Selon Top Santé, certaines activités de loisirs jouent un rôle clé dans le maintien des fonctions cognitives après 70 ans. Ces pratiques, validées par des études scientifiques comme la cohorte PAQUID, stimulent la mémoire et l’attention tout en offrant du plaisir.
Ce qu'il faut retenir
- Sept loisirs ont été identifiés comme bénéfiques pour le cerveau après 70 ans, selon des études comme la cohorte PAQUID
- Ces activités combinent stimulation cognitive et plaisir, favorisant ainsi l’engagement à long terme
- La cohorte PAQUID, menée en France, suit des participants depuis plus de 30 ans pour évaluer l’impact du vieillissement sur la santé
- Les activités recommandées incluent des pratiques variées, allant de la lecture à l’apprentissage de nouvelles compétences
Des loisirs qui agissent comme un entraînement cérébral
On sait depuis longtemps que l’activité intellectuelle régulière ralentit le déclin cognitif lié à l’âge. Top Santé révèle que sept loisirs en particulier se distinguent par leur capacité à « entraîner » le cerveau tout en restant agréables. Ces pratiques, étudiées dans le cadre de la cohorte PAQUID, montrent qu’il est possible de préserver ses capacités mentales bien au-delà de 70 ans.
La cohorte PAQUID, lancée en 1988 en Gironde, suit plus de 3 700 personnes âgées de 65 ans et plus pour analyser les facteurs de risque de la maladie d’Alzheimer et d’autres troubles cognitifs. Ses résultats ont permis d’identifier des activités spécifiques bénéfiques pour le cerveau.
Des activités variées pour une stimulation globale
Parmi les sept loisirs recommandés, on trouve des pratiques aussi différentes que la lecture, les jeux de société, ou encore l’apprentissage d’un instrument de musique. « Ces activités sollicitent des zones cérébrales variées », explique le Dr Jean-François Dartigues, épidémiologiste et cofondateur de la cohorte PAQUID. « Elles améliorent la mémoire, l’attention, mais aussi la vitesse de traitement de l’information. »
D’autres loisirs, comme la pratique de la danse ou la participation à des clubs de discussion, sont également cités pour leur double avantage : ils stimulent le cerveau tout en favorisant les interactions sociales, un facteur clé dans le maintien de la santé cognitive. Autant dire que l’enjeu n’est pas seulement de garder son esprit vif, mais aussi de cultiver du lien.
Pourquoi ces loisirs fonctionnent-ils si bien ?
Les chercheurs de PAQUID soulignent que ces activités partagent un point commun : elles obligent le cerveau à s’adapter en permanence. Que ce soit pour mémoriser les règles d’un nouveau jeu ou pour suivre le rythme d’une partition musicale, ces défis cognitifs entretiennent la plasticité cérébrale. « Plus le cerveau est sollicité, plus il reste performant », précise le Dr Dartigues. « Et contrairement à une idée reçue, ces bénéfices sont observables même après 70 ans. »
Un autre atout de ces loisirs réside dans leur aspect ludique. Contrairement à des exercices de stimulation cognitive plus formels, comme les applications dédiées, ces activités sont perçues comme un plaisir plutôt qu’une corvée. Cette dimension motivationnelle est essentielle pour une pratique régulière sur le long terme.
Comment intégrer ces loisirs au quotidien ?
Pour ceux qui souhaitent adopter ces pratiques, les experts recommandent de commencer par des activités déjà ancrées dans leur routine. « Il ne s’agit pas de révolutionner son mode de vie du jour au lendemain », souligne le Dr Dartigues. « On peut commencer par ajouter une session de lecture quotidienne ou rejoindre un club de bridge. L’important est de choisir une activité qui plaît et de s’y tenir. »
Côté lecture, les ouvrages exigeant une attention soutenue, comme les romans policiers ou les essais complexes, sont particulièrement recommandés. Pour les jeux de société, les jeux de stratégie ou de mémoire sont à privilégier. Quant à l’apprentissage d’un instrument, les spécialistes conseillent de commencer par un instrument à cordes ou à vent, dont la pratique sollicite davantage le cerveau que des instruments comme le piano.
Enfin, les chercheurs rappellent que ces loisirs doivent être adaptés à chacun. « L’objectif n’est pas de devenir un virtuose ou un champion de sudoku, mais de maintenir un niveau d’activité intellectuelle suffisant pour préserver ses capacités cognitives », conclut le Dr Dartigues.
D’après les études menées dans le cadre de PAQUID, une pratique régulière de 10 à 15 heures par semaine, réparties en sessions de 30 à 60 minutes, est considérée comme optimale pour observer des bénéfices significatifs sur la mémoire et l’attention.