Les îles américaines du Pacifique, Guam et les Mariannes du Nord, se préparent à l'arrivée du super typhon Bavi, attendu dès la nuit prochaine sur les côtes, selon France 24. Avec des vents soufflant à plus de 280 km/h, soit l'équivalent d'un ouragan de catégorie 5, et des rafales pouvant dépasser 333 km/h, les autorités locales ont déclenché une alerte maximale.
Ce qu'il faut retenir
- Le super typhon Bavi devrait frapper Guam et les Mariannes du Nord dans la nuit de dimanche à lundi, selon France 24.
- Des vents à 280 km/h et des rafales jusqu'à 333 km/h sont enregistrés, classant Bavi en catégorie 5.
- Les îles comptent respectivement 170 000 habitants (Guam) et 40 000 habitants (Mariannes du Nord), en état d'alerte.
- Dès samedi, les premières pluies battantes et vents violents balayent la région, perturbant la circulation.
Dès samedi après-midi, les routes de Guam et des Mariannes du Nord se sont vidées de leurs véhicules, tandis que des pluies diluviennes et des rafales déjà intenses s'abattaient sur les deux territoires. La police locale a lancé des patrouilles dans les rues pour rappeler aux habitants de rester vigilants et de se mettre à l'abri. « Les conditions météo se dégradent rapidement, et il est crucial que chacun reste chez soi », a indiqué un porte-parole des forces de l'ordre, cité par France 24.
Les prévisions météorologiques confirment que le typhon devrait toucher terre aux premières heures de lundi, avec des précipitations estimées à plus de 300 mm en moins de 24 heures dans certaines zones. Les autorités ont prévenu que les inondations et les glissements de terrain pourraient devenir inévitables, surtout dans les secteurs les moins élevés. « Les infrastructures risquent d'être gravement endommagées, et des coupures d'électricité sont à prévoir sur de larges zones », a précisé un responsable local sous couvert d'anonymat.
Des mesures d'urgence activées en urgence
Face à l'imminence de la catastrophe, les gouverneurs des deux territoires ont ordonné l'évacuation des zones côtières et des habitations précaires. Les centres d'accueil, souvent utilisés lors des précédents cyclones, ont été réquisitionnés pour accueillir les populations les plus vulnérables. « Nous avons ouvert cinq abris supplémentaires depuis hier, capables d'accueillir jusqu'à 10 000 personnes », a déclaré le gouverneur de Guam, cité par France 24. Les écoles et les administrations publiques ont été fermées dès samedi, et les vols commerciaux ont été annulés jusqu'à nouvel ordre.
Les autorités sanitaires ont également tiré la sonnette d'alarme concernant les risques de contamination après un typhon. Les réserves d'eau potable et les stocks de médicaments ont été renforcés dans les hôpitaux et les pharmacies. « Les infrastructures médicales doivent rester opérationnelles pour faire face à d'éventuelles urgences », a souligné un responsable du département de la Santé des Mariannes du Nord. Les habitants ont été invités à constituer des réserves d'eau, de nourriture et de piles pour plusieurs jours.
Un phénomène météorologique d'une intensité rare
Le super typhon Bavi s'est formé il y a quatre jours au large des côtes philippines, avant de prendre une trajectoire nord-ouest en direction de Guam. « C'est l'un des cyclones les plus puissants enregistrés dans le Pacifique ces cinq dernières années », a expliqué un météorologue de l'Agence américaine d'observation océanique et atmosphérique (NOAA). Les images satellites montrent un œil du typhon parfaitement défini, entouré de bandes nuageuses organisées, signe d'une intensité exceptionnelle.
Les îles du Pacifique, régulièrement frappées par des phénomènes de cette ampleur, subissent de plein fouet les effets du changement climatique. « La fréquence et l'intensité des cyclones dans cette région ont augmenté ces dernières décennies », a rappelé le météorologue. Les experts soulignent que la hausse des températures océaniques, liée au réchauffement global, favorise le développement de cyclones plus violents.
Une fois le typhon passé, les opérations de secours et de reconstruction devraient s'organiser rapidement, comme ce fut le cas après le typhon Yutu en 2018, qui avait causé des dégâts estimés à plus d'un milliard de dollars. Pour l'heure, l'heure est à la prudence. Autant dire que les prochaines 48 heures seront déterminantes pour les îles de Guam et des Mariannes du Nord.
Les zones côtières de Guam et des Mariannes du Nord, en particulier les régions basses et les îles périphériques, sont les plus exposées aux inondations et aux vents violents. Les autorités ont identifié les secteurs de Tumon Bay (Guam) et de Saipan (Mariannes du Nord) comme prioritaires pour les évacuations.