D'après Numerama, SpaceX s’apprête à réaliser une première mondiale lors du prochain vol d’essai de son lanceur Starship. Après analyse des données du vol 13, l’entreprise spatiale américaine prévoit de tenter une manœuvre inédite : récupérer l’étage supérieur de la fusée à l’aide des bras mécaniques de la tour Mechazilla. Une tentative qui, si elle aboutit, marquera un tournant majeur dans l’histoire des lanceurs réutilisables.

Ce qu'il faut retenir

  • SpaceX prévoit de récupérer l’étage supérieur du Starship avec les bras de la tour Mechazilla lors du prochain vol d’essai.
  • Cette manœuvre, inédite, était attendue depuis près de deux ans par la communauté spatiale.
  • Le vol 13 a permis de collecter les données nécessaires à cette tentative historique.
  • La tour Mechazilla, conçue pour manipuler le Starship, joue un rôle central dans cette opération.
  • La réussite de cette manœuvre pourrait accélérer le développement des lanceurs réutilisables.

Un objectif ambitieux pour le Starship

Le Starship, développé par SpaceX, est conçu pour être entièrement réutilisable, une caractéristique qui pourrait réduire drastiquement les coûts des missions spatiales. Selon les informations rapportées par Numerama, l’entreprise Elon Musk compte franchir une étape supplémentaire avec sa tour Mechazilla. Installée au centre spatial Starbase de Boca Chica, au Texas, cette structure est équipée de deux bras robotisés capables de saisir et de manipuler le Starship après son atterrissage. « Cette tentative est le fruit de près de deux ans de préparation et d’essais », a indiqué un porte-parole de SpaceX, soulignant l’importance de cette opération pour l’avenir du programme.

Un vol d’essai décisif après le vol 13

Le dernier vol d’essai du Starship, le vol 13, a permis de valider plusieurs aspects techniques, notamment la séparation des étages et la rentrée atmosphérique. Les données recueillies ont confirmé la faisabilité de la manœuvre de récupération, selon les ingénieurs de SpaceX. « Les résultats du vol 13 sont encourageants. Nous sommes désormais prêts à passer à l’étape suivante », a précisé un responsable de l’entreprise. Cette tentative s’inscrit dans une stratégie plus large visant à rendre le Starship opérationnel pour des missions habitées et cargo vers la Lune et Mars.

La tour Mechazilla, clé de voûte du dispositif

Construite spécialement pour le Starship, la tour Mechazilla est une innovation technologique majeure. Contrairement aux systèmes traditionnels de récupération, comme ceux utilisés par les fusées Falcon 9, elle permet une manipulation en douceur de l’étage supérieur, évitant ainsi les chocs qui pourraient endommager la structure. « La précision de ces bras mécaniques est cruciale. Une erreur de quelques centimètres pourrait compromettre toute la manœuvre », a expliqué un expert en aérospatiale. Leur mise en service lors de ce vol d’essai constituerait une avancée significative pour l’industrie spatiale.

Et maintenant ?

Si la tentative de récupération réussit, SpaceX pourrait accélérer le calendrier de ses prochaines missions, notamment celles prévues dans le cadre du programme Artemis de la NASA. Un échec, en revanche, entraînerait probablement une réévaluation des délais et des technologies utilisées. La date exacte de ce vol d’essai n’a pas encore été communiquée officiellement, mais les observateurs s’attendent à une annonce dans les prochaines semaines. Autant dire que les prochains jours seront déterminants pour l’avenir du Starship et, plus largement, pour l’exploration spatiale.

Cette opération, si elle aboutit, pourrait également influencer les concurrents de SpaceX, comme Blue Origin ou l’Agence spatiale européenne, qui développent leurs propres lanceurs réutilisables. Pour l’instant, l’attention reste focalisée sur Boca Chica, où se joue une partie des ambitions spatiales des années à venir.

La récupération de l’étage supérieur du Starship permettrait à SpaceX de franchir une étape clé vers un lanceur entièrement réutilisable. Aujourd’hui, seuls les premiers étages des fusées comme la Falcon 9 sont récupérés. La maîtrise de cette technologie réduirait considérablement les coûts des missions spatiales et accélérerait le rythme des vols, ouvrant la voie à des missions habitées vers la Lune et Mars.