Le député européen Raphaël Glucksmann, figure du Parti socialiste, a exposé mardi 2 juin 2026 sa proposition de mettre en place un service civique obligatoire universel d’une durée de dix mois, destiné à l’ensemble des jeunes Français. Cette annonce, relayée par BFM Politique, s’inscrit dans une volonté affichée de renforcer la cohésion nationale et de répondre aux défis sociaux actuels.

Selon BFM Politique, Raphaël Glucksmann a justifié cette mesure par la nécessité de « créer un lien commun entre tous les jeunes » et de « renforcer leur engagement citoyen ». Le dispositif s’adresserait indistinctement à tous les jeunes, sans distinction de milieu social ou de parcours. Une proposition qui intervient dans un contexte politique marqué par des tensions entre les partis, notamment avec La France Insoumise (LFI).

Ce qu'il faut retenir

  • Un service civique obligatoire de 10 mois pour « tous les jeunes Français », selon la proposition de Raphaël Glucksmann.
  • Cette mesure vise à « créer un lien commun » et à « renforcer l’engagement citoyen », a-t-il précisé.
  • Le député européen, figure du PS, s’exprime dans un contexte de tensions politiques avec LFI.
  • Glucksmann a également évoqué d’autres sujets comme l’école privée, les violences post-victoire du PSG et la justice.

Un dispositif inspiré des valeurs républicaines

Dans son intervention, Raphaël Glucksmann a présenté ce service civique universel comme une réponse aux fractures sociales et territoriales qui traversent la société française. « Il faut redonner du sens au collectif », a-t-il déclaré, soulignant que ce dispositif pourrait inclure des missions variées : éducation, environnement, sécurité ou encore aide aux personnes âgées. BFM Politique rapporte que le député a insisté sur l’universalité du projet, afin d’éviter toute stigmatisation des jeunes issus de milieux défavorisés.

Cette proposition s’ajoute à d’autres mesures évoquées par Glucksmann, comme la régulation des écoles privées, qu’il accuse de « concurrence déloyale envers l’école publique ». Une thématique déjà abordée lors de précédents débats politiques, notamment sur l’équilibre entre enseignement public et privé.

Contexte politique tendu : Glucksmann face à LFI

Raphaël Glucksmann n’a pas manqué de rappeler la nécessité de contrer politiquement La France Insoumise (LFI) dans les urnes. « La dernière fois qu’il y a eu une confrontation avec LFI dans une élection nationale, nous les avons pliés et nous les plierons à nouveau », a-t-il affirmé avec assurance. Ses déclarations interviennent alors que les tensions entre le PS et LFI restent vives, notamment sur les questions économiques et sociales.

Sur le plan local, Glucksmann a également commenté les violences survenues après la victoire du PSG en finale de Ligue des champions, qualifiant l’événement de « problème réel ». Il a appelé à des sanctions ciblées contre les « casseurs », tout en insistant sur la responsabilité des familles dans la prévention de ces débordements.

Autres prises de position marquantes

Outre le service civique, Raphaël Glucksmann a abordé la question de l’immigration économique. Sébastien Chenu, vice-président du Rassemblement National (RN), a d’ailleurs répondu à cette affirmation en affirmant que « l’immigration économique existe assez peu en réalité ». Un échange qui illustre les divergences persistantes entre les partis sur les politiques migratoires.

Glucksmann a également critiqué les propos de Robert Ménard, maire divers droite de Béziers, après les violences post-PSG. Ce dernier avait dénoncé « les propos surréalistes » de Laurent Nuñez, préfet de police de Paris, concernant la gestion des débordements. Une polémique qui a alimenté les débats sur la sécurité et l’ordre public en France.

Et maintenant ?

La proposition de service civique universel de Raphaël Glucksmann devra désormais être précisée sur le plan législatif. Si elle est retenue, son adoption dépendra des majorités parlementaires et des arbitrages gouvernementaux. Le député européen a indiqué vouloir porter ce projet dans le cadre des débats sur la jeunesse et la cohésion nationale, mais aucune date précise n’a encore été avancée pour son examen. Reste à voir si cette initiative trouvera un écho au-delà des cercles politiques.

Cette proposition s’inscrit dans un contexte où les questions d’engagement citoyen et de service national reviennent régulièrement dans le débat public. Elle pourrait, si elle aboutit, marquer une étape significative dans la politique jeunesse du pays, à condition de trouver un équilibre entre contrainte et adhésion volontaire des jeunes concernés.