Avec l’avancée en âge et la baisse des hormones — notamment lors de la ménopause —, les os deviennent plus vulnérables. Pour préserver leur solidité, une diététicienne recommande quatre familles d’aliments à intégrer régulièrement dans son alimentation. Cette approche nutritionnelle, validée par des professionnels de santé, vise à ralentir la perte de densité minérale osseuse, selon nos confrères de Top Santé.

Ce qu'il faut retenir

  • La fragilisation des os est souvent liée à la chute des hormones ou au manque d’activité physique.
  • Quatre catégories d’aliments sont recommandées pour renforcer la santé osseuse : produits laitiers, légumes verts, poissons gras et oléagineux.
  • Ces aliments apportent du calcium, de la vitamine D, des oméga-3 et des minéraux essentiels.
  • Une alimentation équilibrée doit s’accompagner d’une activité physique régulière pour optimiser les effets.

Le calcium, pilier de la solidité osseuse

Le premier nutriment à privilégier reste le calcium, indispensable à la formation et au maintien de la structure osseuse. Les produits laitiers — lait, yaourts, fromages — constituent une source majeure, facilement assimilable par l’organisme. Une portion quotidienne de 300 à 500 ml de lait couvre environ 30 % des besoins journaliers, d’après les recommandations de l’ANSES. Les laits végétaux enrichis en calcium offrent une alternative pour ceux qui évitent les produits animaux. — Mais attention, tous ne se valent pas en termes de biodisponibilité — précise l’experte citée par Top Santé.

Vitamine D et oméga-3 : des alliés contre la déminéralisation

Pour que le calcium soit correctement absorbé, la présence de vitamine D est cruciale. Elle se trouve naturellement dans les poissons gras — saumon, maquereau, sardines — mais aussi dans les œufs et certains champignons. Une consommation de deux portions de poisson gras par semaine couvre environ 50 % des besoins en vitamine D. Par ailleurs, les oméga-3, présents dans les noix, les amandes ou encore les graines de lin, contribuent à réduire l’inflammation, un facteur aggravant de la perte osseuse. — Ces acides gras essentiels agissent comme un bouclier pour les articulations et les os — explique la diététicienne interrogée.

Légumes verts et oléagineux : les compléments indispensables

Les légumes à feuilles vertes — épinards, blettes, brocolis — apportent non seulement du calcium, mais aussi de la vitamine K, reconnue pour son rôle dans la fixation du calcium sur les os. Une portion de 100 g de brocolis cuits couvre environ 10 % des apports journaliers recommandés en vitamine K. Côté oléagineux, les amandes et les noix de cajou regorgent de magnésium et de phosphore, deux minéraux clés pour la minéralisation. — Intégrer une poignée d’amandes par jour, soit environ 20 g, permet d’atteindre 10 % des besoins en magnésium — précise la spécialiste.

Et maintenant ?

Si ces recommandations nutritionnelles sont désormais bien documentées, leur adoption à grande échelle reste un défi. Les pouvoirs publics pourraient renforcer les campagnes de sensibilisation, notamment auprès des femmes de plus de 50 ans, population la plus exposée aux risques d’ostéoporose. Une prochaine étude, prévue pour 2027, devrait évaluer l’impact réel des régimes riches en calcium et vitamine D sur la prévention des fractures. En attendant, les experts s’accordent sur un point : l’alimentation doit s’accompagner d’une activité physique régulière, comme la marche ou le renforcement musculaire, pour maximiser ses effets.

Un changement de habitudes à anticiper

Les professionnels de santé insistent sur l’importance d’une approche préventive, bien avant que les signes de fragilité osseuse n’apparaissent. Dès 30 ans, la densité osseuse commence à diminuer, d’où l’intérêt de construire un capital osseux solide dès le plus jeune âge. — Il n’est jamais trop tard pour agir, mais plus on commence tôt, plus les bénéfices seront durables — souligne la diététicienne. Les régimes végétaliens ou sans lactose doivent être compensés par des alternatives riches en calcium, comme les eaux minérales à forte teneur ou les laits végétaux enrichis. — L’équilibre alimentaire reste la clé, sans exclusion systématique de groupes d’aliments — rappelle-t-elle.

Les autorités sanitaires conseillent environ 3 à 4 portions de produits laitiers par jour, soit l’équivalent de 300 à 500 ml de lait, 2 yaourts et une portion de fromage (30 g). Cette quantité couvre environ 70 % des besoins journaliers en calcium pour un adulte.