Alors que le tournoi de Roland-Garros entre dans sa phase décisive, la 13e journée s’annonce riche en rebondissements, selon Le Figaro. Deux duels majeurs attendent les spectateurs : l’Allemand Alexander Zverev, grand favori pour remporter son premier titre du Grand Chelem, affronte le Tchèque Jakub Mensik en ouverture, tandis qu’un choc 100 % italien oppose Matteo Arnaldi à Flavio Cobolli en soirée sur le court Philippe-Chatrier. Ces confrontations promettent d’écrire une nouvelle page de l’histoire du tournoi parisien.

Ce qu'il faut retenir

  • Alexander Zverev (29 ans), finaliste à Roland-Garros en 2024, vise enfin un premier sacre en Grand Chelem face à Jakub Mensik (20 ans), qui a déjà disputé 16 heures de match cette quinzaine.
  • Un derby italien en demi-finale : Matteo Arnaldi (104e mondial) et Flavio Cobolli (10e tête de série) s’affrontent pour une place en finale, une première pour Arnaldi dans un Grand Chelem.
  • L’élimination précoce de Jannik Sinner et le forfait de Lorenzo Musetti ont laissé un vide, comblé par la performance des deux Italiens, rappelant la domination transalpine sur le circuit.
  • Zverev n’a perdu qu’un set depuis le début du tournoi et affronte Mensik après avoir dominé ce dernier à Madrid en avril (6-4, 6-7, 6-3).
  • Arnaldi, retombé à la 104e place mondiale après une blessure, a déjà joué près de 20 heures en cinq matchs pour atteindre ce stade.

Zverev face à la malédiction des finales en Grand Chelem

À 29 ans, Alexander Zverev n’a jamais remporté de titre du Grand Chelem malgré trois finales perdues, dont une à Roland-Garros en 2024 face à Carlos Alcaraz. Selon Le Figaro, l’Allemand aborde ce match avec l’étiquette de favori, mais la pression pourrait jouer contre lui. « Pour moi, c’est assez simple : il faut bien jouer. J’ai dit auparavant qu’il fallait que je fasse confiance à mon jeu, à mon tennis, en moi-même. Si je joue bien, alors 99 % du travail est fait », a-t-il déclaré mercredi. Une victoire lui ouvrirait enfin les portes d’un sacre longtemps espéré.

Son adversaire, Jakub Mensik, est le plus jeune joueur du dernier carré, à seulement 20 ans. Le Tchèque a déjà accumulé 16 heures de jeu cette semaine, un rythme qui pourrait peser face à un Zverev qui, lui, n’a joué que 11 heures depuis le début du tournoi. Mensik s’est illustré en battant des joueurs comme De Minaur et Rublev, mais son parcours a été marqué par des crampes lors de son match contre Mariano Navone, remporté 13-11 au super tie-break. Zverev, lui, a balayé la pépite espagnole Rafael Jodar (7-6, 6-1, 6-3) sans trembler, affichant une fraîcheur qui pourrait faire la différence.

Arnaldi et Cobolli, deux surprises transalpines en demi-finale

L’élimination prématurée de Jannik Sinner en huitièmes et le forfait de Lorenzo Musetti auraient pu laisser un goût amer dans le camp italien. Pourtant, c’est une performance collective qui se dessine, avec deux joueurs locaux en demi-finale. Flavio Cobolli, 10e tête de série, et Matteo Arnaldi, retombé à la 104e place mondiale après une blessure au pied, vont s’affronter pour une place en finale. « On se connaît très bien, on s’est beaucoup joués depuis qu’on a 11 ou 12 ans. J’espère que ça va être une belle bagarre », a souligné Arnaldi, qui a déjà atteint les 20 heures de jeu en cinq matchs.

Arnaldi, qui n’avait plus atteint les demi-finales d’un Grand Chelem, a réalisé un parcours exceptionnel. Il s’est imposé face à des adversaires solides comme Alexei Popyrin et Alejandro Tabilo, avant de bénéficier de l’abandon de Matteo Berrettini en quarts. Cobolli, quant à lui, a créé la surprise en battant Félix Auger-Aliassime, confirmant sa progression sur terre battue. Les deux hommes se sont affrontés à deux reprises sur cette surface, avec une victoire chacun : Arnaldi en 2023 à Umag, Cobolli au deuxième tour de Roland-Garros 2024. Quel que soit le vainqueur, un Italien sera en finale, une première depuis Jannik Sinner l’an dernier. « J’ai déjà joué un premier derby cette semaine, donc cela n’est pas la première fois pour moi et je pense que je serai prêt », a assuré Cobolli.

Un tableau final marqué par l’équilibre et les surprises

Ce Roland-Garros 2026 restera dans les annales pour son côté imprévisible. Outre les performances de Zverev et des Italiens, d’autres faits marquants ont jalonné la quinzaine. Marta Kostyuk, après avoir éliminé Elina Svitolina, est devenue la première Ukrainienne à atteindre les demi-finales du tournoi, une performance chargée d’émotion. À l’inverse, Iga Świątek, numéro 1 mondiale, a été éliminée en quarts par Diana Shnaider, confirmant la difficulté à dominer sur la terre battue parisienne. Enfin, Moïse Kouame, 17 ans, a marqué l’histoire en devenant le plus jeune joueur à atteindre le troisième tour Porte d’Auteuil, une performance qui lui permettra de toucher une prime significative.

Les demi-finales s’annoncent donc sous le signe de l’intensité, avec deux matchs qui pourraient redéfinir le palmarès du tournoi. D’un côté, l’expérience et la quête de légitimité de Zverev face à l’audace d’un Mensik en pleine ascension. De l’autre, une confrontation purement italienne, où l’énergie et la résilience d’Arnaldi pourraient défier le statut de favori de Cobolli.

Et maintenant ?

Les demi-finales de Roland-Garros 2026 promettent d’être intenses, avec des enjeux multiples. Si Zverev parvient à franchir l’obstacle Mensik, il affrontera soit Arnaldi, soit Cobolli en finale, offrant au vainqueur une première victoire en Grand Chelem. Pour les Italiens, une finale à Paris serait une consécration après trois victoires consécutives en Coupe Davis. Les prochains matchs pourraient également révéler de nouvelles stars du tennis mondial, notamment avec des joueurs comme Mensik ou Kouame en pleine ascension. La finale est prévue pour dimanche 8 juin sur le court Philippe-Chatrier, sous réserve des résultats des demi-finales.

Reste à voir si Zverev parviendra à briser la malédiction des finales ou si un outsider comme Arnaldi ou Cobolli écrira l’histoire. Une chose est sûre : Roland-Garros 2026 restera comme l’un des tournois les plus imprévisibles de la décennie.

Alexander Zverev a atteint à trois reprises la finale d’un tournoi du Grand Chelem, sans jamais s’imposer : il a été battu à l’US Open 2020 par Dominic Thiem, à Wimbledon 2021 par Novak Djokovic et à Roland-Garros 2024 par Carlos Alcaraz. Il n’a par ailleurs remporté que 19 titres ATP en simple, dont les Masters 1000 de Madrid et Rome à deux reprises.

Matteo Arnaldi, classé 104e mondial après une longue blessure au pied, n’était pas attendu à ce stade du tournoi. Flavio Cobolli, bien que 10e tête de série, a créé la surprise en battant Félix Auger-Aliassime. Leur présence rappelle la profondeur du tennis italien, qui domine la Coupe Davis avec trois titres consécutifs, mais aussi la capacité des outsiders à bousculer l’ordre établi à Roland-Garros.