Deux ans après la première version, Samsung a présenté sa Galaxy Watch Ultra 2, une montre connectée censée incarne l’excellence de la marque en matière de design, de performances et de suivi santé. Selon Frandroid, qui a pu tester ce modèle, la firme coréenne mise sur un écran toujours plus lumineux, une puce plus performante et des finitions améliorées pour séduire les sportifs exigeants et les amateurs de technologie. Pourtant, malgré ces avancées, des lacunes subsistent, notamment pour justifier pleinement son appellation « Ultra » face à la concurrence.

Ce qu'il faut retenir

  • Une écran Super AMOLED de 1,52 pouce affichant une luminosité record de 5000 cd/m², soit la plus élevée du marché.
  • Un boîtier en titane 12 % plus fin que la première version, avec un poids de 61,5 g et une certification IP69K, 10 ATM et MIL-STD-810H.
  • Une puce Snapdragon Wear Elite de Qualcomm (4 cœurs basse consommation + 1 cœur performance, gravure 3 nm) couplée à 2 Go de RAM et 64 Go de stockage.
  • Une autonomie annoncée jusqu’à 90 heures en usage standard et 20 heures en suivi GPS continu, mais en pratique proche de la première génération.
  • Des fonctions santé étendues (ECG, tension artérielle, analyse du sommeil, etc.), mais réservées aux utilisateurs de smartphones Samsung.
  • Un prix de 749 euros, soit 50 euros de plus que la première Galaxy Watch Ultra.

Un design revisité, mais toujours imposant

La Galaxy Watch Ultra 2 conserve le format « carrondi » de sa prédécesseure, avec des dimensions quasi identiques (47,4 mm x 47,4 mm x 10,7 mm), mais gagne 1,4 mm en finesse pour un confort de port légèrement amélioré. Selon Frandroid, Samsung a également retravaillé les finitions : boutons mieux intégrés, suppression des traits décoratifs inutiles et ajout d’une lunette gravée avec les heures. Le boîtier en titane, renforcé par un verre saphir, et la couronne fixe (non rotative) restent des éléments phares, renforçant son positionnement outdoor. « Le design est soigné, mais la montre reste massive et conçue pour des poignets robustes », note le média.

Côté connectivité, la montre intègre un bouton d’action personnalisable (lancement d’un entraînement, chronomètre, lampe torche ou sirène d’urgence avec appui long de plus de 5 secondes). L’écosystème Wear OS 7.0, associé à l’interface One UI 9 Watch, permet de gérer les applications via des gestes intuitifs (glissements, appuis courts/longs). Cependant, Frandroid souligne que la compatibilité reste limitée aux smartphones Android : « Il faut impérativement utiliser l’application Galaxy Wearable, et non une solution unifiée comme sur iOS ou d’autres écosystèmes. »

Un écran révolutionnaire, mais des lacunes en cartographie

Samsung met en avant le nouvel écran Super AMOLED de 1,52 pouce, avec une définition de 498 x 498 pixels et une densité de 328 ppp. Sa principale force réside dans sa luminosité maximale de 5000 cd/m², bien supérieure aux 3000-4500 cd/m² des concurrentes comme l’Apple Watch Series 11 ou la Garmin Fenix 8 Pro Microled. « En plein soleil, l’affichage reste parfaitement lisible, même en mode always-on », précise Frandroid. Le mode nuit affiche un éclairage rouge monochrome pour limiter la fatigue oculaire.

Malgré ces atouts, la Galaxy Watch Ultra 2 peine à convaincre pour la cartographie outdoor. « Sans fichier GPX importé au préalable, il est impossible d’accéder à des cartes intégrées dans l’application d’entraînement », déplore le testeur. Pour se repérer, l’utilisateur doit passer par des applications tierces (Google Maps, Komoot, AllTrails), une contrainte majeure pour une montre positionnée comme « ultra » pour le trail ou la randonnée. Frandroid souligne aussi l’absence de lampe torche dédiée : « L’écran blanc très lumineux fait office de lampe, mais reste moins pratique qu’une LED dédiée comme sur les Garmin ou Polar. »

