D’après Numerama, Square Enix et la Team Asano, déjà à l’origine des séries Octopath Traveler, Bravely Default et Triangle Strategy, livrent un nouveau titre en HD-2D inspiré des Zelda en 2D. The Adventures of Elliot: The Millennium Tales se présente comme un hommage assumé aux action-RPG, mêlant esthétique nostalgique et mécaniques modernes.
Ce qu'il faut retenir
- Un style HD-2D poussé à son paroxysme, avec des effets de lumière et des angles de caméra dynamiques, notamment dans les cinématiques.
- Une carte riche mais répétitive, déclinée en plusieurs versions temporelles peu distinctes, malgré des décors variés et soignés.
- Un système de combat en temps réel, abandonnant le tour par tour pour un gameplay plus dynamique, avec des armes et pouvoirs variés.
- Une histoire conventionnelle mais bien rythmée, ponctuée de scènes de dialogue et de portraits illustrés, bien que parfois convenue.
- Un monde ouvert dense en activités, mais qui peut rapidement sembler redondant faute de variations suffisantes entre les zones.
Un hommage visuel aux RPG HD-2D
Selon Numerama, The Adventures of Elliot: The Millennium Tales s’inscrit dans la lignée des jeux en HD-2D, un style graphique déposé par Square Enix en 2018 avec Octopath Traveler. Cette esthétique, qui combine des sprites en 2D et des environnements en 3D, reste immédiatement identifiable. Le titre pousse même cette formule plus loin en intégrant des angles de caméra plus libres et des effets de profondeur de champ accentués. Les cinématiques en bénéficient particulièrement, avec des mouvements de caméra subtils qui dynamisent les scènes, un luxe rarement observé dans ce type de production.
Les décors, quant à eux, sont d’une grande richesse. Déserts arides, forêts luxuriantes, plaines enneigées, volcans ou encore grottes marines : chaque biome est traité avec soin, offrant une diversité visuelle appréciable. La carte principale, bien que réduite en taille, se décline en plusieurs versions temporelles, chacune avec ses particularités. Un choix original, autant qu’un défi pour les développeurs, qui a aussi pour conséquence de rendre le monde moins varié qu’il n’y paraît à première vue.
Une quête à travers le temps et un bestiaire varié
L’intrigue suit Elliot, un aventurier accompagné de Faie, une fée aux répliques enfantines qui peut être rendue moins bavarde via une option. Ensemble, ils voyagent à travers différentes époques pour briser la malédiction pesant sur la princesse Heuria, en franchissant la Porte du Temps. Le récit, structuré en plusieurs zones et temporalités, repose sur une formule classique de JRPG, avec des dialogues illustrés et une dramaturgie renforcée par des portraits des personnages.
Côté gameplay, Square Enix opte pour un système de combat en temps réel, loin des combats au tour par tour habituels des précédents titres de la Team Asano. Le joueur dispose d’un arsenal varié, allant de l’épée au grappin, et peut alterner entre différentes armes pour adapter sa stratégie. Les affrontements sont nerveux, avec des impacts bien ressentis et une palette de pouvoirs pour Faie, incluant téléportation et déplacements accélérés. Le tout est complété par un système de téléportation efficace, une reconnaissance implicite des limites du monde ouvert.
Un monde ouvert dense, mais parfois répétitif
Le jeu propose un univers riche en activités : quêtes principales et secondaires, collectibles, grottes à explorer et chats par centaines. Pourtant, la répétition des environnements, qu’ils soient liés aux différentes époques ou aux zones cachées, finit par lasser. Les quelques sections secrètes accessibles via des capacités spécifiques apportent un peu de variété, mais ne suffisent pas à masquer la redondance globale. Le récit, bien que ponctué de scènes de dialogue, peine à maintenir un rythme soutenu, malgré une galerie de personnages attachants.
Autre point d’attention : le système d’amélioration des armes. Via la collecte de Magicithes, le joueur peut créer des gemmes pour booster les statistiques de son armement. Problème : la quantité de gemmes inutiles devient rapidement ingérable, reléguant cette mécanique au second plan. Cela n’empêche pas de prendre plaisir à jongler entre les armes en combat, mais l’ergonomie laisse à désirer.
Des énigmes accessibles et un final satisfaisant
Les énigmes proposées sont simples et ne demandent pas de réflexion poussée. Elles servent surtout à rythmer l’exploration, sans jamais constituer un défi majeur. Le jeu mise davantage sur l’immersion visuelle et l’action que sur la complexité des casse-têtes. En contrepartie, le récit se termine sur une note positive, avec un dénouement qui clôt l’aventure de manière satisfaisante, malgré une histoire parfois convenue.
Le personnage de Faie, bien que fatigant par son verbiage, apporte une touche d’originalité et de légèreté. Son ton enfantin, bien que difficile à supporter sur la durée, peut être atténué via les options du jeu. Quant aux combats, ils restent l’un des points forts du titre, avec un système dynamique et des effets visuels percutants.
Disponible depuis le 17 juin 2026, le titre est compatible avec les plateformes modernes, dont la PlayStation 5 et les PC récents. Les joueurs intéressés pourront ainsi se faire une idée précise de ses qualités et de ses limites, dans l’attente de potentielles mises à jour ou contenus additionnels.
Le style HD-2D, développé par Square Enix, combine des sprites en pixel art (2D) avec des environnements entièrement modélisés en 3D. Cela permet d’obtenir des graphismes plus détaillés et des effets de profondeur, tout en conservant l’esthétique rétro des jeux en 2D. Cette technique a été popularisée par Octopath Traveler en 2018 et est aujourd’hui utilisée dans plusieurs titres du studio, dont The Adventures of Elliot: The Millennium Tales.
Oui. Selon Numerama, The Adventures of Elliot: The Millennium Tales intègre un mode de difficulté élevé qui rend les combats plus exigeants et incite à optimiser son armement. Cela peut être utile pour les joueurs souhaitant maximiser leurs performances et éviter de se retrouver submergés par la redondance des combats.