Face à l’afflux croissant de visiteurs, certaines destinations de l’Ouest de la France voient leur capacité d’accueil mise à rude épreuve. Une situation qui a inspiré Jérôme Devouge, fondateur de la start-up Ville de rêve, à concevoir une carte interactive baptisée SurTouriscore. Cet outil classe les villes de A à E, selon leur niveau de surtourisme, offrant ainsi une vision claire des zones les plus exposées. L’initiative, révélée par Ouest France, s’inscrit dans un contexte où des sites comme les îles bretonnes, la Côte fleurie ou encore la Vendée subissent une pression touristique accrue.
Ce qu'il faut retenir
- Le SurTouriscore, une carte interactive créée par la start-up Ville de rêve, classe les villes de A à E en fonction de leur niveau de surtourisme.
- Les zones en rouge et en bas de l’alphabet indiquent une capacité d’accueil particulièrement tendue.
- Des destinations comme les îles bretonnes, la Côte fleurie ou la Vendée sont particulièrement concernées.
L’idée de Jérôme Devouge s’appuie sur un constat simple : les outils de mesure traditionnels, comme le Nutri-Score pour l’alimentation, n’existent pas encore pour évaluer l’impact du tourisme sur les territoires. « On manque cruellement d’indicateurs pour mesurer l’empreinte touristique », a expliqué le fondateur de Ville de rêve à Ouest France. Avec le SurTouriscore, il propose une solution pour aider les collectivités et les visiteurs à prendre conscience des limites des destinations les plus sollicitées. « Cet outil permet de visualiser en un clin d’œil les zones où la pression est la plus forte, autant dire que c’est un premier pas vers une gestion plus durable du tourisme », a-t-il précisé.
Selon Ouest France, cette carte interactive pourrait s’avérer particulièrement utile en cette période estivale, où les sites les plus prisés voient affluer des milliers de touristes chaque jour. Les îles bretonnes, comme Belle-Île-en-Mer ou l’archipel des Glénan, sont régulièrement citées parmi les zones les plus touchées. « Ces territoires, souvent accessibles uniquement par bateau, subissent une pression importante sur leurs infrastructures et leurs écosystèmes », a souligné un responsable touristique local cité par le quotidien. La Côte fleurie, avec des villes comme Deauville ou Cabourg, ainsi que la Vendée, notamment l’île de Noirmoutier ou les Sables-d’Olonne, figurent également parmi les destinations les plus exposées.
Le SurTouriscore ne se contente pas de signaler les zones à risque. Il offre aussi une analyse détaillée des causes de cette surfréquentation. « On prend en compte plusieurs critères, comme la densité de population, la capacité hôtelière, les transports ou encore l’état des sites naturels », a indiqué Jérôme Devouge. L’outil pourrait, à terme, permettre aux autorités locales d’ajuster leurs politiques touristiques, en encourageant par exemple une répartition plus équilibrée des visiteurs ou en limitant l’accès à certains sites pendant les pics de fréquentation.
En attendant, les destinations concernées devraient continuer à subir une pression importante pendant la haute saison. « Il est encore trop tôt pour mesurer l’impact réel de cette carte, mais elle pourrait contribuer à sensibiliser les touristes et à inciter les pouvoirs publics à agir », a conclu Ouest France.
Le SurTouriscore classe les villes de A à E en fonction de leur niveau de surtourisme. Les critères incluent la densité de population, la capacité hôtelière, les transports et l’état des sites naturels. Plus une ville est en bas de l’alphabet et colorée en rouge, plus sa capacité d’accueil est tendue.