Le collectif féministe NousToutes s’est exprimé ce jeudi 28 mai 2026 sur les récents scandales d’agressions sexuelles impliquant des établissements scolaires, alors que plusieurs affaires ont ébranlé la confiance dans le système éducatif français. Selon BFM - Faits Divers, une militante du mouvement a dénoncé l’existence d’une « omerta » persistante autour de ces violences, appelant à une prise de conscience urgente. Cette intervention survient dans un contexte marqué par des tensions croissantes entre associations féministes et personnalités publiques, notamment après la perturbation d’une pièce de théâtre de Patrick Bruel par des membres du collectif.

Ce qu'il faut retenir

  • Une militante du collectif NousToutes dénonce une « omerta » sur les agressions sexuelles dans les écoles, selon BFM - Faits Divers.
  • Patrick Bruel est au cœur d’une polémique après qu’une action de militantes féministes a perturbé une de ses pièces de théâtre.
  • L’affaire de la cagnotte détournée pour les familles des agents tués lors de l’évasion de Mohamed Amra rebondit, avec Jean Messiha accusé d’avoir empoché plus de 40 000 euros.
  • Le procès en appel de Nicolas Sarkozy dans l’affaire du financement libyen s’est poursuivi à Paris.

Des militantes féministes prennent la parole sur les violences scolaires

Alors que les révélations sur des agressions sexuelles dans des établissements scolaires se multiplient, le collectif NousToutes a une nouvelle fois pointé du doigt l’inaction des institutions. Dans un entretien rapporté par BFM - Faits Divers, une représentante du mouvement a souligné la nécessité de « cesser cette omerta » qui, selon elle, protège les agresseurs et décourage les victimes de parler. Cette déclaration s’inscrit dans un mouvement plus large de dénonciation des violences sexistes et sexuelles dans les lieux de formation, où les signalements restent souvent sans suite.

Les tensions entre associations féministes et personnalités publiques se sont cristallisées ces derniers jours, après qu’une action militante a interrompu une représentation théâtrale de Patrick Bruel. Les militantes ont justifié leur intervention par la volonté de « faire entendre la voix des victimes », dans un contexte où les scandales éducatifs défraient régulièrement la chronique.

L’affaire de la cagnotte détournée rebondit avec l’accusation de Jean Messiha

L’affaire judiciaire autour de la cagnotte destinée aux familles des agents tués lors de l’évasion de Mohamed Amra en 2023 prend une nouvelle tournure. Selon les éléments rapportés par BFM - Faits Divers, Jean Messiha est désormais accusé d’avoir détourné plus de 40 000 euros des fonds collectés. L’intéressé, qui nie les faits, devra répondre de ses actes devant la justice, comme l’a indiqué Me Matthieu Chirez, avocat de la veuve de Fabrice Moello, l’un des agents tués lors de cette évasion.

Dans une déclaration à la presse, Me Chirez a affirmé avoir « la certitude que Jean Messiha a menti », tout en soulignant que son client attendait des comptes. Cette affaire, qui avait déjà provoqué une onde de choc dans l’opinion publique, pourrait connaître un épilogue judiciaire dans les prochains mois. Par ailleurs, la défense de Jean Messiha a annoncé qu’elle ferait valoir ses arguments lors des prochaines audiences, prévues avant l’été 2026.

Le procès en appel de Nicolas Sarkozy dans l’affaire du financement libyen se poursuit

À Paris, le procès en appel de Nicolas Sarkozy, accusé d’avoir bénéficié de financements illégaux lors de sa campagne présidentielle de 2007, s’est poursuivi ce 28 mai 2026. La partie civile, représentée par les avocats des plaignants, a réaffirmé sa conviction quant à la « culpabilité » de l’ancien chef de l’État. BFM - Faits Divers indique que l’accusation s’appuie sur des témoignages et des documents présentés lors des audiences précédentes, tandis que la défense maintient sa ligne d’innocence.

Les débats, qui s’étalent sur plusieurs semaines, devraient aboutir à une décision de justice d’ici la fin de l’année 2026. Ce procès, qui a déjà marqué l’histoire judiciaire française par son ampleur, reste sous haute surveillance médiatique et politique.

Et maintenant ?

Plusieurs échéances judiciaires sont attendues dans les prochains mois. D’une part, le procès de Jean Messiha devrait s’ouvrir officiellement avant l’été, avec des répercussions potentielles sur sa carrière politique et médiatique. D’autre part, la décision dans l’affaire du financement libyen pourrait être rendue d’ici la fin 2026, avec des conséquences majeures pour Nicolas Sarkozy et ses soutiens.

Côté associations féministes, la mobilisation devrait se poursuivre, notamment sur la question des violences scolaires, où des mesures concrètes de prévention et de protection des victimes sont attendues par les familles et les militants.

Ces affaires, qui s’entremêlent entre questions de société et scandales judiciaires, rappellent l’importance d’une justice transparente et d’un débat public apaisé. Reste à voir comment les institutions, les personnalités politiques et la société civile sauront y répondre.

Les prochaines audiences dans l’affaire opposant Jean Messiha aux familles des agents tués lors de l’évasion de Mohamed Amra sont prévues avant l’été 2026. La défense de Messiha a annoncé qu’elle présenterait ses arguments lors de ces séances, tandis que le parquet devrait requérir des peines pouvant aller jusqu’à plusieurs années de prison en cas de condamnation.

Selon les militantes, leur intervention lors de la pièce de théâtre de Patrick Bruel visait à « dénoncer l’impunité des agresseurs » et à « soutenir les victimes de violences sexuelles ». Elles estiment que les institutions, y compris culturelles, doivent assumer leur rôle dans la lutte contre ces violences, en brisant les silences complaisants.