Le secrétaire d’État auprès du ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a apporté son soutien aux forces de l’ordre mercredi 26 août 2026, après la diffusion d’extraits vidéo montrant une altercation entre le député La France insoumise (LFI) Sébastien Delogu et des policiers en civil intervenant dans un immeuble marseillais où réside l’élu. Selon Franceinfo – Politique, cette affaire s’ajoute à une plainte déposée par les trois policiers impliqués contre le député des Bouches-du-Rhône.
Ce qu’il faut retenir
- Le député LFI Sébastien Delogu est visé par une plainte déposée par trois policiers après une altercation filmée à Marseille le 26 août 2026.
- Les forces de l’ordre intervenaient pour interpeller un individu suspecté de vol en flagrance, selon les déclarations de Laurent Nuñez.
- Une enquête en flagrance est ouverte par le parquet de Marseille pour établir les circonstances exactes de l’incident.
- Laurent Nuñez a critiqué La France insoumise, estimant que le parti « c’est toujours de la faute des autres ».
- Le secrétaire d’État a réaffirmé son soutien aux policiers, soulignant leur droit d’exercer leur mission « en toutes circonstances ».
Une intervention policière filmée et contestée
Les images diffusées montrent une confrontation entre Sébastien Delogu et des policiers en civil dans un immeuble du centre de Marseille. L’élu, présent sur les lieux lors de l’interpellation, aurait été filmé en train de s’interposer ou d’échanger vivement avec les agents. Selon le parquet de Marseille, contacté le 26 août, les trois policiers ont porté plainte contre le député pour les violences et outrages éventuellement subis lors de cet incident.
L’enquête, ouverte en flagrance, vise à établir la chronologie précise des faits et à déterminer les responsabilités de chacun. Une source judiciaire a précisé que la vidéo, bien que largement partagée, reste une « pièce d’enquête couverte par le secret », ce qui limite les commentaires publics en attendant les conclusions de l’enquête.
La réponse de Laurent Nuñez : soutien aux policiers et critique envers LFI
Sur la plateforme X, Laurent Nuñez a publié un message accusant La France insoumise de systématiquement rejeter la faute sur les autres. « Avec La France insoumise, c’est toujours de la faute des autres », a-t-il écrit, ajoutant que les policiers intervenaient « pour interpeller l’auteur d’un vol en flagrance ».
Il a également rappelé que l’enquête en cours permettrait de « déterminer les circonstances exactes dans lesquelles s’est déroulé ce qu’on voit dans des extraits de vidéo diffusés ». Le secrétaire d’État a conclu en réaffirmant son soutien aux forces de l’ordre : « J’apporte évidemment mon soutien aux forces de l’ordre qui doivent pouvoir exercer leur fonction partout et en toutes circonstances, et à tout le moins y être aidées par un élu de la République ».
« J’apporte évidemment mon soutien aux forces de l’ordre qui doivent pouvoir exercer leur fonction partout et en toutes circonstances, et à tout le moins y être aidées par un élu de la République. »
— Laurent Nuñez, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Intérieur
Un contexte politique déjà tendu autour des relations police-LFI
Cette affaire s’inscrit dans un climat déjà tendu entre les forces de l’ordre et La France insoumise, parti régulièrement critiqué pour ses positions sur la sécurité et ses liens supposés avec des mouvements militants. Sébastien Delogu, figure montante du groupe LFI à l’Assemblée nationale, avait déjà été au cœur de polémiques par le passé, notamment pour ses prises de position sur les violences policières.
Côté policier, les syndicats dénoncent depuis plusieurs mois une montée des tensions avec certains élus, qu’ils accusent de systématiquement contester leur légitimité. « On ne peut plus travailler dans ces conditions », avait déclaré en juin 2026 Éric Ciotti, président des Républicains, après une série d’incidents similaires. De son côté, LFI a toujours nié toute hostilité envers les forces de l’ordre, tout en exigeant des « enquêtes indépendantes » à chaque incident impliquant des policiers.
Pour l’heure, Sébastien Delogu n’a pas réagi publiquement à la plainte déposée contre lui, ni aux déclarations de Laurent Nuñez. Le député des Bouches-du-Rhône, élu en 2022, reste une figure centrale des débats sur la sécurité et la justice sociale au sein de son parti.
Une enquête en flagrance est en cours au parquet de Marseille. Les enquêteurs doivent établir la chronologie précise des faits et auditionner les témoins, dont les policiers impliqués et les résidents de l’immeuble où s’est déroulée l’intervention. Les conclusions pourraient être rendues d’ici quatre à six semaines, selon la complexité de l’affaire.