Les universités d'été de Reconquête, prévues début septembre 2026, s'annoncent comme un événement politique majeur à quelques mois de l'élection présidentielle. Selon BFM - Politique, la députée européenne Sarah Knafo, figure montante du parti, a dévoilé le 28 juillet sur X (ex-Twitter) la composition d'une table ronde qui promet de faire débat. Parmi les invités, le streameur Sardoche, connu pour ses positions polémiques, occupe une place centrale, aux côtés d'autres personnalités influentes comme Brivael Le Pogam, spécialiste de l'intelligence artificielle, et Fabrice Epelboin, expert des réseaux sociaux. Le thème retenu, « la liberté d'expression menacée à la veille de l'élection présidentielle », reflète une stratégie assumée par Reconquête pour marquer son opposition aux « lois liberticides ».

Cette initiative s'inscrit dans un contexte politique particulièrement dynamique pour Sarah Knafo. Avec un score de 10 % aux municipales de Paris en 2025, une campagne éclair qui a marqué les esprits, et la sortie prochaine d'un livre intitulé Le casse du siècle, publié chez Fayard — maison d'édition détenue par Vincent Bolloré, milliardaire proche des milieux conservateurs — la députée européenne multiplie les signes d'une ambition présidentielle pour 2027. Dans une vidéo promotionnelle diffusée sur X, elle évoque « le plus incroyable casse du siècle », désignant « ceux qui ont tout volé et tout détruit », en référence à François Hollande et Emmanuel Macron. Pourtant, interrogée sur sa relation avec Éric Zemmour, figure historique de Reconquête, Sarah Knafo a tenu à préciser sur RMC en juin : « Je n'ai pas besoin de faire pile ou face. Je souhaite que le patron de Reconquête soit bien le candidat du parti. »

Ce qu'il faut retenir

  • Sarah Knafo a annoncé le 28 juillet sur X la participation du streameur Sardoche aux universités d'été de Reconquête début septembre 2026.
  • La table ronde portera sur « la liberté d'expression menacée à la veille de l'élection présidentielle » et réunira aussi Brivael Le Pogam et Fabrice Epelboin.
  • Sardoche, de son vrai nom Andréas Honnet, est connu pour ses propos polémiques, notamment en janvier 2026 où il avait évoqué « la vermine LFiste » sur X.
  • Sa participation avait été annulée à la Zlan en 2026 après des propos jugés inacceptables, bien qu'il ait par la suite défendu l'idée de « pluralisme » dans le milieu du streaming.
  • Sarah Knafo, élue européenne et compagne d'Éric Zemmour, sort un livre intitulé Le casse du siècle aux éditions Fayard, où elle critique François Hollande et Emmanuel Macron.
  • Son score de 10 % aux municipales de Paris en 2025 et sa campagne éclair renforcent son positionnement pour une éventuelle candidature à la présidentielle de 2027.

Une table ronde centrée sur la liberté d'expression, mais des invités controversés

Le choix de Sardoche comme invité phare des universités d'été de Reconquête n'est pas anodin. Selon BFM - Politique, la députée européenne assume pleinement cette décision, expliquant vouloir donner la parole à des influenceurs « qui défendent la liberté d'expression et s'opposent aux lois liberticides ». Pourtant, le profil du streameur reste marqué par une série de polémiques. En janvier 2026, un tweet où il qualifiait de « vermine LFiste » les militants de gauche avait provoqué un tollé, entraînant l'annulation de sa participation à la Zlan, une compétition de jeux vidéo en ligne. Sardoche avait alors défendu son positionnement en déclarant vouloir « défendre un pluralisme » dans un milieu qu'il jugeait hostile à la droite : « On me traite de facho, alors que j'ai dit tout le mal que je pensais de Jordan Bardella. Mais à tellement vouloir apporter de la pluralité, est-ce que je n'ai pas porté atteinte à ceux qui voudraient porter un discours marqué à droite sur les plateformes de streaming ? Mon arrogance n'aide pas la cause », avait-il expliqué à BFM Tech.

