Depuis le 14 avril 2026, la Fondation Œuvre Croix Saint-Simon, acteur majeur du médico-social en région parisienne, est engagée dans un processus de cession de l’ensemble de ses activités. Face à cette situation, les salariés de l’association se mobilisent pour éviter la disparition de **65 structures** dédiées à l’accompagnement médico-social et social. Comme le rapporte Libération, une manifestation s’est tenue ce mercredi 7 mai devant le ministère de la Santé, à Paris, afin d’alerter sur les conséquences d’un tel scénario.

Ce qu'il faut retenir

  • 65 structures médico-sociales en région parisienne sont menacées par le plan de cession de la Fondation Œuvre Croix Saint-Simon
  • La mobilisation a eu lieu ce mercredi 7 mai 2026 devant le ministère de la Santé à Paris
  • Le plan de cession a été lancé le 14 avril 2026, date à laquelle l’ensemble des activités de la fondation est concerné
  • Les salariés dénoncent un processus « extrêmement déprimant et alarmant » selon leurs propres termes

Une fondation historique en péril

Fondée en 1897, la Fondation Œuvre Croix Saint-Simon gère un réseau de structures médico-sociales réparties en région parisienne. Celles-ci interviennent dans des domaines variés, allant de l’accueil des personnes âgées dépendantes à l’accompagnement des personnes en situation de handicap ou en précarité. Or, depuis l’annonce du plan de cession le 14 avril, l’avenir de ces établissements est incertain. Pour les salariés, cette situation représente une menace directe pour l’accès aux soins et à l’accompagnement social de milliers de bénéficiaires.

Une mobilisation pour alerter les pouvoirs publics

Face à l’urgence, les représentants des salariés ont choisi de porter leur voix devant les instances politiques. Ce mercredi 7 mai, une délégation s’est rassemblée devant le ministère de la Santé, à Paris, pour remettre un courrier aux autorités. L’objectif ? Exiger des garanties sur la pérennité des structures et, à défaut, obtenir des solutions alternatives pour éviter leur disparition pure et simple. Pour eux, il n’est pas question de voir s’effondrer un réseau historique, construit sur des décennies d’engagement.

« Je trouve ça extrêmement déprimant et alarmant. Ces structures, c’est des vies que l’on met en danger, des milliers de personnes qui risquent de se retrouver sans solution », a déclaré un salarié présent lors de la mobilisation, cité par Libération.

Les risques d’une cession totale

Selon les syndicats et les salariés, une cession totale des activités de la fondation pourrait entraîner la fermeture de plusieurs établissements, faute de repreneur ou de financements suffisants. Les craintes portent notamment sur la perte de savoir-faire et de compétences spécifiques, ainsi que sur la précarisation des emplois dans le secteur médico-social. Certains estiment que les alternatives, comme une reprise partielle ou une fusion avec d’autres structures, n’ont pas été suffisamment explorées par les instances dirigeantes.

Un représentant syndical a souligné auprès de Libération que « les négociations en cours ne laissent pas entrevoir de scénario rassurant. On nous parle de cession, mais personne ne nous dit comment les activités seront préservées. C’est comme si on préparait un démantèlement sans filet de sécurité ».

Et maintenant ?

La prochaine étape pourrait intervenir dans les prochains jours, avec une réponse officielle du ministère de la Santé ou de l’Agence régionale de santé (ARS) d’Île-de-France. Les salariés espèrent une prise de position rapide pour éviter un scénario catastrophe, d’autant que plusieurs réunions sont prévues entre les parties prenantes. Pour l’instant, aucune date butoir n’a été communiquée pour une décision finale, mais la pression monte de jour en jour.

Reste à voir si les autorités parviendront à proposer une issue acceptable pour toutes les parties. En attendant, la mobilisation se poursuit, avec la promesse de nouvelles actions si aucune solution concrète n’émerge.