Selon Le Monde, la firme Starlink, propriété du milliardaire américain Elon Musk, propose désormais ses services dans **26 des 54 États africains**. Une expansion qui marque un tournant dans la lutte contre la fracture numérique sur le continent, particulièrement dans les zones rurales et enclavées où l’accès à Internet reste limité.

Ce qu'il faut retenir

  • Starlink couvre désormais **26 pays africains** sur les 54 que compte le continent.
  • L’objectif affiché est de réduire la fracture numérique, notamment dans les zones rurales difficiles d’accès.
  • Plusieurs États initialement réticents ont finalement autorisé le déploiement des services.

Un déploiement stratégique en réponse aux besoins locaux

Starlink, filiale de SpaceX spécialisée dans l’Internet par satellite, a multiplié les partenariats ces dernières années pour étendre son réseau en Afrique. Selon Le Monde, cette avancée répond à une demande croissante des gouvernements africains, qui cherchent à connecter des populations souvent exclues des réseaux terrestres traditionnels. « L’Afrique représente un marché immense pour nous », a déclaré un porte-parole de Starlink sous couvert d’anonymat. « Les zones rurales, où les infrastructures sont coûteuses à déployer, sont une priorité absolue. »

Des pays initialement sceptiques désormais convaincus

Plusieurs États africains, comme l’Éthiopie ou le Nigeria, avaient d’abord émis des réserves face à l’arrivée de Starlink, craignant une dépendance technologique ou des coûts prohibitifs. Pourtant, devant les résultats obtenus dans d’autres régions, certains gouvernements ont fini par lever leurs restrictions. En Kenya, par exemple, le service est opérationnel depuis début 2025 et compte déjà des milliers d’abonnés, selon les données officielles.

« Le modèle de Starlink est adapté aux réalités africaines », a expliqué un expert en télécommunications basé à Nairobi. « Contrairement aux solutions classiques, il ne nécessite pas de lourds investissements en infrastructures au sol. » Une caractéristique qui séduit particulièrement les pays aux budgets limités.

Des défis persistants malgré l’essor de la technologie

Si Starlink offre une alternative prometteuse, son déploiement n’est pas exempt d’obstacles. Le coût des terminaux, bien que subventionné dans certains cas, reste un frein pour une partie de la population. Par ailleurs, la couverture dans certaines zones reculées dépend encore de la disponibilité des satellites en orbite, un paramètre technique difficile à maîtriser.

Selon un rapport publié en juin 2026 par l’Union internationale des télécommunications (UIT), seulement **42 % des Africains** avaient accès à Internet en 2025. Starlink pourrait contribuer à réduire cet écart, mais son impact dépendra aussi de la capacité des États à intégrer ces nouvelles technologies dans leurs politiques publiques.

Et maintenant ?

D’ici la fin de l’année 2026, Starlink prévoit d’étendre sa couverture à **10 pays africains supplémentaires**, selon des sources proches du dossier. Une annonce qui pourrait accélérer les négociations avec les États encore réticents, comme l’Angola ou le Mozambique. Reste à voir si les populations locales, souvent méfiantes face aux solutions étrangères, adopteront massivement ces nouveaux services.

Pour les observateurs, l’enjeu dépasse désormais la simple connectivité. Starlink pourrait, à terme, influencer les équilibres géopolitiques en Afrique, en offrant une alternative aux infrastructures contrôlées par des acteurs locaux ou des concurrents comme Huawei. Une question qui préoccupe déjà certains gouvernements.

Selon les données disponibles en juin 2026, le tarif mensuel varie entre **40 et 60 dollars** selon les pays, avec un coût initial pour le terminal satellite d’environ **500 à 700 dollars**. Certaines subventions publiques permettent de réduire ces montants pour les ménages modestes.