Selon RMC Sport, Stéphane Richard a officiellement pris ses nouvelles fonctions de président de l’Olympique de Marseille ce jeudi 7 juillet 2026, marquant ainsi le début d’un nouveau cycle pour le club phocéen. Annoncé dès avril 2026 par Frank McCourt, le propriétaire américain du club, Richard succède à Alban Juster, qui assurait l’intérim depuis le départ de Pablo Longoria en février dernier. « Il faut qu’on change de modèle », a immédiatement lancé le nouveau président lors d’une conférence de presse, soulignant la nécessité de réformer en profondeur la gestion financière du club tout en maintenant une ambition sportive intacte.
Ce qu'il faut retenir
- Stéphane Richard devient officiellement président de l’OM le 7 juillet 2026, succédant à Alban Juster après le départ de Pablo Longoria en février.
- Le club a enregistré des pertes financières records : 12,6 millions d’euros en 2022-2023, 39 millions en 2023-2024, et 105 millions en 2024-2025.
- La DNCG et l’UEFA ont sanctionné l’OM pour ses déséquilibres financiers : une amende de 10 millions d’euros et une exclusion des compétitions européennes en 2026-2027 en cas de non-rétablissement.
- Richard vise à réduire la masse salariale et à mettre fin au modèle de recrutements coûteux et éphémères, jugés inefficaces.
- Le nouveau président a nommé Grégory Lorenzi comme directeur sportif et choisi Bruno Genesio comme entraîneur, remplaçant Habib Beye.
Un héritage financier lourd à assumer
L’arrivée de Stéphane Richard à la tête de l’OM intervient dans un contexte économique particulièrement tendu pour le club marseillais. Sous la direction de Pablo Longoria, les dépenses ont explosé, passant de 12,6 millions d’euros de pertes en 2022-2023 à 39 millions l’année suivante, avant d’atteindre un déficit abyssal de 105 millions en 2024-2025. Ces chiffres ont attiré l’attention des instances régulatrices, la DNCG (Direction nationale du contrôle de gestion) et l’UEFA imposant des sanctions strictes pour encadrer la masse salariale et éviter un nouveau dérapage.
L’UEFA a notamment infligé une amende de 10 millions d’euros au club et menace de l’exclure de toutes les compétitions européennes lors de la saison 2026-2027 si les finances ne sont pas assainies d’ici là. Une échéance qui pèse lourdement sur les choix stratégiques du nouveau président. « On avait beaucoup d’échéances pas évidentes. Nous les avons passées et le paysage est un peu clarifié. On a désormais une feuille de route claire vis-à-vis des régulateurs », a expliqué Stéphane Richard lors de la présentation du contrat de « naming » du Stade Vélodrome, désormais rebaptisé « CEPAC Vélodrome ».
Un changement de modèle imposé par les résultats
Le constat est sans appel : le modèle économique adopté ces dernières saisons, fondé sur des recrutements onéreux et des contrats souvent limités à une saison, n’a pas tenu ses promesses. Ni sportivement, puisque l’OM n’a terminé qu’à la 5e place de Ligue 1 en 2025-2026, synonyme de non-qualification en Ligue des champions, ni financièrement, comme en témoignent les chiffres cités plus haut. Stéphane Richard a donc choisi de rompre avec cette logique en insistant sur la nécessité de « réinventer un OM en contrôle de ses finances, sans renoncer à l’ambition mais en composant un peu plus avec les réalités ».
Parmi les mesures phares annoncées, la réduction de la masse salariale figure en tête de liste. Plusieurs joueurs aux salaires élevés pourraient ainsi quitter le club dès l’été 2026, notamment Mason Greenwood, Pierre-Emile Højbjerg, Geoffrey Kondogbia ou encore Leonardo Balerdi. Une purge qui s’annonce douloureuse mais nécessaire aux yeux du nouveau président, pour qui « celui consistant à dépenser beaucoup pour ajouter des joueurs qui restaient pour une saison ou pas plus n’a pas conduit aux résultats sportifs attendus, et encore moins financiers ».
Un projet sportif repensé, avec Genesio à la manœuvre
Sur le plan sportif, Stéphane Richard a d’ores et déjà acté ses premières décisions. Après avoir nommé Grégory Lorenzi au poste de directeur sportif, il a officialisé l’arrivée de Bruno Genesio sur le banc olympien, remplaçant Habib Beye. « C’est un très grand professionnel et une personnalité totalement en phase avec ce que j’aimerais créer pour ce nouveau cycle, c’est-à-dire une culture de sérieux et de calme. Avec peut-être un peu plus de discrétion dans les médias », a-t-il souligné, évoquant une volonté de stabilité et de professionnalisme.
Bruno Genesio, dont l’intronisation a été officialisée le 6 juillet 2026, incarne cette recherche de rigueur. Ancien entraîneur de clubs comme le Stade de Reims ou le Stade Rennais, il est perçu comme un technicien capable de structurer un projet durable, loin des tumultes médiatiques qui ont souvent accompagné le club ces dernières années. « Il faut remettre ce club sur de bons rails », a insisté Stéphane Richard, qui mise sur une approche plus mesurée pour reconstruire une équipe compétitive.
Un pari risqué, mais nécessaire
Le défi qui attend Stéphane Richard et son équipe est de taille : concilier rigueur financière et ambition sportive. Les supporters marseillais, habitués à une culture de dépense et de résultats immédiats, pourraient être déstabilisés par ce virage à 180 degrés. Pourtant, les sanctions de la DNCG et de l’UEFA laissent peu de marge de manœuvre. « On doit réinventer un OM en contrôle de ses finances », a-t-il martelé, rappelant que « dépenser sans compter n’a jamais garanti la réussite ».
Pour l’heure, le nouveau président mise sur la transparence et la pédagogie pour convaincre. La présentation du nouveau naming du Stade Vélodrome, rebaptisé « CEPAC Vélodrome » après la signature d’un contrat de partenariat, s’inscrit dans cette logique de modernisation et de professionnalisation. Reste à savoir si cette cure d’austérité portera ses fruits, tant sur le plan comptable que sportif. Une chose est sûre : l’OM n’a plus les moyens de se payer le luxe des erreurs passées.
La saison 2026-2027 s’annonce donc comme un tournant. Entre équilibre budgétaire et quête de performances, Stéphane Richard et Bruno Genesio devront trouver le juste milieu pour éviter que le club ne sombre dans une crise encore plus profonde. Le pari est audacieux, mais il est désormais le seul possible.
L’UEFA a infligé une amende de 10 millions d’euros à l’OM et menace le club d’une exclusion de toutes les compétitions européennes lors de la saison 2026-2027 si ses finances ne sont pas assainies d’ici là. Ces sanctions font suite à des pertes financières records de 105 millions d’euros enregistrées lors de la saison 2024-2025.
Plusieurs joueurs aux salaires élevés sont évoqués pour un départ, notamment Mason Greenwood, Pierre-Emile Højbjerg, Geoffrey Kondogbia et Leonardo Balerdi. Leur départ serait motivé par la volonté de réduire la masse salariale du club.