Steven Spielberg, réalisateur de Jurassic Park et Indiana Jones, a un temps envisagé de réaliser l’adaptation cinématographique de la saga Harry Potter, avant de finalement renoncer à ce projet pour se consacrer à un autre film controversé de sa filmographie, Artificial Intelligence: A.I. Comme le rapporte Journal du Geek, cette décision a marqué l’histoire du cinéma en laissant passer l’une des licences les plus lucratives et populaires de la fin des années 1990 et du début des années 2000.
Ce qu'il faut retenir
- Steven Spielberg a été approché pour réaliser le premier Harry Potter, mais a décliné l’offre en 2000.
- Le réalisateur a préféré se concentrer sur Artificial Intelligence: A.I., sorti en 2001, un film plus expérimental et moins consensuel.
- Cette décision a ouvert la voie à d’autres réalisateurs pour la saga, dont Chris Columbus pour les deux premiers volets.
- La saga Harry Potter est devenue un phénomène mondial, générant plus de 7,7 milliards de dollars au box-office.
- Spielberg a justifié son choix par un intérêt limité pour les adaptations littéraires et une préférence pour des projets plus personnels.
Un projet qui aurait pu changer la donne
En 2000, l’annonce selon laquelle Steven Spielberg pourrait réaliser l’adaptation du premier Harry Potter avait suscité un engouement considérable. À l’époque, la licence littéraire créée par J.K. Rowling connaissait un succès fulgurant, avec plus de 100 millions d’exemplaires vendus dans le monde. Le studio Warner Bros., détenteur des droits, cherchait un réalisateur capable de capturer l’esprit magique de l’univers.
Spielberg, alors à la tête de la production de Jurassic Park et Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal, aurait pu apporter une dimension visuelle spectaculaire au film. Pourtant, malgré son expérience, il a finalement choisi de se tourner vers Artificial Intelligence: A.I., un projet plus intimiste et philosophique, co-produit avec Stanley Kubrick avant sa mort. A.I., sorti en 2001, a divisé la critique et le public, mais reste aujourd’hui considéré comme l’un de ses films les plus ambitieux.
Les raisons d’un renoncement
D’après Journal du Geek, Spielberg a expliqué son choix par un manque d’enthousiasme pour les adaptations littéraires. « Je ne voulais pas faire un film sur un enfant qui va à l’école et qui se bat contre un méchant, a-t-il déclaré. J’avais déjà fait ça avec E.T. et Les Goonies. Je cherchais quelque chose de plus mature, de plus adulte. » Il a également évoqué le fait que la saga Harry Potter lui semblait trop commerciale, une critique qu’il a nuancée plus tard en reconnaissant le potentiel du projet.
Cette décision a surpris de nombreux observateurs, d’autant que Spielberg était alors perçu comme le « roi du cinéma familial ». Pourtant, il a persisté dans son choix, préférant se lancer dans un film qui explorerait les thèmes de l’humanité artificielle et de la conscience, des sujets chers à son réalisateur fétiche, Stanley Kubrick.
Les conséquences d’un « non » historique
Le refus de Spielberg a ouvert la porte à d’autres réalisateurs. Warner Bros. s’est alors tourné vers Chris Columbus, connu pour ses comédies familiales comme Maman, j’ai raté l’avion, pour diriger Harry Potter à l’école des sorciers (2001) et Harry Potter et la Chambre des secrets (2002). Ce choix s’est révélé judicieux, le premier film devenant un succès critique et commercial, avec plus de 1 milliard de dollars de recettes mondiales.
La saga, composée de huit films au total, est devenue un phénomène culturel, générant des milliards de dollars en merchandising, jeux vidéo et produits dérivés. Aujourd’hui, Harry Potter reste l’une des licences les plus rentables de l’histoire du cinéma, avec un total de 7,7 milliards de dollars au box-office mondial. Sans Spielberg, le destin de la saga aurait pu prendre une tout autre tournure.
Quant aux fans, ils peuvent aujourd’hui imaginer ce qu’aurait pu être une version « Spielberg » de Harry Potter. Une chose est sûre : ce « non » historique a, malgré tout, contribué à façonner la légende de la saga.