Alors que la transition vers la mobilité électrique s’accélère en Europe, les constructeurs automobiles doivent convaincre une clientèle encore réticente. Volkswagen, l’un des géants du secteur, mise sur une approche pédagogique pour inciter ses clients à adopter les véhicules 100 % électriques. Selon Frandroid, un responsable du groupe allemand a récemment illustré cette stratégie par une comparaison pour le moins originale, mêlant automobiles et équidés.
Ce qu'il faut retenir
- Volkswagen privilégie une transition « naturelle » vers l’électrique plutôt qu’une interdiction brutale des motorisations thermiques.
- Un cadre du constructeur a comparé l’achat d’une voiture électrique à celui d’un cheval, soulignant la valeur perçue de l’investissement.
- Cette analogie vise à rassurer les consommateurs sur le coût et l’usage des véhicules électriques.
- Le groupe allemand mise sur l’évolution des mentalités plutôt que sur des mesures coercitives.
Une communication axée sur la pédagogie plutôt que sur l’interdiction
Face aux débats récurrents sur l’interdiction des voitures thermiques en Europe, certains constructeurs adoptent une posture plus nuancée. Chez Volkswagen, on évite délibérément d’évoquer des mesures radicales, préférant encourager les clients à franchir le pas de l’électrique par eux-mêmes. « Faut-il interdire les voitures thermiques ? » a lancé un responsable du constructeur lors d’une intervention relayée par Frandroid. Sa réponse est sans ambiguïté : non, car selon lui, il est plus efficace de rendre l’électrique « désirable » que de l’imposer par la contrainte.
Cette approche s’inscrit dans une stratégie globale visant à rassurer une partie de la clientèle encore attachée aux motorisations traditionnelles. Le constructeur mise sur la démonstration concrète des avantages des véhicules électriques, qu’ils soient environnementaux, économiques ou technologiques. L’enjeu est de taille : convaincre des millions d’automobilistes habitués à l’essence ou au diesel.
Le cheval, une métaphore pour expliquer la valeur de l’électrique
C’est lors de cette même intervention que le responsable de Volkswagen a utilisé une comparaison pour le moins inattendue. « On peut acheter un cheval aujourd’hui », a-t-il déclaré, avant d’ajouter : « Cela ne signifie pas que tout le monde doit abandonner sa voiture thermique demain, mais que l’électrique représente un investissement durable, tout comme un cheval peut l’être pour certains usages. » Autant dire que l’analogie vise à humaniser la transition technologique en la reliant à des réalités tangibles pour le consommateur.
Cette métaphore s’appuie sur l’idée que, tout comme un cheval, une voiture électrique peut être perçue comme un « membre de la famille » à long terme. Le constructeur cherche ainsi à contrer les préjugés selon lesquels les véhicules électriques seraient trop chers ou trop contraignants. L’objectif est clair : montrer que, malgré un coût initial plus élevé, l’électrique peut s’avérer rentable sur la durée, que ce soit en termes de maintenance, de consommation ou de revente.
Un discours qui s’adresse à une clientèle diverse
Cette stratégie de communication ne cible pas uniquement les urbains ou les early adopters. Volkswagen cherche à toucher des profils variés, des familles aux professionnels, en mettant en avant la polyvalence des véhicules électriques. Le responsable cité par Frandroid a d’ailleurs rappelé que les modèles récents, comme l’ID. Buzz ou l’ID.4, offrent des autonomies et des équipements compatibles avec la plupart des usages quotidiens.
Cette approche s’inscrit dans un contexte où les constructeurs européens doivent composer avec des réglementations de plus en plus strictes. En 2035, l’Union européenne interdira la vente de voitures neuves à moteur thermique, sauf exceptions. Volkswagen, comme ses concurrents, anticipe cette échéance en préparant une gamme entièrement électrique d’ici là. Pour autant, le groupe refuse de jouer la carte de la peur ou de la contrainte, préférant miser sur l’adhésion volontaire.
Pour l’heure, Volkswagen continue de peaufiner son offre, avec l’objectif affiché de devenir le leader européen de la mobilité électrique d’ici 2030. En attendant, le constructeur mise sur des discours comme celui rapporté par Frandroid pour préparer le terrain, un client à la fois.
Selon Frandroid, cette analogie vise à rendre l’électrique plus concret et désirable pour le grand public. En comparant une voiture électrique à un cheval, le constructeur cherche à souligner la valeur à long terme de l’investissement, tout en rassurant les clients sur son utilité au quotidien.