Dix ans après sa victoire à The Voice, Slimane se produit jusqu’au 5 juillet à la Salle Pleyel, à Paris, accompagné d’un orchestre symphonique. Ce retour sur scène, qui mêle ses titres phares à des reprises, intervient dans un contexte personnel et judiciaire complexe, comme le rapporte Franceinfo - Culture.
Ce qu'il faut retenir
- Un concert symphonique à la Salle Pleyel, à Paris, jusqu’au 5 juillet 2026, avec des arrangements orchestraux de ses titres.
- Un quatrième album, Il faut que tu saches, sorti en décembre 2025, marqué par des thèmes introspectifs et des références à ses difficultés judiciaires.
- Une condamnation à 10 000 euros d’amende en 2026 pour harcèlement, concernant un technicien de sa tournée de 2023.
- Une programmation mêlant ses succès comme À quoi je sers ?, Tempête ou Dis-moi que tu m’aimes, ainsi que des reprises comme Je te promets de Johnny Hallyday.
Un concert qui s’inscrit dans une période de remise en question
À l’occasion de ce spectacle, Slimane propose une interprétation orchestrale de ses titres, dont À quoi je sers ?, extrait de son album Il faut que tu saches. Un disque publié en décembre 2025, à une période où le chanteur était confronté à des difficultés judiciaires. En avril 2026, il a été condamné à 10 000 euros d’amende pour harcèlement moral envers un technicien ayant travaillé sur sa tournée de 2023. L’affaire avait été rendue publique en 2024, suscitant une vive attention médiatique et des débats sur les relations au sein des équipes artistiques.
Côté scène, l’album Il faut que tu saches se distingue par son ton introspectif. Les textes y évoquent des remords, des doutes, voire des pensées suicidaires, reflétant une période personnelle tourmentée. Cette dimension autobiographique a particulièrement retenu l’attention des fans et des médias people, dans une époque où la variété comme le rap puisent largement dans l’intime.
Une programmation éclectique et symbolique
La setlist de ce concert à la Salle Pleyel alterne entre ses propres compositions et des reprises choisies. Slimane y inclut des titres comme Tempête, Comme un oiseau ou Dis-moi que tu m’aimes, mais aussi des classiques comme Je te promets de Johnny Hallyday, Mon cœur te dit je t’aime de Frédéric François ou encore Femme, femme, femme de Serge Lama. Une sélection qui souligne son attachement à la romance et à la diversité musicale.
Parmi les morceaux joués, À fleur de toi (2016), Paname (2016) et Adieu (2016) rappellent ses débuts, tandis que Mon amour (2023) et Higher (2026, en duo avec Vanina) témoignent de son évolution récente. Une façon pour lui de proposer une lecture à la fois nostalgique et résolument tournée vers l’avenir.
Un contexte judiciaire qui interroge
La condamnation de Slimane pour harcèlement moral a été rendue publique en 2026, après une procédure judiciaire initiée à la suite d’un conflit avec un technicien de sa tournée de 2023. L’amende de 10 000 euros, prononcée en avril, marque l’aboutissement d’un dossier qui avait ému l’opinion publique et suscité des discussions sur les conditions de travail dans l’industrie musicale.
Pourtant, le chanteur a choisi de poursuivre sa carrière, transformant cette épreuve en matière artistique. Son album Il faut que tu saches et ce concert symphonique semblent ainsi devenir des exutoires, où la musique sert de vecteur pour exprimer ses questionnements et ses regrets. Une démarche qui divise : certains y voient une forme de sincérité, d’autres une récupération de l’émotion médiatique.
Par ailleurs, la fin de ce cycle de concerts à la Salle Pleyel pourrait marquer un tournant, notamment si Slimane choisit de s’orienter vers de nouveaux projets ou de s’éloigner temporairement des projecteurs. À suivre, donc, dans les prochains mois.
Parmi les morceaux joués, on retrouve À quoi je sers ?, Tempête, Comme un oiseau, Dis-moi que tu m’aimes, Je te promets de Johnny Hallyday, Mon cœur te dit je t’aime de Frédéric François, Femme, femme, femme de Serge Lama, ainsi que des titres de Slimane comme À fleur de toi, Paname, Adieu, Mon amour et Higher (en duo avec Vanina).