Entre 2017 et 2019, Sardoche avait multiplié les provocations, publiant des propos sexistes ou insultants sur X, des messages aujourd'hui supprimés mais mis en lumière par le média Slate en 2020. En 2018, une relation entretenue avec une mineure de presque 16 ans alors qu'il avait 24 ans avait également alimenté les critiques. « C'était consenti et il n'y a pas eu de problèmes, mais on a sorti des messages décontextualisés », avait-il justifié auprès de BFM Tech en 2025. « On m'a donné une image de pervers alors que ce n'était pas le cas. Mais j'ai conscience que ça aurait pu, au contraire, mal se passer (pour elle, NDLR). J'ai toutefois considéré que j'avais fait une bêtise, mais je n'ai pas besoin de le crier sur tous les toits. »

Sarah Knafo assume l'invitation malgré les controverses

Face aux critiques, Sarah Knafo n'a pas souhaité s'exprimer sur les propos tenus par Sardoche ou sur sa relation passée avec une mineure. Contacté par BFM - Politique, le streameur n'a pas encore répondu aux sollicitations. Pourtant, la députée européenne semble déterminée à maintenir cette invitation, qu'elle présente comme un engagement en faveur de la liberté d'expression. Dans un communiqué, elle a réaffirmé sa volonté de rassembler des personnalités « en pointe dans leur opposition aux lois liberticides », sans préciser si elle avait évalué les risques liés à la participation de Sardoche.

Cette stratégie s'inscrit dans une logique plus large pour Reconquête, qui mise sur les réseaux sociaux et les influenceurs pour toucher un public jeune et connecté. Brivael Le Pogam, entrepreneur spécialisé dans la création d'avatars par intelligence artificielle, et Fabrice Epelboin, analyste des dynamiques des réseaux sociaux, complètent cette table ronde, reflétant l'importance accordée aux outils numériques dans la communication politique contemporaine. « C'est une table ronde avec des influenceurs qui défendent la liberté d'expression », a souligné Sarah Knafo, sans plus de détails.

Un contexte politique chargé pour Sarah Knafo

Les universités d'été de Reconquête arrivent à un moment charnière pour Sarah Knafo. La sortie de son livre Le casse du siècle, prévue pour la rentrée, est présentée comme un « ouvrage révolutionnaire » par Fayard, maison d'édition liée à Vincent Bolloré. Dans une vidéo promotionnelle, elle dénonce un système qu'elle accuse d'avoir « tout volé et tout détruit », citant nommément François Hollande et Emmanuel Macron. Cette rhétorique, combinée à son score de 10 % aux municipales de Paris, renforce les spéculations sur une éventuelle candidature à la présidentielle de 2027, même si elle a pris soin de préciser qu'elle ne souhaitait pas « faire pile ou face » entre Éric Zemmour et elle-même.

Pourtant, les signes d'une ambition personnelle s'accumulent. Une tournée des librairies est prévue en France pour promouvoir son ouvrage, et ses prises de parole sur les réseaux sociaux ou dans les médias restent fréquentes. Si Éric Zemmour, fondateur de Reconquête, n'a pas encore officiellement annoncé sa candidature, Sarah Knafo semble préparer le terrain pour une éventuelle candidature personnelle, ou du moins pour jouer un rôle central dans la stratégie du parti. « Je souhaite que le patron de Reconquête soit bien le candidat du parti », a-t-elle rappelé sur RMC, sans pour autant écarter une candidature alternative.

Et maintenant ?

Les universités d'été de Reconquête, prévues pour début septembre 2026, devraient attirer l'attention des médias et des observateurs politiques. D'ici là, Sarah Knafo pourrait préciser sa position sur une éventuelle candidature présidentielle, tandis que la polémique autour de la présence de Sardoche pourrait s'amplifier. La sortie de son livre et les réactions qu'il suscitera pourraient également influencer la stratégie du parti dans les mois à venir. Reste à voir si cette initiative permettra à Reconquête de confirmer son ancrage dans le paysage politique français, ou si elle alimentera davantage les débats sur les limites de la liberté d'expression dans le débat public.

La participation de Sardoche aux universités d'été de Reconquête illustre les tensions autour de la liberté d'expression, un thème que Sarah Knafo et son parti souhaitent placer au cœur de la campagne présidentielle. Entre prise de position assumée et controverses persistantes, cette initiative pourrait autant renforcer leur audience qu'attirer les critiques sur le choix de leurs alliés.

Selon Sarah Knafo, l'invitation s'inscrit dans une démarche de défense de la liberté d'expression. Elle présente Sardoche comme une personnalité « en pointe dans son opposition aux lois liberticides », malgré ses polémiques passées. Cette stratégie vise à toucher un public jeune et connecté, très présent sur les réseaux sociaux, où Reconquête cherche à étendre son influence.