Performances sportives et santé : entre précision et restrictions

La Galaxy Watch Ultra 2 embarque un GPS double fréquence (compatible GPS, Glonass, Beidou, Galileo, QZSS) et un suivi d’entraînement étendu, avec des alertes d’hydratation et de dénivelé en trail. Lors de tests comparatifs avec une Garmin Fenix 8, Frandroid a mesuré une précision GPS « très bonne », avec des écarts de distance inférieurs à 1 %. Cependant, la montre ne permet pas de connecter nativement un capteur cardio externe, une limitation handicapante pour les athlètes exigeants. « Il faut passer par une application tierce, ce qui complique la gestion des données en temps réel », explique le média.

Côté santé, Samsung propose un arsenal complet : ECG, oxymètre, tensiomètre (après calibration), analyse du sommeil, score d’énergie et indice AGE. Mais, comme sur la première version, ces fonctions restent réservées aux utilisateurs de smartphones Samsung. « Une stratégie commerciale discutable, alors que des concurrents comme Google ou Garmin ouvrent leurs fonctionnalités à tous », commente Frandroid. L’application Samsung Health, mise à jour avec des indicateurs analysés par IA, offre désormais des résumés automatisés, mais sans abonnement payant. Le capteur cardiaque optique, bien que réactif, souffre des limites inhérentes aux montres connectées : « Les mesures sont fiables en conditions idéales, mais peuvent être perturbées par la transpiration, les tatouages ou la pilosité. »

Autonomie en demi-teinte et connectivité perfectible

Samsung annonce une batterie de 800 mAh (contre 590 mAh sur la première version), permettant jusqu’à 90 heures en usage standard ou 20 heures en suivi GPS continu. Pourtant, les tests de Frandroid révèlent une autonomie réelle proche de celle de la première génération, avec 51 à 55 heures en conditions intensives (always-on, SpO2, suivi GPS). « La puce plus puissante et l’écran ultra-lumineux réduisent les gains escomptés », analyse le média. À titre de comparaison, des concurrentes comme l’Oppo Watch X3 (Wear OS) ou la Garmin Fenix 8 offrent une autonomie bien supérieure.

Côté connectivité, la montre propose du Bluetooth 6.0, Wi-Fi, 4G (eSIM) et une puce NFC pour les paiements sans contact via Samsung Wallet. En revanche, elle fait l’impasse sur la 5G et, surtout, sur la connexion satellite (contrairement à l’Apple Watch Ultra 3 ou à la Google Pixel Watch 4). « Une omission surprenante pour une montre destinée à l’aventure, d’autant que la puce Snapdragon Wear Elite le permettrait », regrette Frandroid.

Et maintenant ?

Disponible depuis le 10 août 2026 au prix de 749 euros, la Galaxy Watch Ultra 2 s’adresse aux utilisateurs Android recherchant une montre haut de gamme avec un suivi santé avancé et un écran exceptionnel. Cependant, ses lacunes en cartographie intégrée, son autonomie limitée et son écosystème fermé pourraient freiner son adoption par les sportifs exigeants. Frandroid souligne que Samsung « pourrait combler ces lacunes avec une future mise à jour logicielle ou une troisième version, mais rien n’est annoncé pour l’instant ». Les prochains mois seront déterminants pour voir si la marque coréenne parviendra à justifier pleinement son appellation « Ultra ».

Pour les amateurs de montres connectées, l’alternative pourrait venir des modèles spécialisés en ultra-endurance (Garmin, Coros) ou des wearables hybrides comme l’Amazfit Cheetah 2 Ultra, proposée à 599,90 euros. Le choix dépendra donc des priorités : écran lumineux et écosystème Samsung, ou autonomie et fonctionnalités outdoor poussées.

Non. Selon Frandroid, la montre fonctionne exclusivement avec les smartphones Android, via l’application Galaxy Wearable. Les utilisateurs d’iPhone sont donc exclus de l’écosystème Samsung pour cette montre.

Non nativement. Frandroid indique qu’il est impossible de connecter un capteur cardio externe (comme une ceinture Bluetooth) directement via l’application « Mes exercices ». Il faut passer par une application tierce, ce qui complique la gestion des données en temps réel.