Selon Franceinfo – Faits divers, les animaux ont été les premières victimes des canicules successives et des incendies à répétition. Les refuges et les centres de sauvegarde de la faune sauvage tirent la sonnette d'alarme face à l’afflux d’oiseaux, d’écureuils, de renards… Dans les cours d’eau, des milliers de poissons se retrouvent également asphyxiés.
Près de 40 degrés dans l'air pendant de longues journées et beaucoup plus sous les toits où ils nichent. Parmi les oiseaux qui souffrent le plus cet été, ce sont les martinets. Sans eau, écrasés de chaleur, les jeunes tombent du nid. Les associations qui les recueillent sont débordées.
Ce qu'il faut retenir
- Les martinets sont parmi les oiseaux les plus touchés par la canicule.
- Les jeunes martinets tombent du nid en raison de la chaleur et du manque d'eau.
- Les associations de sauvegarde sont submergées par l'afflux d'animaux en détresse.
Dans un centre de soins dans l'Hérault, les oiseaux sont amenés par des personnes qui les ont trouvés le plus souvent sur les trottoirs des villes. « Les oisillons montent en température, ça monte à 50 degrés sous les tuiles. Les oisillons tombent du ciel », déplore Marie-Pierre Puech, hôpital de la faune sauvage « Goupil Connexion » à Laroque (Hérault).
Quatre fois par jour, une équipe de 10 personnes s'occupe de les nourrir à la main. C'est un travail fastidieux et une situation exceptionnelle cette année qui sature les capacités des centres. « Au début, on s'est dit, il n'y a que nous, mais tous les centres de soins ont fermé leurs entrées parce qu'on avait, avec la canicule, une entrée d'animaux anormale », constate Marie-Pierre Puech.
Conséquences sur la faune aquatique
Plus visible ailleurs en France en revanche, les conséquences de la sécheresse sur la faune aquatique, avec parfois des populations de poissons décimées. De plus en plus de cours d'eau se retrouvent à sec, comme en Normandie. « C'est à la fois terrifiant et stupéfiant. Ce n’est plus une rivière. Il n'y a plus aucune vie », constate Jean-Paul Doron de la Fédération de pêche de l’Orne.
Quand c’est possible, des pêches de sauvegarde sont organisées. Sur une rivière en Bretagne, ce sont des truites que des professionnels accompagnés de bénévoles tentent de sauver en les prélevant avant que le niveau de l'eau soit trop bas. Les poissons repêchés sont placés dans des bacs oxygénés. Ils seront relâchés dans une partie de la rivière plus favorable pour passer le reste de l'été.
La situation reste fragile, et il est essentiel de continuer à suivre l'évolution de la situation et de prendre des mesures pour protéger la faune sauvage.