Un tribunal de district de Singapour a révélé, ce vendredi 26 juin, que l’étudiant français Didier Gaspard Owen Maximilien, âgé de 19 ans, devra indiquer le 13 juillet prochain s’il plaide coupable ou non coupable dans une affaire qui pourrait lui valoir une peine de prison. Selon BMF - International, le jeune homme est poursuivi pour avoir publié sur Instagram une vidéo dans laquelle il apparaît en train de lécher une paille avant de la remettre dans un distributeur automatique de boissons.
Ce qu'il faut retenir
- Le Français, étudiant à Singapour, est accusé d’avoir léché une paille et l’avoir remise dans un distributeur de jus d’orange en mars 2026.
- La vidéo, devenue virale, a suscité un scandale à Singapour, connue pour son intransigeance face aux incivilités.
- Il encourt jusqu’à trois mois de prison pour atteinte à l’ordre public et une amende.
- Un second chef d’accusation, pour dégradation de biens, lui vaut une peine maximale de deux ans de prison.
- Le distributeur concerné, exploité par la société iJooz, a dû remplacer 500 pailles après l’incident.
- Didier Gaspard Owen Maximilien est actuellement en liberté sous caution et dispose d’un visa étudiant.
Selon les éléments rapportés par BMF - International, l’étudiant français a été filmé en train de lécher une paille avant de la remettre dans un distributeur automatique de jus d’orange situé dans un lieu public. La vidéo, publiée sur Instagram, a rapidement circulé sur les réseaux sociaux, déclenchant une vive réaction dans la cité-État asiatique. Singapour est réputée pour sa rigueur envers les comportements jugés incivils, une politique qui s’applique même aux incidents mineurs mais filmés.
Lors de l’audience tenue ce vendredi 26 juin, l’avocat de l’étudiant a indiqué que son client, qui n’était pas présent physiquement devant le tribunal, se prononcerait sur son plaiderait le 13 juillet 2026. À cette date, il devra choisir entre reconnaître les faits (plaider coupable) ou les contester (plaider non coupable). En attendant, Didier Gaspard Owen Maximilien reste en liberté sous caution, une mesure exceptionnelle qui lui permet de poursuivre ses études.
Le jeune homme, titulaire d’un visa étudiant à Singapour, a bénéficié d’une autorisation temporaire pour quitter le territoire en avril dernier. Le tribunal avait alors validé sa demande de stage de trois semaines à Manille, une condition indispensable à l’obtention de son diplôme. Il est rentré à Singapour depuis, son statut d’étudiant restant inchangé malgré les poursuites en cours.
Outre l’accusation d’atteinte à l’ordre public, qui lui vaut une peine maximale de trois mois de prison et une amende, Didier Gaspard Owen Maximilien fait l’objet d’un second chef d’inculpation pour dégradation de biens. Selon la justice singapourienne, son geste a causé un préjudice matériel à la société iJooz, l’exploitante du distributeur. L’entreprise a dû remplacer 500 pailles contaminées par l’acte, entraînant un surcoût et une perturbation de service. Ce second chef d’accusation pourrait lui valoir jusqu’à deux ans de prison, une peine bien plus lourde que celle encourue pour la première infraction.
Cette affaire survient dans un contexte où Singapour applique une tolérance quasi nulle envers les comportements perçus comme irrespectueux ou nuisibles à la collectivité. La cité-État, souvent citée en exemple pour son efficacité administrative et sa propreté, mise sur des lois strictes pour maintenir un cadre de vie agréable. Les incivilités, même mineures, sont systématiquement sanctionnées, parfois avec une sévérité qui surprend les étrangers. La viralité des vidéos sur les réseaux sociaux a encore accentué cette tendance, poussant les autorités à durcir leur réponse face à ce type de comportements.
Interrogé par BMF - International, un porte-parole du ministère de la Justice singapourien a rappelé que « toute action susceptible de causer un préjudice à autrui ou à des biens publics est passible de poursuites ». Il a ajouté que la diffusion d’une vidéo mettant en scène un tel acte pouvait aggraver la situation, en raison de l’impact potentiel sur l’ordre public. La société iJooz, contactée par la presse locale, n’a pas souhaité s’exprimer publiquement sur l’incident, précisant simplement que « la réparation des dommages a été prise en charge » par l’assurance de l’étudiant.
Cette situation pose également la question de la proportionnalité des peines pour des actes considérés comme des incivilités à Singapour. Alors que le jeune homme encourt des mois de prison pour un geste jugé grave dans ce pays, certains observateurs s’interrogent sur la pertinence d’une réponse aussi sévère face à un acte isolé et sans victime directe. La décision à venir, le 13 juillet, pourrait donc avoir des répercussions bien au-delà du cas personnel de Didier Gaspard Owen Maximilien.