSF et à L'Essor Savoyard que « certains élus ont été appelés pour acheter des journaux ». Une opération décidée d'après lui « dans un moment de panique ».
En conclusion, l'affaire de viol mettant en cause le premier adjoint au maire d'Annecy a pris une tournure inattendue avec les accusations portées contre la mairie d'avoir tenté d'étouffer l'affaire. Il est essentiel de suivre de près les développements de cette affaire pour comprendre les implications et les conséquences potentielles.