De nombreux salariés français se retrouvent actuellement bloqués à l'étranger en raison du déclenchement de la guerre en Iran, les empêchant ainsi de reprendre le travail en France. Mais que risquent-ils face à cette situation et quelles mesures peuvent prendre leurs employeurs ?
Ce qu'il faut retenir
- La fermeture de l'espace aérien en raison de la guerre en Iran affecte de nombreux salariés français.
- En cas de force majeure, l'absence d'un salarié bloqué à l'étranger ne peut lui être imputée.
- L'enjeu principal se situe sur le plan financier pour les salariés et les employeurs.
Une situation de force majeure
Selon nos confrères de Le Figaro, dans le contexte actuel de fermeture d'espaces aériens liée à la situation au Proche-Orient, un salarié empêché de regagner son poste à cause de ces circonstances peut être considéré en situation de force majeure. Cette dernière, définie comme un événement extérieur, imprévisible et irrésistible, rendant impossible l'exécution d'un contrat, exonère le salarié de responsabilité en cas d'absence.
Responsabilité et justification
L'avocat Alexandre Dumortier souligne que le salarié bloqué à l'étranger ne commet pas de faute s'il peut prouver la réalité de sa situation, notamment en cas de fermeture de l'espace aérien. Ainsi, l'absence de faute du salarié repose sur sa capacité à justifier son impossibilité de rejoindre son lieu de travail en temps voulu.
Questions fréquentes
Les salariés concernés doivent informer leur employeur le plus rapidement possible de leur situation et fournir des justificatifs de leur impossibilité de revenir en France.
Dans le cadre d'une situation de force majeure, les employeurs ne peuvent normalement pas retenir le salaire des salariés bloqués à l'étranger.
