La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a dénoncé mardi les économies promises par Marine Le Pen sur le budget de l'État, alors que le syndicat veut faire de la protection des services publics une 'priorité centrale' de la campagne présidentielle à venir, selon BFM Business. Face aux chefs d'entreprises du Medef fin août, Marine Le Pen a promis un 'rétablissement' des finances publiques, avec 125 milliards d'euros d'économies.
Une promesse perçue par Sophie Binet comme 'un carnage pour les services publics', synonyme de 'privatisations massives'. 'Avec cette annonce, nous avons la confirmation qu'il n'y a pas pire ennemi pour les fonctionnaires que l'extrême droite', a affirmé la syndicaliste devant la presse, en marge d'un rassemblement devant le ministère de l'Économie pour présenter le 'plan d'urgence' de la CGT pour la fonction publique.
Ce qu'il faut retenir
- La CGT dénonce les économies promises par Marine Le Pen et craint un 'carnage pour les services publics'
- Marine Le Pen a promis un 'rétablissement' des finances publiques, avec 125 milliards d'euros d'économies
- La CGT veut faire de la protection des services publics une 'priorité centrale' de la campagne présidentielle à venir
Le contexte
Le syndicat a dévoilé '10 priorités' pour les services publics, parmi lesquelles notamment l'augmentation et l'indexation du point d'indice sur l'inflation, un plan pour l'hôpital public et des hausses d'impôts pour les plus riches. Des mesures qui ne sont pas 'toutes chiffrées', a précisé la secrétaire générale du syndicat.
'Quand tout brûle, personne ne demande (aux services publics, ndlr) d'être rentables, on leur demande d'être là, et ils sont là', a insisté Sophie Binet, déplorant la politique budgétaire du gouvernement, qui cherche à limiter le déficit public. 'Le budget n'est pas qu'une ligne dans un fichier Excel. C'est notre capacité à protéger la population. Donc il faut des centaines, et des milliards' de dépense publique supplémentaires, a affirmé Sophie Binet.
Les prochaines étapes
Dans ce contexte de rentrée, d'élaboration du budget et de précampagne présidentielle, une intersyndicale de la fonction publique, dont la CGT, a appelé à la grève le 29 septembre. 'Dans la campagne politique majeure qui s'ouvre, la CGT va faire des services publics une priorité centrale, notre pays a besoin de ses services publics', a martelé Sophie Binet, pour qui l'été 2026, marqué notamment par les multiples incendies, a 'montré le bilan calamiteux de dix années d'austérité dans les services publics'.
En conclusion, la dénonciation par la CGT des économies promises par Marine Le Pen et la crainte d'un 'carnage pour les services publics' soulèvent des questions importantes sur l'avenir de la fonction publique et la politique budgétaire du gouvernement. Il est essentiel de suivre de près les prochaines étapes et les réactions des différents acteurs politiques et syndicaux.