La sécheresse qui frappe la France depuis plusieurs semaines a des conséquences dramatiques sur la production de légumes. Selon BFM Business, la marque Prince de Bretagne, qui regroupe plusieurs coopératives bretonnes de légumes frais, alerte sur une « crise légumière majeure » avec des pertes de rendement très importantes, susceptibles de s'aggraver dans les prochaines semaines si les conditions météorologiques restent défavorables.
Les premières estimations des producteurs et organisations de producteurs font état de pertes de rendement allant de 15 % à 100 % selon les cultures et les conditions d'irrigation, indique Prince de Bretagne. La Bretagne a particulièrement souffert des épisodes caniculaires successifs, tout comme les Pays-de-la-Loire et plus largement toute la façade ouest du pays. La vague de chaleur de juin a anéanti des hectares entiers. Des réserves destinées à l'irrigation ont été largement entamées, empêchant de nouvelles plantations.
Ce qu'il faut retenir
- Les pertes de rendement des légumes sont estimées entre 15 % et 100 % selon les cultures et les conditions d'irrigation.
- La Bretagne est particulièrement touchée par la sécheresse, avec des épisodes caniculaires successifs et des réserves d'irrigation entamées.
- Les cultures de petits pois, brocolis, artichaut, courgette, salades et poireaux sont les plus affectées, avec des pertes supérieures à 40 % pour les petits pois et environ 60 % pour le brocolis.
Conséquences pour les producteurs
La crise légumière majeure a des conséquences importantes pour les producteurs. Les pertes de rendement et les déclassements peuvent entraîner des arrêts de lignes et des risques de chômage technique. Les producteurs sont donc dans l'attente de mesures pour les aider à surmonter cette crise. Prince de Bretagne demande aux centrales d'achat des distributeurs d'assouplir les critères de sélection appliqués aux légumes et « d'accepter temporairement des produits présentant des défauts liés à la sécheresse ».
La marque en appelle également aux consommateurs pour qu'ils soutiennent la filière et achètent ces légumes « visuellement imparfaits ». Mais la plupart des demandes sont dirigées vers les pouvoirs publics : « accélérer les décisions sur le stockage hivernal, sécuriser les autorisations d'irrigation, soutenir les investissements hydriques indispensables à la survie des exploitations ».
Reactions des pouvoirs publics
Le gouvernement a annoncé mercredi un plan « global » avec des mesures d'urgence pour compenser les difficultés économiques, face au risque de faillite d'exploitations, et faciliter l'accès des agriculteurs à l'eau. Mais le ministère de l'Agriculture a prévenu qu'il faudrait attendre fin août pour estimer précisément les pertes et calibrer les aides.
La crise légumière majeure due à la sécheresse est un sujet qui continuera de faire l'actualité dans les prochaines semaines. Il est important de suivre de près les développements et les réactions des pouvoirs publics pour comprendre les conséquences de cette crise sur l'approvisionnement et les prix des légumes.